Texte Libre

Bonjour et bienvenue sur Sylvasphere. Je vous propose de découvrir sur ce blog la filière forestière sous tous les angles: métiers, explication de la gestion des forêts, pensées personnelles, blogs, ...
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Au delà de l'impact écologique que peut avoir une activité anthropique, les gens aiment beaucoup, et de plus en plus, prendre en considération l'impact visuel (implantations d'usines, de barrages, d'autoroutes, ...), impact déjà pris en compte dans de nombreux domaines, chose très positive.
Et comme Sylvasphere se veut être un blog objectif sur le milieu forestier, je souhaiterais soulever un problème qui commence à se faire sentir: le manque de prise en compte de l'impact paysager des travaux forestiers.
Depuis des années, en forêt, certains outils d'analyse hyper modernes font leur apparition: les Systèmes d'Information Géographiques, les photos satellites, aériennes, ... Seulement, aujourd'hui, le forestier ne se soucie pas vraiment de l'impact visuel de ses actes: j'ai pu voir dans le Tarn, à Angles très précisément, une coupe rase de plusieurs dizaines d'hectares se réaliser au bord d'une route très fréquentée.
Pour le moment, il existe un organisme se souciant sérieusement de ce problème, il s'agit de l'ONF.
Seulement voilà, le manque de réflexion à ce sujet peut avoir des conséquences sur le long terme:
- La réputation des forestiers: j'en parle en connaissance de cause. Plusieurs fois on m'a accusé, à juste titre, de couper des surfaces importantes et de créer des trouées énormes dans le paysage forestier. Que répondre ? En coupant, je ne fais que respecter les ordres d'un donneur d'ordres. C'est en amont qu'il faut réfléchir.
- Impact paysager pour le voisinage. Il arrive parfois de réaliser des coupes à proximité d'habitations, ou tout du moins, dans leur champ de vision. Les coupes rases ne sont pas anodines dans le paysage. Entre le moment où les arbres sont coupés, et le moment où le couvert forestier revient totalement, il peut se passer entre 10 et 15 ans. Dans le jeune âge, les plantations ne permettent pas d'effacer les traces de l'exploitation passée.
Alors comment obliger les organismes de gestion à prendre en compte ce type de donnée? Doit-on créer une sorte charte? Bien qu'il faille réaliser certaines coupes sanitaires sur de grandes surfaces, comment limiter leur impact paysager? Le développement durable, ce n'est pas seulement, à mon sens, une gestion durable, mais aussi une réflexion durable, mettant en place des activités humaines raisonnées, et approuvées...
par Thibault
publié dans :
Tours et détours en forêt









