Lundi 9 juillet 2007
Suite à mes problèmes mécaniques du mois dernier, j'ai eu une longue réflexion sur le rôle des directeurs ou autres personnels haut placés dans les concessions de machines forestières. Je me suis demandé ce que j'essaierais de faire si, par bonheur, j'avais la chance d'arriver à ce poste (comme d'autres chauffeurs de machines d'abattage l'ont fait, comme Jean Marie Deat par exemple, aujourd'hui directeur d'une concession Ponsse).Améliorer le degré de connaissances des opérateurs: j'ai eu l'occasion de participer il y a près d'un an à une formation pour les chauffeurs de machines d'abattages Ponsse, chez Ponsse, et j'ai trouvé ça très formateur et efficace. Je pense que ce type d'opérations devrait se généraliser chez tous les constructeurs, et devrait être automatique à partir du moment ou un opérateur arrive sur une machine neuve ou d'une marque qu'il n'a encore jamais piloté. Pour ma part, suite à cette formation, qui ne portait que sur le programme de l'informatique embarqué, m'a permis d'augmenter mes rendements de 20%.
Faire remonter plus de remarques de la part des opérateurs: paradoxalement, les personnes les mieux placées pour juger du degré d'efficacité d'une machine d'abattage ne sont pas les constructeurs, mais les chauffeurs eux-mêmes. Leur avis n'est pas assez souvent pris en compte à mon avis. Bien souvent, les marques se contentent de sortir de nouveaux modèles, mais ne cherchent pas à améliorer les gammes existantes pour améliorer leur solidité.
Essayer de prévoir au mieux les problèmes mécaniques sur les engins: on est capable de dire, à quelques dizaines d'heures près, que telle ou telle pièce d'usure risque de casser. A mon sens, il est très important de prendre en compte les stades d'usure pour prévoir des stocks de pièces d'une part, mais aussi pour informer les opérateurs, d'autre part, du risque de casse qui arrive. Cela permettrait sans aucun doute de minimiser les temps d'arrêt, qui sont trop fréquent à mon goût sur les machines d'abattage.
Essayer d'orienter les constructeurs vers des améliorations plus pratiques qu'esthétiques: on sait aujourd'hui que le design joue un rôle énorme dans le choix des engins, mais on oublie trop facilement le côté solide et pratique qu'il est absolument indispensable d'avoir si l'on veut arriver à obtenir des rendements corrects.
J'ai parlé ici de ces critères là car j'ai sincèrement l'impression qu'il s'agit des critères les moins pris en comptes par les constructeurs alors qu'ils vont déterminer l'image d'une marque. Je ne prétends bien sûr pas être en mesure de révolutionner le monde de l'exploitation mécanisée du bois, mais je pense que certaines choses pourraient être améliorées assez facilement.
Bien sûr, si vous estimez pouvoir compléter cette liste, n'hésitez surtout pas! Je remonterai l'information auprès des concessions!
par Thibault
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