
Depuis bon nombres d'années, une idée est dans tous les esprits : couper du bois est mauvais pour la forêt, ou encore, la France est victime de déforestation, ou encore, il faut préserver les forêts naturelles en France.
Faute de moyen, la filière forestière française n'arrive pas à se faire entendre et ne peut riposter à ces attaques médiatiques faciles. Pourtant, la véracité de ces propos n'est pas démontrée, au contraire.
En premier point, la France n'est aucunement victime de déforestation, contrairement à bon nombre de pays tropicaux, déboisés pour la récolte de leurs bois exotiques très prisés dans les pays occidentaux. Cette idée est donc née de ces abus dans ces pays. Chez nous, nous avons la chance d'avoir une forêt gérée durablement, via des systèmes de labelisation. Le gros problème est que ces différents systèmes sont mal connus du grand public, ne premettant pas de meilleure connaissance de la filière. A titre d'exemple, la France, aujourd'hui, connaît un accroissement en surface forestière de plusieurs dizaines de milliers d'hectares chaque années.
Pour en venir à l'exploitation forestière, il ne faut pas croire que couper est néfaste pour la forêt. une forêt en bonne santé est une forêt exploitée. L'exploitation ne se fait pas forcément par coupes à blanc sur des dizaines d'hectares. Il s'agit, le plus souvent d'éclaircies, qui permettent le développement et la croissance des plus beaux éléments d'une forêt. Le principe des éclaircies repose sur le prélévement sélectif d'abres malformés, malades, dans un peuplement, ce qui a pour but de libérer de l'espace vital au plus beaux speciments. Ces opérations se font à des intervalles de durée de 7 à 10
ou 12 ans, et il y en a, en temps normal, quatre dans la vie d'une forêt. Elles sont donc indispensables pour la bonne santé de la forêt. Sans elles, une parcelle est plus sensibles aux pathologies, aux tempêtes, aux mortalités ... La plus difficile à réaliser est la première : le lobbying exercé par les groupes papetiers sur le papier recyclé rend difficile la commercialisation de bois à papier. Or, ce bois à papier est essentiellement du petit bois, provennant notamment des premières éclaircies, indispensables à la poursuite du processus de développement forestier. Il est donc indispensable de faire comprendre au grand public que recycler le papier n'est pas forcément un geste écologique car empêche, indirectement le développement des espaces forestiers et leur bonne croissance.
Peut être avec le temps les mentalités évolueront et seront moins catégoriques sur ces sujets là. Espérons-le !
Concernant les forêts dites naturelles, un prochain article traitera le sujet !
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qu'est-ce que c'est alors?
Ce n'est pas le recyclage (encore bien faible) du papier qui nuit a la filiere bois et les "petits bois" pourraient aussi certainement trouver d'autres usages si besoin.
Il est dommage que les forestiers persistent a attaquer le recyclage: cela ne peut que nuire a leur credibilite alors qu'ils n'ont absolument rien a y gagner.
Nous ne perdons pas notre crédibilité, simplement, nous essayons d'aller contre des idées trop souvent mises en avant par des médias qui, au lieu d'aller chercher le fond des problèmes, ont tendance à dire tout et n'importe quoi, du moment que ça fait de l'audimat ...