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Je profite du dernier commentaire de David dans l'article Mesures écologique: c'est bien, mais encore faut-il qu'elles soient réalisables pour parler d'un système de lutte biologique contre certains
insectes problématiques qui provoquent la mortalité de l'Epicea de manière assez impressionnante.
Je suis tout à fait d'accord avec ce point de vue. C'est d'ailleurs le problème de l'être humain en général (tiens, c'est une idée pour le Grenelle de l'environnement): supprimer quand un élément nous gêne.
En forêt, nous avons de gros problèmes avec un petit insecte, que l'on appelle communément le Dendroctone. Il s'infiltre entre l'écorce et le bois pour y pondre ses oeufs. Ses larves vont se nourrir du phloème, ce qui va couper la circulation de la sève élaborée, et entraîner la mort de l'arbre touché en quelques semaines, voire jours (j'ai pu observer la mort d'une parcelle de 4 hectares en moins d'un mois!).
Cet insecte est en fait d'origine eurosibérienne, et a migré suite à la succession d'évènements climatiques, tels que les tempêtes et sécheresses.
Pour lutter contre ce redoutable prédateur, on a trouvé une lutte tout à fait biologique: utiliser son prédateur biologique, le Rhizophagus grandis. Il n'avait pas migré avec le dendroctone, il faut donc l'introduire dans les parcelles touchées. De cette manière, l'équilibre de la chaîne alimentaire n'est pas rompu (problème évoqué par David dans son commentaire).
Seul réel problème: son coût: il faut lâcher au moins une centaine d'individus à l'hectare, aux pieds d'arbres (tous les 50 mètres), et un Rhizophagus coûte 2 Euros... Autant dire que le prix est exorbitant! Seule l'administration française (c'est à dire l'ONF), ainsi que quelques très gros propriétaires privés peuvent se permettre d'investir.
En revanche, le résultat est quasi assuré, bien que l'effet se fasse vraiment sentir au bout de 7 à 9 ans.
Je vais vous expliquer un peu à quoi on peut reconnaître un arbre touché par le Dendroctone
1- Bien souvent, certains arbres de la parcelle sont déjà morts (attention, ils peuvent être secs pour d'autres raisons).
2- On peut parfois observer certains Epicéas avec des aiguilles un peu jaunies.
3- On peut voir sur le tronc des "pralines": accumulation de sciure et de résine à l'entrée des galeries creusées par la femelle.
Petit détail: lorsqu'une parcelle est en cours de prédation par le Rhizophagus, les arbres au pied desquels ont été lâchés les insectes protecteurs sont marqués d'un "R".
Voici le commentaire de David:
Une idée n'est valable que si elle ne détruit pas autre chose par ailleurs... Or un écosystème repose sur la 'chaîne alimentaire'... Supprimez un maillon, vous désordonnerez la chaîne...
Je suis tout à fait d'accord avec ce point de vue. C'est d'ailleurs le problème de l'être humain en général (tiens, c'est une idée pour le Grenelle de l'environnement): supprimer quand un élément nous gêne.
En forêt, nous avons de gros problèmes avec un petit insecte, que l'on appelle communément le Dendroctone. Il s'infiltre entre l'écorce et le bois pour y pondre ses oeufs. Ses larves vont se nourrir du phloème, ce qui va couper la circulation de la sève élaborée, et entraîner la mort de l'arbre touché en quelques semaines, voire jours (j'ai pu observer la mort d'une parcelle de 4 hectares en moins d'un mois!).
Cet insecte est en fait d'origine eurosibérienne, et a migré suite à la succession d'évènements climatiques, tels que les tempêtes et sécheresses.
Pour lutter contre ce redoutable prédateur, on a trouvé une lutte tout à fait biologique: utiliser son prédateur biologique, le Rhizophagus grandis. Il n'avait pas migré avec le dendroctone, il faut donc l'introduire dans les parcelles touchées. De cette manière, l'équilibre de la chaîne alimentaire n'est pas rompu (problème évoqué par David dans son commentaire).
Seul réel problème: son coût: il faut lâcher au moins une centaine d'individus à l'hectare, aux pieds d'arbres (tous les 50 mètres), et un Rhizophagus coûte 2 Euros... Autant dire que le prix est exorbitant! Seule l'administration française (c'est à dire l'ONF), ainsi que quelques très gros propriétaires privés peuvent se permettre d'investir.
En revanche, le résultat est quasi assuré, bien que l'effet se fasse vraiment sentir au bout de 7 à 9 ans.
Je vais vous expliquer un peu à quoi on peut reconnaître un arbre touché par le Dendroctone
1- Bien souvent, certains arbres de la parcelle sont déjà morts (attention, ils peuvent être secs pour d'autres raisons).
2- On peut parfois observer certains Epicéas avec des aiguilles un peu jaunies.
3- On peut voir sur le tronc des "pralines": accumulation de sciure et de résine à l'entrée des galeries creusées par la femelle.
Petit détail: lorsqu'une parcelle est en cours de prédation par le Rhizophagus, les arbres au pied desquels ont été lâchés les insectes protecteurs sont marqués d'un "R".
par Thibault
publié dans :
Tours et détours en forêt








