Texte Libre


Bonjour et bienvenue sur Sylvasphere. Je vous propose de découvrir sur ce blog la filière forestière sous tous les angles: métiers, explication de la gestion des forêts, pensées personnelles, blogs, ...

N'hésitez pas à commenter, poser vos questions, proposer vos débats, exposer vos critiques, ... et tant de choses encore! Sylvasphere est un blog qui se veut ouvert d'esprit!
Jeudi 24 juillet 2008
European Tree Trimming effectue des travaux d'élagage grande hauteur. La société est à la recherche d'un chauffeur pour élagueuse télescopique, engin demandant une conduite proche de celle d'un combiné d'abattage.
Il faudrait que les éventuels candidats possèdent le permis PL, des notions de mécanique et hydraulique, une bonne présentation et une expérience en conduite d'engin de TP ou forestier.

Voici les coordonnées de European Tree Trimming :

E.T.T
Centre d'Activités Nouvelles
38510 ARANDON
Tél : 04.74.90.35.47
Fax : 04.74.27.66.11
e-mail : [email protected]


N'hésitez surtout pas à contacter la société pour plus d'infos.

A noter que pendant la période du 4 au 24 août 2008, certains personnels sont en congés et risquent donc de ne pas répondre immédiatement à vos messages.

par Thibault publié dans : Sylva-Job
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Jeudi 17 juillet 2008
Voici un commentaire de PROST déposé le 15 juillet sur l'article concernant les problèmes de lubrification des têtes Logmax.

"Bonjour,
Selon vous, est-il possible d'utiliser de l'huile biodégradable pour la lubrification des chaînes sur les abatteuses ?
Quel volume d'huile est consommé en moyenne pour une journée de travail et est-ce que le niveau de lubrification peut dépendre du type de bois que l'on abat ?"




A propos des huiles biodégradables :
en effet, les huiles bio peuvent être utilisées sur les têtes d'abattage. D'ailleurs, il en existe déjà, mais leur utilisation est marginale, et ce pour deux raisons : d'une part, leur prix est beaucoup trop élevé par rapport à celui d'une huile classique (du simple au double), et d'autre part, les entrepreneurs restent interrogatifs quant au pouvoir lubrifiant de ces huiles. Petites précision : les huiles bios ont tendance à être plus épaisses que les huiles classiques.

A propos de la consommation d'huile : elle est souvent variable selon les têtes, et selon le mécanisme mis en place par les constructeurs. Pour ma part, selon les chantiers et les bois, ma consommation moyenne est de 5 à 8 litres par jour.

La question du niveau de lubrification en fonction du type de bois travaillé :
pour le coup, le sujet est vaste !
Le niveau de lubrification dépend de nombreux critères : saison, état du matériel, type de bois et volume moyen...

L'effet saison : c'est sans doute le facteur le moins aléatoire. L'été, avec les grosses chaleurs, a tendance à rendre l'huile beaucoup plus fluide. Par conséquent, elle a tendance à moins bien adhérer sur le guide et la chaîne. La lubrification peut donc être moins bonne qu'en temps normal.
L'hiver, les basses températures ont tendance à épaissir l'huile, phénomène à double tranchant, car si une huile suffisamment épaisse offre une lubrification excellente, une huile trop épaisse aura du mal à circuler dans les tuyaux et la pompe. De plus, la neige peut limiter la bonne tenue de l'huile. Pour toutes ces raisons, il est conseillé de choisir une huile légèrement plus fluide pour l'hiver et les températures fortement basses.

L'effet matériel usé : une mauvaise huile aura pour conséquence directe une usure rapide du guide et de la chaîne de scie. De même, travailler avec une chaîne et un guide usés provoque une surchauffe du montage, et donc de l'huile présente sur le rail. Par conséquent, l'huile n'adhérera plus et ne jouera plus son rôle.

Le type de bois façonné : d'une manière générale, le travail en gros diamètres engendre une consommation moindre que dans les petits bois. En effet, plus les bois sont gros, et plus les produits façonnés ont des chances d'être longs. Les coups de scie sont donc réduits, et l'utilisation d'huile aussi.
La dureté des bois joue un grand rôle dans la qualité de lubrification : les bois secs entraînent souvent des chauffes assez importantes des chaînes. Lors de travaux dans des bois secs, l'utilisation d'une bonne huile est donc primordiale. D'une manière générale, plus le bois est dit "dur", meilleure doit être l'huile. Le Mélèze et le Douglas exigent d'avoir de bonnes huiles, contrairement au Grandis, qui, lui, est un bois très tendre.

Dans tous les cas, le facteur déterminant pour que l'huile soit efficace est d'avoir toujours un organe de coupe très bien entretenu : chaîne affutée; guide en bon état, tension de chaîne bien réglée. D'autant plus qu'une mauvaise lubrification nous force souvent à insister lors des traits de scie, et provoque donc des surchauffes de moteurs hydrauliques, de vérins, le tout entraînant bien souvent des problèmes de brûlures de joints. Une fois encore, le chauffeur est au coeur du problème !
par Thibault publié dans : Mécanisation
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Dimanche 6 juillet 2008
Les utilisateurs des têtes Logmax évoquent de façon récurrente des problèmes de lubrification de la chaîne de scie : difficultés pour trouver une huile à la fois fluide et efficace, obligation de trouver des solutions de bricolage telles que le mélange huile de chaîne huile hydraulique, et donc des problèmes de coût, d'usure des guides et des chaînes. Le problème original est en fait le montage utilisé pour alimenter le guide en huile : une petite pompette électrique au lieu d'un piston alimenté hydrauliquement, créant une pression plus importante et permettant l'utilisation d'huiles plus épaisses.

Bien que non utilisateur de ces têtes, ce problème m'interpelle : je trouve impensable qu'une marque développe un produit sans penser à mettre en place des adaptations particulières pour certains marchés. Il est donc indispensable de trouver une solution permettant de compenser le manque de souplesse du système. Il y a quelques jours, je pense avoir trouvé un début de solution : j'ai proposé à un collègue possédant une Eco Log 590C avec une tête Logmax 7000 d'essayer une huile qui ne me convient pas à cause d'une trop grande fluidité, la Minerva Oil 10AD.


Sur ma tête, équipée d'un piston pour l'alimentation en huile de chaîne, cette huile a tendance à partir trop facilement et en trop grande quantité. Je me suis donc dis que sur un système nécessitant une huile hyper fluide pour un fonctionnement normal, la 10AD conviendrait. Visiblement, c'est le cas, puisque l'essai a mis en avant une bonne lubrification de la chaîne sur toute la longueur du guide.

Pour info : la Minerva Oil 10AD est habituellement utilisée par les têtes classiques dans des conditions hivernales marquées (grandes périodes de gel, neige). Plus le temps est froid, plus il faut utiliser une huile fluide. Donc, il est tout à fait possible que les têtes Logmax acceptent un certain nombre d'huiles adaptées à des conditions hivernales.

par Thibault publié dans : Mécanisation
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Vendredi 4 juillet 2008
L'utilisation de l'abattage mécanisé est souvent synonyme de rendement plutôt que de qualité et même de sylviculture.
Pourtant, la qualité est toujours recherchée par les donneurs d'ordre et pas les opérateurs eux-mêmes.

L'opération la plus délicate en sylviculture mécanisée est l'éclaircie : le slalom de la grue et de la tête entre les arbres rend le travail délicat. Et, contrairement à ce que l'on pourrait croire, le travail des petits bois est souvent très difficile, et ce à cause du balan de la tête, non ralenti par le poids de l'arbre à façonner. Le travail en gros bois est différent : le poids de l'arbre lors du façonnage empêche la tête de balancer dans tous les sens.
Autre problème, celui d'aller cherche rapidement les tiges entre les lignes sans heurter les voisines.
Alors comment obtenir une bonne stabilité de tête sans compromettre la souplesse des mouvements de tête et la rapidité d'exécution ?


Il existe sans aucun doute de multiples solutions, mais de mon point de vue, trois sont essentielles, et je les utilise tous les jours.

 - Régler les mouvements de sa grue pour la rendre la plus souple possible :   la rapidité n'est pas forcément un but en soi. Le réglage de la grue est primordial. La souplesse s'obtient pas trois paramètres : les rampes ascendantes et descendantes, qui vont permettre une progressivité dans le départ du mouvement et dans sa fin, le courant minimum envoyé, qui constitue le point de base du mouvement (le ralenti), et le courant maximum débité pour l'activation de l'électrovanne, qui va définir la vitesse maximum du mouvement. Des mouvements saccadés provoquent des balancements de tête.

 - Régler son frein de chape de manière ferme et souple à la fois : il existe différents types de chapes freinées (par bain d'huile, par simple disque, ou multidisques, ...). La mienne est une chape à simple disque, c'est à dire avec un disque et deux plaquettes de chaque côté. Le réglage est délicat, car si le serrage des plaquettes est trop sévère, l'usure de ces dernières est précoce, et l'effet du frein est brutal au départ, puis s'estompe vite. Le tout est de serrer suffisamment pour éviter un mouvement excessif de la tête sans pour autant la bloquer (pour lui permettre des mouvements amples et souples servant notamment à la saisie rapide des tiges de type "enveloppage").

 - Caler le mieux possible la rallonge de sa grue ou du télescope : on pense rarement à vérifier
si les tampons de calage de la rallonge sont bien réglés... Et pourtant, outre les usures de grues liées à un mauvais réglage, ce paramètre influe énormément sur la stabilité de la tête : des cales ajustées évitent des mouvements de torsion du télescope qui vont créer des petits mouvements latéraux saccadés. Le phénomène de balancier va alors être nettement amplifié.
Petit conseil : refaire un réglage de grue suite au calage, car celui-ci a tendance à ralentir sensiblement la sortie et la rentrée de prolongation.

Voici donc les trois techniques que j'utilise quotidiennement pour améliorer la qualité de mon travail en éclaircie. Rien que la mise en place de ces trois paramètres m'a permis de réduire d'environ 75% le taux de blessures aux tiges avoisinantes.
En ce moment, je suis en train d'étudier de nouvelles plaquettes de freinage faites main. Les tests sont encore en cours, mais je vous promets de les publier d'ici quelques mois (eh oui! Ca prend du temps!).
par Thibault publié dans : Mécanisation
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