http://www.sylvasphere.com/
frover-blog.com RDF 1.0 Generatoradmin@over-blog.com2007-01-14T15:47:41Z
http://www.sylvasphere.com/article-19426931.html
J'ai évoqué dans mon dernier article la présentation des nouveaux modèles de la marque Valmet. Pour faire très simple, les évolutions portaient sur l'amélioration des cabines, le montage sur
certains modèles d'un nouveau boggie aux propriétés miracles pour le franchissement, ainsi que la mise en place d'un nouveau logiciel de travail plus complet.
Lors de la conférence de présentation, les chefs de projets de la marque Valmet, maintenant filiale de l'enseigne Komatsu, elle même marque japonaise de matériel lourd (mines, TP, ...), nous
ont présentés ces nouveautés comme des améliorations avant-gardistes par rapport aux autres marques importantes (Ponsse, John Deere, Rotne). Ils appellent ça "The Dantotsu Products", les
produits Dantotsu. Selon eux, cette expression signifie que leurs produits ont une avance de plusieurs années grâce à leurs évolutions sur leurs concurrents. Autrement dit, les cabines, le
boggie, et l'informatique, apportent des concepts que les autres marques ne peuvent pas obtenir avant plusieurs années.
Travaillant dans le bois, il me vient une question évidente: Argument commercial ou réalité ?
Les améliorations sont-elles réellement innovantes?
Les cabines ergonomiques et spacieuses : En réalité, leurs anciennes cabines très étriquées ont rejoint le standing d'une autre marque, Ponsse. En
effet, cette dernière est quand même la référence en matière de conception d'habitacles spacieux et confortables. Donc de ce côté, pas de grande avancée pour la filière.
L'informatique remodelé : Il se veut visiblement plus simple et complet. Encore une fois, je pense que Valmet avait un train de retard sur d'autres enseignes, comme John Deere ou Ponsse.
Toutes deux ont déjà des progiciels super ergonomiques, maniables, et personnalisables. Là encore, Valmet ne fait que rattraper son retard.
Le nouveau "boggie comfort" : Selon les ingénieurs, ce serait un concept se rapprochant du système anti-cabrage de chez Timberjack (maintenant
John Deere). Le montage ne serait pas le même, mais les résultats sont identiques. Là, je dirais que nous sommes à la fois dans un retard rattrapé et à la fois dans une avance évidente vis à vis
de certains comme Ponsse. Valmet est le seconde marque à mettre en place un tel procédé.
En gros, voilà les trois changements de la marque. Trois changement importants pour leurs propres machines, mais qui ne méritent pas d'être considérés comme des avancées technologiques sans
précédents. Selon moi, voici ce que signifierait le concept "Dantotsu Products":
- Un énorme argument de vente mettant en avant des évolutions marquantes pour la marque. Ces évolutions ayant pour objectif de montrer aux fidèles de chez Valmet que eux aussi sont
capables de répondre à la demande du terrain.
- Plutôt que de parler d'avance en termes de technologie, on pourrait dire que Valmet s'est aligné sur les autres constructeurs. Les concepteurs, conscients de certains points de
retard, ont souhaité communiquer à tout va sur des mises à niveau qui devenaient urgentissimes.
Vous pouvez retrouver le dossier sur les nouveautés Valmet dans Le Bois International datant des samedis 3 et 10 mai 2008. Retrouvez le aussi sur le site du journal.
]]>fr2008-05-12T12:05:17Z
http://www.sylvasphere.com/article-19371345.html
Rappelez-vous, le 23 septembre 2007, j'avais publié un article sur la presse professionnelle, concernant le Journal de la Mécanisation Forestière.
Pour ceux qui ne s'en souviennent pas et qui n'ont pas le courage de le relire, voici, dans les grandes lignes, de quoi il en retournait :
J'avais estimé, à ce moment là, que Stéphane Augris, directeur et rédacteur du journal, avait publié un article sur les machines Ponsse qui ne collait pas à ma réalité. Point de vue tout à fait
personnel, mais qui peut être justifié quand on sait que je conduis moi même une machine Ponsse. J'avais alors regretté que ce journal, seul sur le créneau de la récolte mécanisée en France,
n'essaie pas de faire référence pour éventuellement faire avancer les choses.
Et aujourd'hui, qu'en est-il ?
Figurez-vous que j'ai eu l'occasion d'en parler directement avec Stéphane Augris. Nous étions ensemble à une présentation en Suède de
nouveaux modèles de la marque Valmet (lui pour le JMF et moi pour Le Bois International). Stéphane Augris m'a alors demandé de réaliser mon travail lors de ce voyage, et de réfléchir ensuite à
ce que j'avais écris à l'époque suite au déroulement de la journée chez le constructeur.
Alors en réalité, j'ai été très surpris par le déroulement de ce type de manifestation. Les présentations de modèles sont chronométrées à la
seconde près. De fait, il est assez difficile de prendre le temps de "fouiner" autour des engins, chercher les petits détails qui feront la différence, prendre le temps d'examiner tout sous
toutes les coutures. Dans le même esprit, il est très compliqué de se faire un réel avis des engins lorsque les séances de démonstration sont très courtes (un peu moins d'une demi-heure).
Pas d'essai possible, ce qui n'arrange pas les choses.
Ces journées n'en sont pas moins passionnantes. Mais comment en tirer des informations exploitables de manière à réaliser des articles
réellement critiques (au bon sens du terme) ? Il ne suffit pas de faire le tri dans le discours très commercial des ingénieurs de la marque, qui sont avant tout là pour mettre en avant leurs
nouveaux bijoux. Là, je pense que l'expérience du terrain, aussi courte soit-elle, peut faire la différence, notamment pour voir si les nouveautés sont réellement des avancées ou
non.
Tout ceci pour en arriver à la conclusion suivante : il est très difficile de faire un
article vraiment digne d'un banc d'essai dans les cas de présentations d'engins. On ne peut que se retrancher dans des exercices de présentations plus ou moins réussis, bien que le peu
d'observations personnelles récoltées doivent être utilisées. Alors j'avoue, Stéphane, que ces journées ne suffisent pas pour faire un travail de fond sur l'étude des machines dernière
génération. Il ne reste plus qu'à attendre que ces nouvelles Valmet soient commercialisées pour avoir la chance de réaliser quelques essais !
Pour info, sachez que la présentation des nouveaux modèles Valmet devrait sortir dans les jours qui viennent dans Le Bois International, et
bien sûr, rédigée par mes soins.
]]>fr2008-05-07T23:05:27Z
http://www.sylvasphere.com/article-19346063.html
C'est le printemps, et pour cette occasion, Sylvasphere souhaite renaître. Pendant un certain temps, le blog est
resté inactif. Le temps pour moi de réorganiser mon emploi du temps en fonction de certains changements de vie, mais aussi le temps de prendre les bonnes décisions quant à l'avenir du blog :
thèmes traités, méthodes, ... Aujourd'hui, Sylvasphere renaît, avec une volonté d'être toujours plus engagé, plus pointu, plus tourné vers l'aspect professionnel
de la filière. Le blog sera sans doute un peu moins tourné vers la vulgarisation : je me suis aperçu que mon public a évolué avec le temps vers un lectorat plus pointu dans ses recherches. Pour
autant, lorsque l'occasion se présentera, j'essaierai toujours de vous faire découvrir quelques petites trouvailles d'ici ou là avec la même passion pour le bois et son milieu.
Espérons que "Sylvasphere.2" vous plaira tout autant que la première version !
]]>fr2008-05-07T17:50:03Z
http://www.sylvasphere.com/article-17812039.html
L'entreprise de travaux forestiers Gilles Chaignat située dans le Jura Suisse recrute deux salariés pour un poste sur machine d'abattage ( John Deere 1270D) et un poste de débardeur sur porteur (
Timberjack 1110, Valmet 860.3, John Deere 1410).
M. Chaignat recherche des personnes jeunes et motivées, avec de l'expérience si possible. L'embauche se fera avec un Contrat à Durée Indéterminée accompagné d'un salaire motivant !
Je vous invite à aller visiter le site de l'entreprise. Après l'avoir visité, je peux vous donner mes premières impressions : il s'agit d'une entreprise
moderne, très bien organisée, équipée avec du matériel récent et très bien entretenu.
Vous pouvez aussi contacter directement par mail Gilles Chaignat à l'adresse suivante : gilles.chaignat@bluewin.ch]]>fr2008-03-17T21:20:17Z
http://www.sylvasphere.com/article-17335712.html
J'ai eu l'occasion courant février de faire un chantier classique en apparence, mais finalement avec un objectif assez particulier. Le travail
consistait à réaliser une troisième éclaircie dans une parcelle divisée en deux parties : l'une plantée en Douglas, et l'autre en Epicéas communs. Les bois étant vraiment de bonne qualité
(essentiellement les Douglas), le propriétaire a choisi de faire marquer par le CRPF (Pascal Mathieu) la partie Douglas.
Sa méthode était la suivante : Repérer les plus beaux spécimens d'un point jaune
(les arbres d'avenir), soit une centaine à l'hectare, et tenter de les dégager le plus possible en me faisant abattre les Douglas pouvant les gêner dans leur croissance. Après observation du marquage, j'ai pu comprendre que même les bois dominants pouvaient être à abattre à partir du moment où ils étaient à proximité d'un arbre
d'avenir. A l'inverse, il restait le plus souvent des dominés autour des tiges à conserver, ceux-ci ayant comme rôle une stabilisation du peuplement restant. Le tout forme une sorte de
patchwork forestier dans lequel il est facile de distinguer des zones à couper très larges, puis des bouquets de dominés.
Le but avoué est de "forcer la croissance" des tiges détourées en éliminant leurs concurrents directs, même s'il faut
dès la troisième éclaircie arriver à une densité quasi équivalente à celle d'un peuplement final.
Parcelle avant
éclaircie
Parcelle après éclaircie
Mon point de vue sur cette sylviculture
Je n'ai pas forcément l'habitude de travailler au marquage. En principe, je choisis moi-même les bois à prélever. Le fait que la coupe soit
marquée (et bien marquée) me fait gagner pas mal de temps.
Concernant la méthode de marquage, j'ai été très surpris. J'ai trouvé que le prélèvement était très, voire trop important à ce stade. De plus, le fait
de travailler avec cette méthode crée une décapitalisation de la forêt (prélèvement supérieur à l'accroissement). Enfin, la stabilité est sérieusement remise en cause ! C'est donc un très gros risque pour le propriétaire.
Concernant la suite de la vie des bois en place : Il est évident que les tiges
d'avenir vont avoir un accroissement élevé. Mais cette croissance aura pour résultat la formation de cernes plus larges. Le problème est que certaines valorisations demandent un bois très
homogène, avec des cernes régulièrs, et surtout peu larges (Les sciages de qualité par exemple, pour limiter les déformations au séchage).
Conclusion : Vouloir absolument accélérer la croissance d'un peuplement n'a pas de
grand intérêt, sauf celui de faire (éventuellement) plaisir au propriétaire en lui faisant croire que plus le bois est gros, plus il rapporte. De plus, ce type de travail est très aléatoire étant
donné les risques de déstabilisation pris.
Mais finalement, ce qui me choque le plus dans toute cette histoire, c'est de savoir que le CRPF est un
organisme de conseil pour les propriétaires. Ils sont donc, théoriquement, en mesure d'aider chaque sylviculteur à avoir une gestion correcte, sûre, mais productive en même temps, ce qui n'est
pas le cas. Leur rôle n'est absolument pas de faire d'une parcelle une usine à bois. En bref, laissons le temps au temps...
]]>fr2008-03-04T20:15:16Z
http://www.sylvasphere.com/article-16383880.html
J'avais publié le 12 juillet dernier un article intitulé Chêne chêne
chêne, shame on you ! La semaine dernière, ce même article a été commenté par Christian Séguié, menuisier ébéniste à Montner, dans les Pyrénées Orientales. Christian me reprochait de
passer un peu trop rapidement sur le cas du chêne et ses utilisations. C'est sans doute très exact, mais n'étant pas un homme de l'art, je crois que je suis excusable. Pour l'occasion, j'ai
proposé à Christian d'écrire un article pour Sylvasphere, traitant plus en détail l'utilisation des bois feuillus dans l'ébénisterie, et je l'en remercie d'avoir accepté. Au passage, je vous
invite à visiter le blog de Christian Séguié, pour les passionnés du travail du bois dans les règles de l'art.
Thibault
Avant de commencer sur le chêne, il faut faire un passage historique.
Les premières fabrications en menuiserie ont consisté dans la confection des portes, des planchers et des meubles ... A cette époque toutes les fabrications étaient faites dans des bois locaux.
Chaque région ou lieu a ses bois bien particuliers.
Bois noble signifie que les meilleurs troncs étaient réservés aux nobles. Tout le reste du bois allait pour le peuple, et ce, quelle que soit l'essence du bois. Je m'explique :
Dans ma région, il y a un château à deux kilomètres d'un village. Tout autour du château, une forêt de pin, puis près du village, des vergers. Toutes les menuiseries du château, poutres et
planchers sont en pin et les meubles étaient en bois fruitiers. A l'inverse dans le village on trouve des escaliers en bois fruitiers. Et cela est normal car les plus beaux pins, et bois
fruitiers étaient pour le château donc la noblesse ! Comme il restait beaucoup de bois fruitiers, généralement très noueux, il était très bon en menuiserie mais inutilisable en ébénisterie.
Mais attention un bois noble est un bois qui correspond à une demande particulière où la mise en oeuvre est tout aussi particulière : par exemple pour la coque des bateaux où il faut un arbre
vouté.
Aujourd'hui on dit que le bois noble commence au chêne. C'est triste mais vrai. Et pourquoi ? Parce que le pin d'aujourd'hui est faible, le sapin est trop tendre, le châtaignier
saute à la première coupe. En bref, le chêne est le bois de "sécurité". On ne prend aucun risque. Et comme le merisier européen a disparu, seul le chêne est noble en Europe.
Il y a un siècle, plus d'une vingtaine d'essences de bois étaient utilisées contre 5 aujourd'hui. Je parle des magasins de bois et non des scieries.
Mais le chêne a d'autres avantages: Il pousse quasiment partout, en nombre et qu'il est de bonne grosseur. Dans l'article du Sylvasphère, Thibault parle des tonneaux et cela est très
intéressant car il y en avait aussi en chêne vert. Comme quoi tous les bois peuvent être utilisés. La particularité du chêne vert réside dans sa dureté car le bois est plus petit et plus noueux.
Mais cela n'a pas duré très longtemps car la taille du bois n'est pas assez longue et épaisse: il faut par exemple 15 lames de chêne classique pour un tonneau et 20 lames pour le chêne vert.
C'est pour cette raison que le chêne vert a été arrêté. J'ai personnellement travaillé le chêne vert et il est plus dur, plus coloré et joli. Mais tous les chênes verts ne sont pas comme celui
photographié !
Le chêne a été généralement le premier bois utilisé à partir de l'invention des scies et des rabots. Avant, seul le bois tendre était utilisé pour les portes, volets, meubles.
En ce qui concerne l'ébénisterie avec des meubles en marqueterie, le chêne était aussi beaucoup utilisé pour les intérieurs des meubles car pour l'extérieur on pouvait utiliser un nombre
incalculable de bois (près d'une centaine) dont les plus connus sont l'ébène, le noyer ,le citronnier ,le poirier ... mais aussi le fameux bois de rose (le bois le plus cher au monde) ou
rosier et même la vigne.
N'oubliez pas ceci : Le meilleur des bois en menuiserie est toujours le plus proche, (car le bois est toujours vivant et c'est pourquoi il bouge) puisqu'il est déjà à la même
hygrométrie que son lieu de mise en oeuvre.
]]>fr2008-02-09T20:15:07Z
http://www.sylvasphere.com/article-15967402.html
fr2008-01-24T21:31:05Z
http://www.sylvasphere.com/article-15486960.html
fr2008-01-09T22:20:11Z
http://www.sylvasphere.com/article-15318062.html
fr2008-01-05T12:25:10Z
http://www.sylvasphere.com/article-15145836.html
fr2007-12-31T16:50:06Z