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Dimanche 8 juin 2008

Depuis quelques temps, je rencontre dans pas mal d'articles (numériques ou papiers) une erreur presque inadmissible de la part des professionnels du bois. Les premiers à m'avoir fait bondir sont les techniciens du CRPF (Et oui... Encore !), et plus précisément du Nord Pas de Calais. C'était dans le Forêt de France du mois de mars (il me semble). Dans un communiqué, ils prétendaient que le Douglas était un bois naturellement imputrescible. Qu'en dites-vous ? Abus de langage ? Véritable ignorance ? Pseudo ignorance visant à faire croire certaines choses au propriétaire moyen d'une parcelle de Douglas ? Sans doute un peu tout à la fois, mais attachons nous à corriger cette énorme erreur de communication et à préciser un peu la notion de résistance naturelle d'un bois.


L'imputrescibilité est un terme valable seulement si le bois évoqué ne se dégrade pas avec le temps. Seulement, ce n'est absolument pas le cas pour le Douglas : en dehors du fait que les branches de Douglas après exploitation finissent par disparaitre, le Douglas peut être victime d'un pourridié bien connu des forestiers, le fomes (prononcer fomesse). Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est le cas, dans certaines stations un peu lourdes, très limoneuses.


En revanche, il est vrai que le Douglas est considéré, selon la norme NF EN 335-2, résistant aux champignons, coléoptères et termites dans les régions concernées. Autrement dit, il est résistant, et ce, naturellement, 'classe 3' dans cette norme des classes de risques. Cette résistance est évaluée pour une durée d'utilisation de plus de 10 ans sans attaque significative. Les conditions de mise en oeuvre ne sont pas prises en compte (excepté l'humidité du bois, supérieure à 20% dans le cadre de la classe 3), et la section des bois non plus.

Résistant ne signifie donc pas invulnérable. Le Douglas n'est donc pas imputrescible, mais résistant à certains agents pendant un certain temps, dans des conditions optimales de mise en oeuvre.

Vous pouvez retrouver les classes de risques de la norme NF EN 335-2 sur le site internet du Comité National pour le Développement du Bois. D'autres normes sont disponibles sur le même site concernant la durabilité.


par Thibault publié dans : A méditer ...
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Commentaires

Salut, je constate que les professionnelles disent n'importe quoi : Le dougas imputrescible, c'est faux à 100%. Et puis aucun arbre n'est à l'abris des insectes comme les termites ... Un artisan menuisier ébéniste .
P.S J'ai mis en lien un article sur le capricorne .
Commentaire n° 1 posté par Christian le 13/06/2008 à 06h53

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