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Bonjour et bienvenue sur Sylvasphere. Je vous propose de découvrir sur ce blog la filière forestière sous tous les angles: métiers, explication de la gestion des forêts, pensées personnelles, blogs, ...
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Dans l'un de mes derniers articles, Une petite ballade en forêt, ça vous dit ? , j'avais fait une allusion aux parties vivantes et mortes du bois. Mais à quoi cela correspond-il exactement ?
Voici un élément de réponse que je me permets de vous apporter pour que vous compreniez mieux le fonctionnement de l'arbre.

Commençons par l'aubier (la partie la plus à l'extérieur). Il s'agit de la partie vivante de l'arbre. C'est son organe vital. Si celui-ci est sectionné, l'arbre meurt. C'est d'ailleurs pour cela qu'existe l'écorce: c'est un manteau de protection. Sur les couches superficielles de l'arbre, donc les plus jeunes, les plus à l'extérieur, si vous préférez, circule la sève élaborée, ou le phloème. La sève élaborée descend des feuilles et branches vers les racines. Elle permet la croissance de l'arbre et participe aux phénomènes de transformation interne. L'arbre effectue donc sa croissance sur son pourtour, grâce au phloème.
Dans l'écorce existe de petits pores, qui permettent des échanges gazeux entre le phloème et l'extérieur: on dit que l'arbre ne respire pas, qu'il dégage uniquement de l'oxygène, mais ceci est très simpliste. En réalité, il existe aussi une forme de respiration.
Juste au dessous du phloème circule le xylème, autrement dit, la sève brute. Il s'agit en fait d'eau chargée de sels minéraux qui proviennent directement des racines, et qui montent vers les feuilles en vue de la photosynthèse.
Puis au centre se situe le duramen, la partie morte de l'arbre. C'est cette partie qui intéresse le plus les scieurs (meilleures qualités technologiques). Le duramen résulte de la mort des vaisseaux du xylème au fur et à mesure de la croissance de l'arbre. Autrement dit, l'aubier garde sensiblement toujours la même largeur, quelque soit l'âge de l'arbre. En revanche, le duramen s'élargit, ce qui explique pourquoi les gros arbres sont, la plupart du temps, plus intéressants que les jeunes.
Petit rapport avec la sylviculture ...
Il est vrai que les vieux arbres sont souvent plus utiles pour le sciage, mais... Eh oui, il y a un mais. En réalité, tout dépend de la sylviculture: si celle-ci est dynamique, c'est à dire qu'il y a des éclaircies bien faites, de manière régulière dans le temps et dans l'espace, le duramen s'accroît de manière très régulière, ce qui va donner un bois très homogène.
A l'inverse, si les éclaircies ne sont pas effectuées au bon moment, de la bonne manière, ou alors s'il n'y en a pas du tout, alors le duramen est très hétérogène...
Dans le cas d'un bois homogène, sa valeur est bien meilleure que dans le second cas. De plus, le rôle "puit à carbone" de l'arbre n'est pleinement rempli que dans le cas d'un bois homogène, puisqu'il n' y a pas eu de contraintes à la croissance de l'arbre.
Vous voilà donc mieux renseignés sur la structure du bois, et sur le pourquoi de la sylviculture telle qu'elle existe aujourd'hui !
Voici un élément de réponse que je me permets de vous apporter pour que vous compreniez mieux le fonctionnement de l'arbre.

Commençons par l'aubier (la partie la plus à l'extérieur). Il s'agit de la partie vivante de l'arbre. C'est son organe vital. Si celui-ci est sectionné, l'arbre meurt. C'est d'ailleurs pour cela qu'existe l'écorce: c'est un manteau de protection. Sur les couches superficielles de l'arbre, donc les plus jeunes, les plus à l'extérieur, si vous préférez, circule la sève élaborée, ou le phloème. La sève élaborée descend des feuilles et branches vers les racines. Elle permet la croissance de l'arbre et participe aux phénomènes de transformation interne. L'arbre effectue donc sa croissance sur son pourtour, grâce au phloème.
Dans l'écorce existe de petits pores, qui permettent des échanges gazeux entre le phloème et l'extérieur: on dit que l'arbre ne respire pas, qu'il dégage uniquement de l'oxygène, mais ceci est très simpliste. En réalité, il existe aussi une forme de respiration.
Juste au dessous du phloème circule le xylème, autrement dit, la sève brute. Il s'agit en fait d'eau chargée de sels minéraux qui proviennent directement des racines, et qui montent vers les feuilles en vue de la photosynthèse.
Puis au centre se situe le duramen, la partie morte de l'arbre. C'est cette partie qui intéresse le plus les scieurs (meilleures qualités technologiques). Le duramen résulte de la mort des vaisseaux du xylème au fur et à mesure de la croissance de l'arbre. Autrement dit, l'aubier garde sensiblement toujours la même largeur, quelque soit l'âge de l'arbre. En revanche, le duramen s'élargit, ce qui explique pourquoi les gros arbres sont, la plupart du temps, plus intéressants que les jeunes.
Petit rapport avec la sylviculture ...
Il est vrai que les vieux arbres sont souvent plus utiles pour le sciage, mais... Eh oui, il y a un mais. En réalité, tout dépend de la sylviculture: si celle-ci est dynamique, c'est à dire qu'il y a des éclaircies bien faites, de manière régulière dans le temps et dans l'espace, le duramen s'accroît de manière très régulière, ce qui va donner un bois très homogène.
A l'inverse, si les éclaircies ne sont pas effectuées au bon moment, de la bonne manière, ou alors s'il n'y en a pas du tout, alors le duramen est très hétérogène...
Dans le cas d'un bois homogène, sa valeur est bien meilleure que dans le second cas. De plus, le rôle "puit à carbone" de l'arbre n'est pleinement rempli que dans le cas d'un bois homogène, puisqu'il n' y a pas eu de contraintes à la croissance de l'arbre.
Vous voilà donc mieux renseignés sur la structure du bois, et sur le pourquoi de la sylviculture telle qu'elle existe aujourd'hui !
par Thibault
publié dans :
Tours et détours en forêt








