Texte Libre

Bonjour et bienvenue sur Sylvasphere. Je vous propose de découvrir sur ce blog la filière forestière sous tous les angles: métiers, explication de la gestion des forêts, pensées personnelles, blogs, ...
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"Hommes brutaux aux moeurs libres sachant se faire obéir des loups ..."
Ces préjugés sur les bûcherons ne datent pas d'aujourd'hui, mais ont perduré du Moyen Age jusqu'au XIX siècle. Voici en quelques sortes le rapport qu'avait la société avec la forêt à l'époque. C'était un lieu de sorcellerie, de refuge pour les brigands et les pauvres gens. Cependant, toujours à cette époque, cette même forêt été considérée comme capitale pour la production de bois, d'énergie pour le chauffage, mais aussi pour la récolte de vivres (champignons, gibier, fruits et baies, ...).
Puis les choses ont changée. La société a évolué. D'autres énergies ont fait leur apparition, de même que d'autres matériaux sont apparus aussi. La forêt a donc été un peu délaissée jusque dans les années 40, au moment de la guerre... La guerre, que tout le monde connaît, la Seconde Guerre Mondiale. La France a subi d'énormes dégâts. Il faut alors reconstruire, mais on prend conscience du manque de matériau pour l'avenir, notamment du bois. On entreprend donc de mettre en place un politique de reboisement à très grand échelle, par le Fond Forestier National (FFN). Alors la forêt prend un autre aspect pour la société, qui commence à la percevoir telle que nous la percevons aujourd'hui: un espace de production, certes, mais de plus en plus un espace de loisir, de quiétude, mais qui garde un côté un peu mystérieux, magique, inquiétant, sans doute du fait des légendes qui circulaient autrefois.
Aujourd'hui, je crois qu'il y a deux grandes visions de la forêt qui s'opposent complètement. Il y a la vision dite rurale, et la vision du monde citadin! Je crois que cette bipolarité de la forêt a pris tout son sens vers la fin des années 90, quand on a commencé à parler de forêt multifonctionnelle, à savoir loisir, production, écologie/protection.
Dans les milieux ruraux, la forêt reste un milieu de production, de récolte de vivre et d'énergie, puisque les choses n'ont pas tellement changé: le bois est toujours considéré comme l'une des énergies de chauffage principales, le gibier est toujours autant chassé à des fins nutritives, les champignons sont toujours récoltés de manière intensive dans un but lucratif d'une part, mais aussi pour faire des conserve pour l'année à suivre. Bref, le rapport à la forêt reste très pratique, très "utile".
En revanche, dans les zones plus urbaines, la forêt n'est plus l'indispensable producteur de bois d'avant. Les forêts feuillues sont souvent considérées comme naturelles, ce qui n'est absolument pas vrai, et les cultures résineuses sont fortement critiquées pour des raisons d'impact paysager. De plus, le rôle producteur étant quasiment effacé, les loisirs ont pris une grande place dans le rôle de ce milieu naturel: les gens viennent s'y promener le week end, s'y reposer, viennent écouter le brame du serf à l'automne, récoltent les champignons pour se faire une petite fricassée le dimanche soir dans leur appartement, ...
Par contre, l'aspect protecteur et écologique de la forêt, qui n'existait pas il y a encore 20 ans de cela, a fait son apparition, et est la cause, en grande partie, de la contestation grandissante de la sylviculture moderne, telle que nous la connaissons aujourd'hui.
Quant à l'aspect mystérieux et magique, il faut bien avouer que les populations urbaines gardent un regard assez méfiant sur les forêts denses et profondes (En moyenne, les promeneurs citadins ne s'éloignent pas de plus de 50 mètres d'un chemin ou d'une route forestière).
Ces préjugés sur les bûcherons ne datent pas d'aujourd'hui, mais ont perduré du Moyen Age jusqu'au XIX siècle. Voici en quelques sortes le rapport qu'avait la société avec la forêt à l'époque. C'était un lieu de sorcellerie, de refuge pour les brigands et les pauvres gens. Cependant, toujours à cette époque, cette même forêt été considérée comme capitale pour la production de bois, d'énergie pour le chauffage, mais aussi pour la récolte de vivres (champignons, gibier, fruits et baies, ...).
Puis les choses ont changée. La société a évolué. D'autres énergies ont fait leur apparition, de même que d'autres matériaux sont apparus aussi. La forêt a donc été un peu délaissée jusque dans les années 40, au moment de la guerre... La guerre, que tout le monde connaît, la Seconde Guerre Mondiale. La France a subi d'énormes dégâts. Il faut alors reconstruire, mais on prend conscience du manque de matériau pour l'avenir, notamment du bois. On entreprend donc de mettre en place un politique de reboisement à très grand échelle, par le Fond Forestier National (FFN). Alors la forêt prend un autre aspect pour la société, qui commence à la percevoir telle que nous la percevons aujourd'hui: un espace de production, certes, mais de plus en plus un espace de loisir, de quiétude, mais qui garde un côté un peu mystérieux, magique, inquiétant, sans doute du fait des légendes qui circulaient autrefois.
Aujourd'hui, je crois qu'il y a deux grandes visions de la forêt qui s'opposent complètement. Il y a la vision dite rurale, et la vision du monde citadin! Je crois que cette bipolarité de la forêt a pris tout son sens vers la fin des années 90, quand on a commencé à parler de forêt multifonctionnelle, à savoir loisir, production, écologie/protection.
Dans les milieux ruraux, la forêt reste un milieu de production, de récolte de vivre et d'énergie, puisque les choses n'ont pas tellement changé: le bois est toujours considéré comme l'une des énergies de chauffage principales, le gibier est toujours autant chassé à des fins nutritives, les champignons sont toujours récoltés de manière intensive dans un but lucratif d'une part, mais aussi pour faire des conserve pour l'année à suivre. Bref, le rapport à la forêt reste très pratique, très "utile".En revanche, dans les zones plus urbaines, la forêt n'est plus l'indispensable producteur de bois d'avant. Les forêts feuillues sont souvent considérées comme naturelles, ce qui n'est absolument pas vrai, et les cultures résineuses sont fortement critiquées pour des raisons d'impact paysager. De plus, le rôle producteur étant quasiment effacé, les loisirs ont pris une grande place dans le rôle de ce milieu naturel: les gens viennent s'y promener le week end, s'y reposer, viennent écouter le brame du serf à l'automne, récoltent les champignons pour se faire une petite fricassée le dimanche soir dans leur appartement, ...
Par contre, l'aspect protecteur et écologique de la forêt, qui n'existait pas il y a encore 20 ans de cela, a fait son apparition, et est la cause, en grande partie, de la contestation grandissante de la sylviculture moderne, telle que nous la connaissons aujourd'hui.
Quant à l'aspect mystérieux et magique, il faut bien avouer que les populations urbaines gardent un regard assez méfiant sur les forêts denses et profondes (En moyenne, les promeneurs citadins ne s'éloignent pas de plus de 50 mètres d'un chemin ou d'une route forestière).
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Et pour te dire que j'apprends plein de choses via ton blog ;)
tom.
En tout cas, saches que ce commentaire restera parmi les plus originaux et mes préférés !!