Jeudi 10 mai 2007
Nous avons donc vu que chaque machine possédait des concepts qui lui sont propres. Nous avions évoqué aussi le fait que ces concepts influaient de manière considérable sur les aptitudes et les méthodes de travail des machines. Nous allons donc approfondir ces notions.
Dans les opérations d'éclaircie, les parallélogrammes sont intéressants pour des bois imposants (au delà de 0,8 m). Dans le cas contraire, les mouvements à effectuer pour aller chercher un arbre dans une ligne voisine sont trop nombreux, augmentant ainsi les risques de blesser un arbre (rappelons qu'un machine circule entre deux lignes et prélève les bois sur une largeur de 4 à 6 lignes, y compris en éclaircie).
En revanche, un télescope à des mouvements rectilignes, ce qui augmente sa rapidité d'exécution et sa précision (simplification des mouvements).
En coupes rases, le parallélogramme est sans aucun doute la grue la mieux adaptée : la puissance est le premier critère à intervenir dans ce cas. En effet, la cadence des mouvements est beaucoup plus élevée dans ce cas qu'en coupe rase, et un télescope subit plus de contraintes mécaniques.
Celle-ci a deux conséquences directes sur l'exploitation : une cabine corrigée permettra à l'opérateur d'avoir un poste de conduite beaucoup plus confortable dans les pentes, ce qui augmentera sa précision et sa rapidité.
En prime, chez Valmet, étant donné que la grue est corrigée avec la cabine, il y a moins de perte de force, et moins d'arbres blessés (dans une pente, une grue moins corrigée à du déport en haut de la flèche).
Concernant l'efficacité du travail en éclaircie et coupe rase, il est absolument évident qu'une grue sur le côté de la cabine tournante (Vidéo ci-dessous : Valmet 901 travaillant en éclaircie avec une grue parallélogramme) sera bien plus efficace qu'une grue devant la cabine: il y a moins de perte de visibilité. Par conséquent, il est tout à fait préférable d'utiliser une cabine tournante en éclaircie. En revanche, en coupe rase, cela a peu d'importance étant donné le champ de visibilité créé par la coupe des bois sur toute la surface.
Il paraît évident qu'un entrepreneur ne peut pas se cantonner à un seul type de travaux en fonction de sa machine. Il doit donc s'adapter (par exemple, je conduis une machine à grue télescopique, et pourtant, je fais des gros bois et de la coupe rase...). En revanche, il est certain que l'alliance des concepts joue un grand rôle dans la qualité d'une machine. Valmet, d'ailleurs, parvient très bien à augmenter son marché grâce à des concepts qui deviennent indispensables !
Les différences au travail d'une grue parallélogramme et d'un télescope
Rappel : une grue parallélogramme est plus puissante qu'un télescope, mais ce dernier est plus rapide
Dans les opérations d'éclaircie, les parallélogrammes sont intéressants pour des bois imposants (au delà de 0,8 m). Dans le cas contraire, les mouvements à effectuer pour aller chercher un arbre dans une ligne voisine sont trop nombreux, augmentant ainsi les risques de blesser un arbre (rappelons qu'un machine circule entre deux lignes et prélève les bois sur une largeur de 4 à 6 lignes, y compris en éclaircie). En revanche, un télescope à des mouvements rectilignes, ce qui augmente sa rapidité d'exécution et sa précision (simplification des mouvements).
En coupes rases, le parallélogramme est sans aucun doute la grue la mieux adaptée : la puissance est le premier critère à intervenir dans ce cas. En effet, la cadence des mouvements est beaucoup plus élevée dans ce cas qu'en coupe rase, et un télescope subit plus de contraintes mécaniques.
L'architecture de la cabine
Celle-ci a deux conséquences directes sur l'exploitation : une cabine corrigée permettra à l'opérateur d'avoir un poste de conduite beaucoup plus confortable dans les pentes, ce qui augmentera sa précision et sa rapidité.
En prime, chez Valmet, étant donné que la grue est corrigée avec la cabine, il y a moins de perte de force, et moins d'arbres blessés (dans une pente, une grue moins corrigée à du déport en haut de la flèche).
Concernant l'efficacité du travail en éclaircie et coupe rase, il est absolument évident qu'une grue sur le côté de la cabine tournante (Vidéo ci-dessous : Valmet 901 travaillant en éclaircie avec une grue parallélogramme) sera bien plus efficace qu'une grue devant la cabine: il y a moins de perte de visibilité. Par conséquent, il est tout à fait préférable d'utiliser une cabine tournante en éclaircie. En revanche, en coupe rase, cela a peu d'importance étant donné le champ de visibilité créé par la coupe des bois sur toute la surface.
Les têtes
Nous avons vu qu'il existe des têtes à trois ou deux rouleaux. Ceci joue surtout sur la nervosité de la tête, mais il est vrai que pour des bois branchus, une tête à trois rouleaux est plus efficace car plus puissante. Par contre, dans des bois tordus, une tête à deux rouleaux a moins de mal à faire circuler les bois.
Un petit bilan
Il paraît évident qu'un entrepreneur ne peut pas se cantonner à un seul type de travaux en fonction de sa machine. Il doit donc s'adapter (par exemple, je conduis une machine à grue télescopique, et pourtant, je fais des gros bois et de la coupe rase...). En revanche, il est certain que l'alliance des concepts joue un grand rôle dans la qualité d'une machine. Valmet, d'ailleurs, parvient très bien à augmenter son marché grâce à des concepts qui deviennent indispensables !
par Thibault
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