<![CDATA[Sylvasphere]]> http://www.sylvasphere.com/ Forestier passionné, j'aime exprimer mon point de vue sur cette filière passionnante qu'est la filière forestière. Exploitation, sylviculture, vulgarisation, vous trouverez sur ce blog des thèmes à la fois très vastes mais aussi très pointus. fr over-blog.com RSS 2.0 Generator <![CDATA[Dantotsu Products]]> http://www.sylvasphere.com/article-19426931.html J'ai évoqué dans mon dernier article la présentation des nouveaux modèles de la marque Valmet. Pour faire très simple, les évolutions portaient sur l'amélioration des cabines, le montage sur certains modèles d'un nouveau boggie aux propriétés miracles pour le franchissement, ainsi que la mise en place d'un nouveau logiciel de travail plus complet.

Lors de la conférence de présentation, les chefs de projets de la marque Valmet, maintenant filiale de l'enseigne Komatsu, elle même marque japonaise de matériel lourd (mines, TP, ...), nous ont présentés ces nouveautés comme des améliorations avant-gardistes par rapport aux autres marques importantes (Ponsse, John Deere, Rotne). Ils appellent ça "The Dantotsu Products", les produits Dantotsu. Selon eux, cette expression signifie que leurs produits ont une avance de plusieurs années grâce à leurs évolutions sur leurs concurrents. Autrement dit, les cabines, le boggie, et l'informatique, apportent des concepts que les autres marques ne peuvent pas obtenir avant plusieurs années.

Travaillant dans le bois, il me vient une question évidente: Argument commercial ou réalité ?

Les améliorations sont-elles réellement innovantes?
Les cabines ergonomiques et spacieuses : En réalité, leurs anciennes cabines très étriquées ont rejoint le standing d'une autre marque, Ponsse. En effet, cette dernière est quand même la référence en matière de conception d'habitacles spacieux et confortables. Donc de ce côté, pas de grande avancée pour la filière.

L'informatique remodelé : Il se veut visiblement plus simple et complet. Encore une fois, je pense que Valmet avait un train de retard sur d'autres enseignes, comme John Deere ou Ponsse. Toutes deux ont déjà des progiciels super ergonomiques, maniables, et personnalisables. Là encore, Valmet ne fait que rattraper son retard.

Le nouveau "boggie comfort" : Selon les ingénieurs, ce serait un concept se rapprochant du système anti-cabrage de chez Timberjack (maintenant John Deere). Le montage ne serait pas le même, mais les résultats sont identiques. Là, je dirais que nous sommes à la fois dans un retard rattrapé et à la fois dans une avance évidente vis à vis de certains comme Ponsse. Valmet est le seconde marque à mettre en place un tel procédé.

En gros, voilà les trois changements de la marque. Trois changement importants pour leurs propres machines, mais qui ne méritent pas d'être considérés comme des avancées technologiques sans précédents. Selon moi, voici ce que signifierait le concept "Dantotsu Products":
  - Un énorme argument de vente mettant en avant des évolutions marquantes pour la marque. Ces évolutions ayant pour objectif de montrer aux fidèles de chez Valmet que eux aussi sont capables de répondre à la demande du terrain.

  - Plutôt que de parler d'avance en termes de technologie, on pourrait dire que Valmet s'est aligné sur les autres constructeurs. Les concepteurs, conscients de certains points de retard, ont souhaité communiquer à tout va sur des mises à niveau qui devenaient urgentissimes.

Vous pouvez retrouver le dossier sur les nouveautés Valmet dans Le Bois International datant des samedis 3 et 10 mai 2008. Retrouvez le aussi sur le site du journal.


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Fri, 09 May 2008 19:06:00 +0200 http://www.sylvasphere.com/article-19426931.html
<![CDATA[Presse professionnelle : Nouveau point de vue]]> http://www.sylvasphere.com/article-19371345.html
Rappelez-vous, le 23 septembre 2007, j'avais publié un article sur la presse professionnelle, concernant le Journal de la Mécanisation Forestière.

Pour ceux qui ne s'en souviennent pas et qui n'ont pas le courage de le relire, voici, dans les grandes lignes, de quoi il en retournait : J'avais estimé, à ce moment là, que Stéphane Augris, directeur et rédacteur du journal, avait publié un article sur les machines Ponsse qui ne collait pas à ma réalité. Point de vue tout à fait personnel, mais qui peut être justifié quand on sait que je conduis moi même une machine Ponsse. J'avais alors regretté que ce journal, seul sur le créneau de la récolte mécanisée en France, n'essaie pas de faire référence pour éventuellement faire avancer les choses.


Et aujourd'hui, qu'en est-il ?

Figurez-vous que j'ai eu l'occasion d'en parler directement avec Stéphane Augris. Nous étions ensemble à une présentation en Suède de nouveaux modèles de la marque Valmet (lui pour le JMF et moi pour Le Bois International). Stéphane Augris m'a alors demandé de réaliser mon travail lors de ce voyage, et de réfléchir ensuite à ce que j'avais écris à l'époque suite au déroulement de la journée chez le constructeur.

Alors en réalité, j'ai été très surpris par le déroulement de ce type de manifestation. Les présentations de modèles sont chronométrées à la seconde près. De fait, il est assez difficile de prendre le temps de "fouiner" autour des engins, chercher les petits détails qui feront la différence, prendre le temps d'examiner tout sous toutes les coutures. Dans le même esprit, il est très compliqué de se faire un réel avis des engins lorsque les séances de démonstration sont très courtes (un peu moins d'une demi-heure). Pas d'essai possible, ce qui n'arrange pas les choses.

Ces journées n'en sont pas moins passionnantes. Mais comment en tirer des informations exploitables de manière à réaliser des articles réellement critiques (au bon sens du terme) ? Il ne suffit pas de faire le tri dans le discours très commercial des ingénieurs de la marque, qui sont avant tout là pour mettre en avant leurs nouveaux bijoux. Là, je pense que l'expérience du terrain, aussi courte soit-elle, peut faire la différence, notamment pour voir si les nouveautés sont réellement des avancées ou non.

Tout ceci pour en arriver à la conclusion suivante : il est très difficile de faire un article vraiment digne d'un banc d'essai dans les cas de présentations d'engins. On ne peut que se retrancher dans des exercices de présentations plus ou moins réussis, bien que le peu d'observations personnelles récoltées doivent être utilisées. Alors j'avoue, Stéphane, que ces journées ne suffisent pas pour faire un travail de fond sur l'étude des machines dernière génération. Il ne reste plus qu'à attendre que ces nouvelles Valmet soient commercialisées pour avoir la chance de réaliser quelques essais !

Pour info, sachez que la présentation des nouveaux modèles Valmet devrait sortir dans les jours qui viennent dans Le Bois International, et bien sûr, rédigée par mes soins.


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Wed, 07 May 2008 17:58:00 +0200 http://www.sylvasphere.com/article-19371345.html
<![CDATA[Comme un vent de renouveau sur Sylvasphere]]> http://www.sylvasphere.com/article-19346063.html C'est le printemps, et pour cette occasion, Sylvasphere souhaite renaître. Pendant un certain temps, le blog est resté inactif. Le temps pour moi de réorganiser mon emploi du temps en fonction de certains changements de vie, mais aussi le temps de prendre les bonnes décisions quant à l'avenir du blog : thèmes traités, méthodes, ...

Aujourd'hui, Sylvasphere renaît, avec une volonté d'être toujours plus engagé, plus pointu, plus tourné vers l'aspect professionnel de la filière. Le blog sera sans doute un peu moins tourné vers la vulgarisation : je me suis aperçu que mon public a évolué avec le temps vers un lectorat plus pointu dans ses recherches. Pour autant, lorsque l'occasion se présentera, j'essaierai toujours de vous faire découvrir quelques petites trouvailles d'ici ou là avec la même passion pour le bois et son milieu.

Espérons que "Sylvasphere.2" vous plaira tout autant que la première version !
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Tue, 06 May 2008 21:03:00 +0200 http://www.sylvasphere.com/article-19346063.html
<![CDATA[Gilles Chaignat recrute]]> http://www.sylvasphere.com/article-17812039.html
L'entreprise de travaux forestiers Gilles Chaignat située dans le Jura Suisse recrute deux salariés pour un poste sur machine d'abattage ( John Deere 1270D) et un poste de débardeur sur porteur ( Timberjack 1110, Valmet 860.3, John Deere 1410).

M. Chaignat recherche des personnes jeunes et motivées, avec de l'expérience si possible. L'embauche se fera avec un Contrat à Durée Indéterminée accompagné d'un salaire motivant !

Je vous invite à aller visiter le site de l'entreprise. Après l'avoir visité, je peux vous donner mes premières impressions : il s'agit d'une entreprise moderne, très bien organisée, équipée avec du matériel récent et très bien entretenu.

Vous pouvez aussi contacter directement par mail Gilles Chaignat à l'adresse suivante : gilles.chaignat@bluewin.ch]]>
Mon, 17 Mar 2008 21:03:00 +0100 http://www.sylvasphere.com/article-17812039.html
<![CDATA[Aller toujours plus vite]]> http://www.sylvasphere.com/article-17335712.html J'ai eu l'occasion courant février de faire un chantier classique en apparence, mais finalement avec un objectif assez particulier. Le travail consistait à réaliser une troisième éclaircie dans une parcelle divisée en deux parties : l'une plantée en Douglas, et l'autre en Epicéas communs. Les bois étant vraiment de bonne qualité (essentiellement les Douglas), le propriétaire a choisi de faire marquer par le CRPF (Pascal Mathieu) la partie Douglas.

Sa méthode était la suivante : Repérer les plus beaux spécimens d'un point jaune (les arbres d'avenir), soit une centaine à l'hectare, et tenter de les dégager le plus possible en me faisant abattre les Douglas pouvant les gêner dans leur croissance. Après observation du marquage, j'ai pu comprendre que même les bois dominants pouvaient être à abattre à partir du moment où ils étaient à proximité d'un arbre d'avenir. A l'inverse, il restait le plus souvent des dominés autour des tiges à conserver, ceux-ci ayant comme rôle une stabilisation du peuplement restant. Le tout forme une sorte de patchwork forestier dans lequel il est facile de distinguer des zones à couper très larges, puis des bouquets de dominés. 

Le but avoué est de "forcer la croissance" des tiges détourées en éliminant leurs concurrents directs, même s'il faut dès la troisième éclaircie arriver à une densité quasi équivalente à celle d'un peuplement final. 


Parcelle avant éclaircie

Parcelle après éclaircie

Mon point de vue sur cette sylviculture

Je n'ai pas forcément l'habitude de travailler au marquage. En principe, je choisis moi-même les bois à prélever.  Le fait que la coupe soit marquée (et bien marquée) me fait gagner pas mal de temps. 
Concernant la méthode de marquage, j'ai été très surpris. J'ai trouvé que le prélèvement était très, voire trop important à ce stade. De plus, le fait de travailler avec cette méthode crée une décapitalisation de la forêt (prélèvement supérieur à l'accroissement).  Enfin, la stabilité est sérieusement remise en cause ! C'est donc un très gros risque pour le propriétaire.

Concernant la suite de la vie des bois en place : Il est évident que les tiges d'avenir vont avoir un accroissement élevé. Mais cette croissance aura pour résultat la formation de cernes plus larges. Le problème est que certaines valorisations demandent un bois très homogène, avec des cernes régulièrs, et surtout peu larges (Les sciages de qualité par exemple, pour limiter les déformations au séchage).

Conclusion : Vouloir absolument accélérer la croissance d'un peuplement n'a pas de grand intérêt, sauf celui de faire (éventuellement) plaisir au propriétaire en lui faisant croire que plus le bois est gros, plus il rapporte. De plus, ce type de travail est très aléatoire étant donné les risques de déstabilisation pris.

Mais finalement, ce qui me choque le plus dans toute cette histoire, c'est de savoir que le CRPF est un organisme de conseil pour les propriétaires. Ils sont donc, théoriquement, en mesure d'aider chaque sylviculteur à avoir une gestion correcte, sûre, mais productive en même temps, ce qui n'est pas le cas. Leur rôle n'est absolument pas de faire d'une parcelle une usine à bois. En bref, laissons le temps au temps... ]]>
Tue, 04 Mar 2008 19:16:00 +0100 http://www.sylvasphere.com/article-17335712.html
<![CDATA[Rendons ses lettres de noblesse à l'ébénisterie !]]> http://www.sylvasphere.com/article-16383880.html J'avais publié le 12 juillet dernier un article intitulé Chêne chêne chêne,  shame on you ! La semaine dernière, ce même article a été commenté par Christian Séguié, menuisier ébéniste à Montner, dans les Pyrénées Orientales. Christian me reprochait de passer un peu trop rapidement sur le cas du chêne et ses utilisations. C'est sans doute très exact, mais n'étant pas un homme de l'art, je crois que je suis excusable. Pour l'occasion, j'ai proposé à Christian d'écrire un article pour Sylvasphere, traitant plus en détail l'utilisation des bois feuillus dans l'ébénisterie, et je l'en remercie d'avoir accepté. Au passage, je vous invite à visiter le blog de Christian Séguié, pour les passionnés du travail du bois dans les règles de l'art. Thibault
Avant de commencer sur le chêne, il faut faire un passage historique.
Les premières fabrications en menuiserie ont consisté dans la confection des portes, des planchers et des meubles ... A cette époque toutes les fabrications étaient faites dans des bois locaux. Chaque région ou lieu a ses bois bien particuliers.

Bois noble signifie que les meilleurs troncs étaient réservés aux nobles. Tout le reste du bois allait pour le peuple, et ce, quelle que soit l'essence du bois. Je m'explique : Dans ma région, il y a un château à deux kilomètres d'un village. Tout autour du château, une forêt de pin, puis près du village, des vergers. Toutes les menuiseries du château, poutres et planchers sont en pin et les meubles étaient en bois fruitiers. A l'inverse dans le village on trouve des escaliers en bois fruitiers. Et cela est normal car les plus beaux pins, et bois fruitiers étaient pour le château donc la noblesse ! Comme il restait beaucoup de bois fruitiers, généralement très noueux, il était très bon en menuiserie mais inutilisable en ébénisterie.

Mais attention un bois noble est un bois qui correspond à une demande particulière où la mise en oeuvre est tout aussi particulière : par exemple pour la coque des bateaux où il faut un arbre vouté.

Aujourd'hui on dit que le bois noble commence au chêne. C'est triste mais vrai. Et pourquoi ? Parce que le pin d'aujourd'hui est faible, le sapin est trop tendre, le châtaignier saute à la première coupe. En bref, le chêne est le bois de "sécurité". On ne prend aucun risque. Et comme le merisier européen a disparu, seul le chêne est noble en Europe.
Il y a un siècle, plus d'une vingtaine d'essences de bois étaient utilisées contre 5 aujourd'hui. Je parle des magasins de bois et non des scieries.

Mais le chêne a d'autres avantages: Il pousse quasiment  partout, en nombre et qu'il est de bonne grosseur. Dans l'article du Sylvasphère, Thibault parle des tonneaux et cela est très intéressant car il y en avait aussi en chêne vert. Comme quoi tous les bois peuvent être utilisés. La particularité du chêne vert réside dans sa dureté car le bois est plus petit et plus noueux. Mais cela n'a pas duré très longtemps car la taille du bois n'est pas assez longue et épaisse: il faut par exemple 15 lames de chêne classique pour un tonneau et 20 lames pour le chêne vert. C'est pour cette raison que le chêne vert a été arrêté. J'ai personnellement travaillé le chêne vert et il est plus dur, plus coloré et joli. Mais tous les chênes verts ne sont pas comme celui photographié !

Le chêne a été généralement le premier bois utilisé à partir de l'invention des scies et des rabots. Avant, seul le bois tendre était utilisé pour les portes, volets, meubles.
En ce qui concerne l'ébénisterie avec des meubles en marqueterie, le chêne était aussi beaucoup utilisé pour les intérieurs des meubles car pour l'extérieur on pouvait utiliser un nombre incalculable de bois (près d'une centaine) dont  les plus connus sont l'ébène, le noyer ,le citronnier ,le poirier ... mais aussi le fameux bois de rose (le bois le plus cher au monde) ou rosier et même la vigne.

N'oubliez pas ceci : Le meilleur des bois en menuiserie est toujours le plus proche, (car le bois est toujours vivant et c'est pourquoi il bouge) puisqu'il est déjà à la même hygrométrie que son lieu de mise en oeuvre. 

        
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Wed, 06 Feb 2008 18:40:00 +0100 http://www.sylvasphere.com/article-16383880.html
<![CDATA[Tout notre soutien à Julien Gastou]]> http://www.sylvasphere.com/article-15967402.html
Aujourd'hui, je souhaite soutenir plus particulièrement un jeune entrepreneur forestier, Julien Gastou, qui a vu sa machine d'abattage brûler deux fois de suite sur un même chantier sur le site de montage des éoliennes. La première tentative avait eu lieu courant novembre. Les dégâts étaient réparables, pour une valeur de 40 000 Euros tout de même. Les réparations tout justes terminées, la machine est à nouveau incendiée fin décembre, mais cette fois, il ne reste plus que le métal (200 000 Euros de travaux de remise en état). C'est absolument révoltant. La bêtise des gens est parfois sans limites. Après renseignements, Julien Gastou souhaite reprendre son activité, je lui tire mon chapeau. Dans ces conditions, ne pas abandonner témoigne d'un grand courage et montre que dans le milieu forestier nous avons aussi de la dignité.

Il n'y a pas grand chose à dire d'autre à propos de cet acte de vandalisme, si ce n'est que je suis très surpris du peu de réactions que suscite cet incendie dans la profession, mis à part lors des repas dans les restaurant les midis. Pas un message de soutien, nul part sauf dans la Dépêche du Midi où dans les éditions du journal de France 3, mais peu de professionnels osent élever la voix. Pourquoi ? Ont-il peur de représailles ?


  Je tiens à remercier Cédric Carme, Technicien Forestier à la coopérative forestière Forestarn pour les photos qu'il a bien voulu me faire parvenir. ]]>
Thu, 24 Jan 2008 20:58:00 +0100 http://www.sylvasphere.com/article-15967402.html
<![CDATA[Vers un nouveau BTSA Gestion Forestière ? (Suite)]]> http://www.sylvasphere.com/article-15486960.html

Voici les deux principaux objectifs visés par le Ministère au sujet de cette réforme du BTSA Gestion Forestière :

  - Il s'agit de faciliter les déplacements des étudiants et la reconnaissance du diplôme dans l'Union Européenne;

  - Une éventuelle réorientation des étudiants durant leur première année de formation vers un autre BTSA sans perdre l'enseignement reçu est plus facile dans le cas où ils s'apercevraient que la filière choisie ne leur correspond pas.


Somme toute, j'ai l'impression qu'il s'agit d'une grande réforme pour peu de choses. Je persiste et signe dans les réflexions que j'avais apporté dans mon premier post en ajoutant ceci : les problèmes d'orientations ne devraient pas survenir en cours de formation. Je pense que la source du problème n'est pas traitée : En aval des formations, les conseils ne sont pas dispensés pour choisir une bonne orientation, les informations sont insuffisantes vois inexistantes, alors que l'un des rôles du lycée est de permettre un choix judicieux des orientations... La réforme ne serait-elle pas au mauvais endroit ??? ]]>
Wed, 09 Jan 2008 22:02:00 +0100 http://www.sylvasphere.com/article-15486960.html
<![CDATA[Cherche poste de conducteur d'engin forestier]]> http://www.sylvasphere.com/article-15318062.html

Frédéric a déjà travaillé sur différents types de machines et porteurs :
 - Machines d'abattage : Ponsse HS15, HS16, Ergo;
 - Porteurs : Valmet 860 et Ponsse Bison.

Si vous cherchez un chauffeur expérimenté dans le domaine du débardage ou de l'abattage mécanisé, vous pouvez contacter Frédéric Foucault à l'adresse mail suivante : foucaultfred@hotmail.com ]]>
Sat, 05 Jan 2008 12:14:00 +0100 http://www.sylvasphere.com/article-15318062.html
<![CDATA[Vers un nouveau BTSA Gestion Forestière ?]]> http://www.sylvasphere.com/article-15145836.html
Cela étant dit, voici ce que j'ai pu comprendre sur une note de la CGT intitulée Compte rendu Groupe de travail Rénovation BTSA GF (cette publication date de septembre dernier):
  • L'objectif est de diminuer le nombre d'options disponibles au niveau des BTSA en regroupant les trois options existantes à savoir Aménagement paysager, Gestion et Protection de la Nature et Gestion Forestière.
  • L'architecture même du BTS va donc évoluer, avec 1/4 du temps consacré à un tronc commun des formations, et le reste consacré à des spécialisations professionnelles.

A mon sens, si ce projet est mené à bien, il ne peut qu'être néfaste à la filière des formations agricoles : ces trois formations sont radicalement différentes par leur contenu, mais aussi par leur vision des choses.

Le souci majeur est qu'en réalité, il s'agit de formations au contenu très pointu et dense. Par conséquent, aménager les temps d'apprentissage est un réel danger pour la réalisation d'une formation de qualité : pour avoir suivi un BTSA GF, je vois mal comment les thèmes techniques abordés peuvent être condensés, et comment ils peuvent être assimilés dans de bonnes conditions. Deux ans de formations étaient déjà, à mon avis, presque trop peu !

Concernant l'aspect "philosophique" des formations, c'est un réel problème : si les BTS Aménagement paysager et Protection de la Nature peuvent cohabiter (et encore, je demande à mes lecteurs concernés leur avis), le BTSA GF, lui, est totalement incompatible avec ces deux voisins. Ce dernier est avant tout une filière dite de production, soit tout le contraire des deux premiers. Cela veut donc dire que dans une même promotion, les gens pourront apprendre tout et son contraire (bien que les modules soient bien distincts et choisis au préalable).
Le risque est donc de mettre en "conflit" des personnes aux visions radicalement opposées (bien souvent, les premiers sont contre une vision productive des espaces naturels), mais aussi de créer une sorte de confusion des contenus.

Quel peut donc être l'objectif de notre ministère de tutelle ?

A dire vrai, j'ai beaucoup de mal à percevoir les effets positifs de cette réforme. Je crois surtout que l'objectif non affiché du gouvernement est de déboucher une filière qui est, aujourd'hui totalement obstruée: après les tempêtes de 99, les candidats au BTS GF ont nettement augmenté, créant un effet entonnoir à la sortie des écoles, avec un nombre de postes beaucoup trop faible par rapport aux heureux élus. Mélanger les formations permettrait donc d'avoir des spécialistes plus "pauvres" en connaissances au nom d'une soit disant polyvalence bénéfique pour les postulants.
Concernant d'autres objectifs plus ou moins clairs, j'attends d'avoir la réponse du ministère pour les exposer.

Une chose est sûre : le BTSA ne va pas être mis en valeur avant longtemps comme beaucoup l'espèrent ! Alors que beaucoup de diplômes se sont alignés sur le système Licence - Master - Doctorat, les BTSA restent encore des formations à niveau Bac+2, et sont donc mal reconnus au niveau européen. Une réforme en ce sens serait la bienvenue, d'autant que le contenu du GF est extrêmement dense!



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Mon, 31 Dec 2007 15:55:00 +0100 http://www.sylvasphere.com/article-15145836.html