Jeudi 12 juillet 2007
Il me semble que les français prennent très souvent pour essence emblématique le chêne.
C'est bien vu: cet arbre est majestueux, beau, paraît noble par sa longévité et certaines de ses utilisations.
Maintenant, parlons de son utilisation. Trop souvent, cette essence est associée à une utilisation très noble, qui est soit la tonnellerie, soit l'ébénisterie. Et pour beaucoup, le chêne était utilisé autrefois pour faire le mât des bateaux.
Pour ce qui est de l'utilisation en bois de marine, je vais casser le mythe: le chêne était très utilisé pour les coques, mais bien souvent, les mâts étaient faits en sapin, essence beaucoup plus souple et élastique.
Les utilisations du chêne aujourd'hui
Bien sûr que le chêne peut être utilisé pour la méranderie (tonneaux), ou alors pour la confection de meubles, mais alors nous ne parlons que des spécimens les plus jolis et les plus gros! En réalité, seule une minorité d'individus appartenant à l'élite ont fait la légende de cette essence. La plupart des bois partent en sciages classiques ou au chauffage, et ce, pour plusieurs raisons.
La qualité d'un bois dépend bien sûr de sa sylviculture, mais aussi et surtout de sa localisation géographique: le chêne répond à cette règle. Un chêne de plaine, implanté dans un sol profond et ayant assez d'eau pour vivre sera bien souvent un chêne de grande qualité s'il est bien mené (sylviculture adaptée). En revanche, un chêne, même de moyenne montagne, ou de haie, sera bien souvent très branchu, tordu, et comportant beaucoup de défauts.

Tout d'abord, il peut être gélif. Cela signifie que son sol et son climat ne sont pas adaptés à sa croissance. Alors, on peut remarquer au pied une sorte de fente cicatrisée que l'on appelle gélivure. Le froid n'est pas le seul facteur à prendre en compte donc.

Puis il peut posséder des gourmands, c'est à dire des sortes de bourgeons dormant sous l'écorce et se réveillant d'un coup pour donner naissance à des branches organisées de manière anarchique sur le tronc. Tandis que la gélivure va déclasser complètement le bois, les gourmands, eux, empêchent une utilisation de grande qualité, mais ne compromettent pas une utilisation pour le sciage.

Puis le bois peut aussi être roulé, c'est à dire fendu de manière circulaire au coeur de l'arbre, signe d'un problème nutritionnel par exemple.
Tout ceci pour dire que l'on surestime bien souvent le chêne des régions de moyenne montagne, en lui attribuant une valeur extraordinaire, alors que finalement, cette essence est très mal adaptée à ce milieu topographique. Par conséquent, ne vous évertuez pas à dire que le feuillu a sa place partout, ou encore qu'il y a trop de résineux en France. Parfois, le feuillu est présent, mais connaît des problèmes non visibles, alors qu'une essence résineuse aurait pu donner de magnifiques résultats, alors que d'autres fois, il s'agit du cas inverse.
Bien sûr, le chêne n'est pas la seule essence feuillue présente en France. Certaines sont même très bien adaptées au milieu montagnard (comme le hêtre par exemple). Mais le problème reste le même: il n'est pas toujours adapté à sa situation géographique...
La forêt est un milieu fait de nuances et de règles qui parfois ne tiennent pas à grand chose...
C'est bien vu: cet arbre est majestueux, beau, paraît noble par sa longévité et certaines de ses utilisations.
Maintenant, parlons de son utilisation. Trop souvent, cette essence est associée à une utilisation très noble, qui est soit la tonnellerie, soit l'ébénisterie. Et pour beaucoup, le chêne était utilisé autrefois pour faire le mât des bateaux.
Pour ce qui est de l'utilisation en bois de marine, je vais casser le mythe: le chêne était très utilisé pour les coques, mais bien souvent, les mâts étaient faits en sapin, essence beaucoup plus souple et élastique.
Les utilisations du chêne aujourd'hui

Bien sûr que le chêne peut être utilisé pour la méranderie (tonneaux), ou alors pour la confection de meubles, mais alors nous ne parlons que des spécimens les plus jolis et les plus gros! En réalité, seule une minorité d'individus appartenant à l'élite ont fait la légende de cette essence. La plupart des bois partent en sciages classiques ou au chauffage, et ce, pour plusieurs raisons.
La qualité d'un bois dépend bien sûr de sa sylviculture, mais aussi et surtout de sa localisation géographique: le chêne répond à cette règle. Un chêne de plaine, implanté dans un sol profond et ayant assez d'eau pour vivre sera bien souvent un chêne de grande qualité s'il est bien mené (sylviculture adaptée). En revanche, un chêne, même de moyenne montagne, ou de haie, sera bien souvent très branchu, tordu, et comportant beaucoup de défauts.

Tout d'abord, il peut être gélif. Cela signifie que son sol et son climat ne sont pas adaptés à sa croissance. Alors, on peut remarquer au pied une sorte de fente cicatrisée que l'on appelle gélivure. Le froid n'est pas le seul facteur à prendre en compte donc.

Puis il peut posséder des gourmands, c'est à dire des sortes de bourgeons dormant sous l'écorce et se réveillant d'un coup pour donner naissance à des branches organisées de manière anarchique sur le tronc. Tandis que la gélivure va déclasser complètement le bois, les gourmands, eux, empêchent une utilisation de grande qualité, mais ne compromettent pas une utilisation pour le sciage.

Puis le bois peut aussi être roulé, c'est à dire fendu de manière circulaire au coeur de l'arbre, signe d'un problème nutritionnel par exemple.
Tout ceci pour dire que l'on surestime bien souvent le chêne des régions de moyenne montagne, en lui attribuant une valeur extraordinaire, alors que finalement, cette essence est très mal adaptée à ce milieu topographique. Par conséquent, ne vous évertuez pas à dire que le feuillu a sa place partout, ou encore qu'il y a trop de résineux en France. Parfois, le feuillu est présent, mais connaît des problèmes non visibles, alors qu'une essence résineuse aurait pu donner de magnifiques résultats, alors que d'autres fois, il s'agit du cas inverse.
Bien sûr, le chêne n'est pas la seule essence feuillue présente en France. Certaines sont même très bien adaptées au milieu montagnard (comme le hêtre par exemple). Mais le problème reste le même: il n'est pas toujours adapté à sa situation géographique...
La forêt est un milieu fait de nuances et de règles qui parfois ne tiennent pas à grand chose...
par Thibault
publié dans :
Tours et détours en forêt
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