Lundi 7 mai 2007
Les machines d'abattage sont toutes différentes par leurs concepts. Un concept est une architecture propre à une machine qui lui attribue ses capacités à un type de travail donné, et qui oriente son chauffeur à une méthode de travail donnée. Chaque marque possède des concepts différents, mais on peut facilement en distinguer trois catégories :
- Le type de grue
- L'architecture de la cabine
- L'architecture de la tête d'abattage
Il en existe deux grandes familles, celles dites à parallélogramme, et les télescopiques. Actuellement, seule la marque Ponsse a gardé le type télescopique qui comporte, quand même, un certain nombre d'avantages.

-Les grues à parallélogramme
Il s'agit d'une architecture à deux bras de grue. Le premier sert essentiellement à la fonction de levage, et le second à la fonction d'éloignement ou de rapprochement de la tête. La fonction de parallélogramme permet de diviser par deux le nombre de fonctions à effectuer par l'opérateur et augmente sensiblement la précision. Cette grue est la plus communément utilisée, aujourd'hui, seule une marque ne l'utilise pas de manière systématique.
Ses avantages et des inconvénients :
Cette grue est très simple d'entretien, de par son accessibilité, et subit moins de contraintes mécaniques que le télescope : en fonction d'ébranchage, une grue est victime de torsion importante, et celles-ci sont bien mieux réparties sur les parallélogrammes. De plus, ce sont, généralement, des grues possédant une force de levage plus importante.
En revanche, ces grues sont très encombrantes, ce qui engendre quelques problèmes lors de travaux sous des lignes électriques, ou pour le chargement sur porte-char.
-Les télescopes
Depuis quelques années, seule la marque Ponsse les utilise, alors qu'avant, Valmet en possédait aussi. Le principe est simple. La grue est composée d'un bras télescopique de longue portée, qui permet de minimiser les mouvements de grue et l'encombrement. Les actions sont simplifiées au maximum, permettant une grande rapidité pour certains travaux. En revanche, ce sont des grues compliquées à entretenir : les flexibles hydrauliques sont à l'intérieur de la grue parfois, et souvent sous tension dans un système de poulies assez complexes. De plus, elles sont fragiles, car plus exposées aux torsions infligées. Elles sont aussi un peu moins puissantes en levage.
Il existe deux grands types d'architecture : cabine fixe ou corrigée.
Jusqu'au début des années 2000, Valmet était l'unique constructeur à proposer un système de correction d'assiette automatique de
sa cabine. Le principe est simple, mais demande de réelles adaptations aux châssis de machines : la cabine suit les mouvements de la tête d'abattage, et reste à niveau, dans les pentes et dévers. Aujourd'hui, John Deere Propose la correction intégrale (comme Valmet) en option sur ses machines. Quant à Ponsse, ils ont opté pour une correction en dévers uniquement.
Certaines marques ont opté pour une correction intégrale du châssis (Ecolog), et certains ont même un système type araignée pur se corriger. Mais c'est encore un délicat comme système pour beaucoup de raisons.
Valmet a une architecture très spécifique pour sa cabine qui lui confère un large avantage : la grue est située sur le côté de la cabine, plutôt que devant, ce qui dégage complètement la vue de la tête, et la cabine est posée sur le même socle que la grue, et le tout pivote ensemble. La tête d'abattage est donc toujours visible pour le chauffeur. Cela entraîne des gains de productivité assez sensibles.
C'est l'organe de coupe de la machine. Pour faire simple, la tête a quatre rôles : abattre l'arbre, l'ébrancher, mesurer les longueurs et diamètres de l'arbre en tous points, et le façonner en billons. Le tout est géré par tout un système informatique, qui donnera d'ailleurs sûrement lieu à un article. Il existe deux grandes variantes qui sont déterminantes pour la qualité du travail et le rendement : la tête possède ou deux rouleaux d'entrainement, ou trois. Les têtes à deux rouleaux permettent un façonnage plus facile des bois tordus (Pin, quelques feuillus). En revanche, il y a une grande perte de puissance par rapport à une tête à trois rouleaux. Cette dernière a une grande nervosité et une puissance d'ébranchage très impressionnante. Evidemment, les têtes sont difficilement interchangeables d'un constructeur à un autre, et tous ne font pas les deux types de tête.
Les têtes à trois rouleaux n'ont pas le même système de serrage que les têtes à deux rouleaux : étant donné la force de motricité des rouleaux dans le premier cas, ce sont eux qui effectuent la fonction de serrage pour éviter la perte des bois. En revanche, sur une tête à deux rouleaux, ce sont les couteaux d'ébranchage qui serrent le bois dans la tête.
Voilà pour ce qui est des concepts principaux d'une machine d'abattage. Dans le prochain article, nous verrons quelles sont les conséquences concrètes de ces architectures différentes sur le travail.
- Le type de grue
- L'architecture de la cabine
- L'architecture de la tête d'abattage
Le type de grue
Il en existe deux grandes familles, celles dites à parallélogramme, et les télescopiques. Actuellement, seule la marque Ponsse a gardé le type télescopique qui comporte, quand même, un certain nombre d'avantages.

-Les grues à parallélogramme
Il s'agit d'une architecture à deux bras de grue. Le premier sert essentiellement à la fonction de levage, et le second à la fonction d'éloignement ou de rapprochement de la tête. La fonction de parallélogramme permet de diviser par deux le nombre de fonctions à effectuer par l'opérateur et augmente sensiblement la précision. Cette grue est la plus communément utilisée, aujourd'hui, seule une marque ne l'utilise pas de manière systématique.
Ses avantages et des inconvénients :
Cette grue est très simple d'entretien, de par son accessibilité, et subit moins de contraintes mécaniques que le télescope : en fonction d'ébranchage, une grue est victime de torsion importante, et celles-ci sont bien mieux réparties sur les parallélogrammes. De plus, ce sont, généralement, des grues possédant une force de levage plus importante.
En revanche, ces grues sont très encombrantes, ce qui engendre quelques problèmes lors de travaux sous des lignes électriques, ou pour le chargement sur porte-char.
-Les télescopes
Depuis quelques années, seule la marque Ponsse les utilise, alors qu'avant, Valmet en possédait aussi. Le principe est simple. La grue est composée d'un bras télescopique de longue portée, qui permet de minimiser les mouvements de grue et l'encombrement. Les actions sont simplifiées au maximum, permettant une grande rapidité pour certains travaux. En revanche, ce sont des grues compliquées à entretenir : les flexibles hydrauliques sont à l'intérieur de la grue parfois, et souvent sous tension dans un système de poulies assez complexes. De plus, elles sont fragiles, car plus exposées aux torsions infligées. Elles sont aussi un peu moins puissantes en levage.
L'architecture de la cabine
Il existe deux grands types d'architecture : cabine fixe ou corrigée.
Jusqu'au début des années 2000, Valmet était l'unique constructeur à proposer un système de correction d'assiette automatique de
sa cabine. Le principe est simple, mais demande de réelles adaptations aux châssis de machines : la cabine suit les mouvements de la tête d'abattage, et reste à niveau, dans les pentes et dévers. Aujourd'hui, John Deere Propose la correction intégrale (comme Valmet) en option sur ses machines. Quant à Ponsse, ils ont opté pour une correction en dévers uniquement. Certaines marques ont opté pour une correction intégrale du châssis (Ecolog), et certains ont même un système type araignée pur se corriger. Mais c'est encore un délicat comme système pour beaucoup de raisons.
Valmet a une architecture très spécifique pour sa cabine qui lui confère un large avantage : la grue est située sur le côté de la cabine, plutôt que devant, ce qui dégage complètement la vue de la tête, et la cabine est posée sur le même socle que la grue, et le tout pivote ensemble. La tête d'abattage est donc toujours visible pour le chauffeur. Cela entraîne des gains de productivité assez sensibles.
La tête d'abattage
C'est l'organe de coupe de la machine. Pour faire simple, la tête a quatre rôles : abattre l'arbre, l'ébrancher, mesurer les longueurs et diamètres de l'arbre en tous points, et le façonner en billons. Le tout est géré par tout un système informatique, qui donnera d'ailleurs sûrement lieu à un article. Il existe deux grandes variantes qui sont déterminantes pour la qualité du travail et le rendement : la tête possède ou deux rouleaux d'entrainement, ou trois. Les têtes à deux rouleaux permettent un façonnage plus facile des bois tordus (Pin, quelques feuillus). En revanche, il y a une grande perte de puissance par rapport à une tête à trois rouleaux. Cette dernière a une grande nervosité et une puissance d'ébranchage très impressionnante. Evidemment, les têtes sont difficilement interchangeables d'un constructeur à un autre, et tous ne font pas les deux types de tête.
Les têtes à trois rouleaux n'ont pas le même système de serrage que les têtes à deux rouleaux : étant donné la force de motricité des rouleaux dans le premier cas, ce sont eux qui effectuent la fonction de serrage pour éviter la perte des bois. En revanche, sur une tête à deux rouleaux, ce sont les couteaux d'ébranchage qui serrent le bois dans la tête.
Voilà pour ce qui est des concepts principaux d'une machine d'abattage. Dans le prochain article, nous verrons quelles sont les conséquences concrètes de ces architectures différentes sur le travail.
par Thibault
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