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Bonjour et bienvenue sur Sylvasphere. Je vous propose de découvrir sur ce blog la filière forestière sous tous les angles: métiers, explication de la gestion des forêts, pensées personnelles, blogs, ...
N'hésitez pas à commenter, poser vos questions, proposer vos débats, exposer vos critiques, ... et tant de choses encore! Sylvasphere est un blog qui se veut ouvert d'esprit!
Il y a deux jours, j'ai eu un débat sur l'exploitation
mécanisée en forêt avec deux amis, ce qui m'a permis de me poser une question essentielle sur ce mode de récolte de plus en plus répandu: sommes nous certains que
l'exploitation mécanisée a des conséquences sur le milieu forestier?Différentes idées circulent à ce propos: tassement des sols; augmentation du risque de pathologies chez l'arbre par exemple. Alors que doit-on penser à ce sujet?
Très personnellement, je suis convaincu que l'exploitation mécanisé n'est pas forcément néfaste pour une parcelle, si et seulement si la récolte est réalisée dans de bonnes conditions (organisation permettant un travail de qualité, précision lors de la récolte des bois, ...). En revanche, il est très difficile de le prouver de manière sûre. Pourquoi? Je pense, en réalité, que nous manquons encore de recul sur ce type de récolte.
Début des années 2000: période charnière
On sait que la mécanisation forestière est devenue très répandue depuis les tempêtes de décembre 1999. C'est donc tout à fait récent à l'échelle d'une forêt.
De la même manière, les peuplements exploitables en éclaircie depuis 2000 n'ont pas été planté dans une optique de récolte mécanisée des bois: les lignes de plantations ne sont pas toujours faciles à distinguer, les densités sont parfois extrêmement fortes, ...
Nous sommes donc à une période de transitions entre deux modes de sylviculture tout à fait incompatibles: on exploite à l'aide de machines des parcelles plantées par des sylviculteurs n'imaginant même pas la possibilité de récolte mécanisée. Il est donc tout à fait normal que des problèmes tels que des blessures involontaires, ou alors des tassements de sols soient remarqués.
Autre point essentiel: les chauffeurs d'aujourd'hui ne sont pas les chauffeurs d'hier. On rencontre de plus en plus de chauffeurs formés en école, sensibilisés aux problèmes rencontrés en forêt, donc des chauffeurs soucieux de la qualité du travail effectué, tandis qu'au tout début de la mécanisation forestière, on rencontrait surtout des "cow boys" de la sylviculture: formations sur le tas, vidanges dans la terre, dans le bois, insouciance quant aux blessures sur les bois, ...
Quand pourrons nous savoir si oui ou non l'exploitation mécanisée est néfaste pour une parcelle?
A mon avis, il est nécessaire d'attendre d'avoir des parcelles en exploitation étudiées, dés le départ, pour la mécanisation, c'est à dire avec des sens de plantation en accord avec le fonctionnement d'un engin, des espacements permettant une circulation des machines assez aisée. Seulement, ces parcelles "aménagées" sont réellement apparues aux environs des années 2000. Il faudra donc attendre encore une grosse vingtaine d'années.
Perspectives d'évolution
Actuellement, on connaît certaines techniques permettant de récolter avec des conséquences limitées. Je pense, par exemple, à l'espace laissé entre deux cloisonnements d'exploitation: dans le temps, on avait tendance à couper une ligne sur trois ou quatre, ce qui est énorme. Aujourd'hui, on sait que le plus judicieux est de couper en première éclaircie et de manière systématique, une ligne sur cinq. Réduire l'espacement risquerait de déstabiliser un peuplement (plus de trouées), et laisser plus d'espace provoquerait des difficultés supplémentaires pour récolter les bois situés entre deux cloisonnements. Les évolutions des méthodes de sylviculture sont donc envisageables.
Enfin, parallèlement à l'évolution des modes de sylviculture, il existe une évolution des machines de récolte (rappelez vous ce prototype).
L'adaptation peut se faire dans les deux sens!
par Thibault
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Mécanisation

Joyeux anniversaire à l'Ecole Forestière de Meymac, en Corrèze, qui organise, pour ses 50 ans, les 21, 22 et 23 septembre 2007, diverses manifestations permettant de découvrir les métiers du bois, et les formations et travaux réalisés par l'Ecole Forestière de Meymac.
Hélas, en temps qu'ancien élève, j'aurais dû me rendre à cette manifestation, mais pour diverses raisons, je ne pourrai m'y rendre. En revanche, je vous invite tous à rejoindre cette grande manifestation pour découvrir un cadre de formation exceptionnel, mais aussi des métiers passionnants!
J'en profite pour vous faire part de quelques nouveautés sur cette école: depuis déjà deux ans, le centre de formation professionnel possède une seconde machine d'abattage, ainsi qu'un simulateur, et s'est diversifiée dans la vente de bois de chauffage. De plus, le centre de formation envisage de mettre en place une formation au sciage pour les élèves et étudiants.
par Thibault
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Actualité du bois
Tout d'abord, petite anecdote qui date d'il y a une ou deux semaines:Nous faisions un peu de maintenance sur nos machines, mon collègue et moi même. Nous nous trouvions sur une grande piste, au beau milieu d'un champ d'éoliennes, lui même parcouru par de nombreuses pistes, récentes pour la plupart, puisque construites pour l'édification des générateurs éoliens.
Nous observons alors un couple de promeneurs qui s'approchent de nous. Je me doutais déjà de leur question. Arrivés à notre hauteur, les deux marcheurs nous tendent une petite fiche type topoguide, avec une petite carte imprimé dessus dans un rectangle de 10 x 5 cm, échelle 1/100000, puis nous demandent: "Où sommes-nous? Parce que là, ça fait deux heures que nous tournons en rond, et on est complètement perdus". La chose était prévisible, étant donné l'évident manque de préparation du couple à une longue randonnée en forêt...
Nous observons alors un couple de promeneurs qui s'approchent de nous. Je me doutais déjà de leur question. Arrivés à notre hauteur, les deux marcheurs nous tendent une petite fiche type topoguide, avec une petite carte imprimé dessus dans un rectangle de 10 x 5 cm, échelle 1/100000, puis nous demandent: "Où sommes-nous? Parce que là, ça fait deux heures que nous tournons en rond, et on est complètement perdus". La chose était prévisible, étant donné l'évident manque de préparation du couple à une longue randonnée en forêt...
Randonner dans les bois, même sur des pistes larges, ne doit pas se faire sans un minimum de préparation, même s'il s'agit d'une simple balade à quelques kilomètres d'un village.
Les choses à faire absolument pour éviter de s'égarer
- S'équiper comme il le faut: boussole, carte IGN 1/25 000 à jour, téléphone portable;
- Vérifier que votre carte IGN soit bien à jour (se renseigner auprès de la mairie de la commune concernée par exemple). Si ce n'est pas le cas (comme souvent), essayer de se procurer des documents complets. Pour cela, vous pouvez par exemple demander à une mairie, ou alors à l'ONF, qui procède dans le cadre de ses aménagements, à une cartographie complète du réseau de pistes;
- Au premier doute sur votre itinéraire, essayer de trouver une aide: souvent, vous pourrez trouver de manière rapide des gens sur des coupes de bois, ou bien dans des plantations. Ce sont les plus à même de vous renseigner, car, bien souvent, ils connaissent parfaitement le secteur;
- Essayer, si vous connaissez mal la région, de vous cantonner à des itinéraires balisés. En les suivant scrupuleusement, vous limiterez les risques.
Les choses à éviter
- Partir sans carte: même si vous ne savez pas la lire de manière correcte, en cas d'égarement, quelqu'un pourra vous réorienter.
- Eviter de se limiter aux cartes type touristiques, topoguides: elles ne sont pas complètes, et ne permettent pas d'être justes à 100 %. De plus, leurs échelles sont souvent intermédiaires, et sont, de fait, difficiles à lire;
- Quitter un itinéraire balisé sous prétexte que le chemin qui part à droite est joli... C'est la meilleure manière de se perdre et d'être désorienté.
Chacun est libre de suivre ou de ne pas suivre ces conseils. Cela étant, chaque année, des promeneurs imprudents se perdent, pensant qu'une petite virée à deux kilomètres d'un village est innocente...
par Thibault
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Tours et détours en forêt
Je vous ai souvent parlé de la vie en forêt. Cependant, j'avais toujours restreint mes articles à des échelles que l'on pourrait qualifier "d'échelles humaines".
Pour une fois, j'ai décidé d'aborder une autre dimension... Celle de l'insecte. Et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de la fourmi!
Je ne sais pas si vous avez lu la trilogie écrite par Bernard Werber sur les fourmis, mais ce que vous allez lire dans cet article se trouve tout à fait dans cette lignée.
Lors d'une de mes balades en forêts, j'ai pu assister à un spectacle extraordinaire sur le haut d'un chardon: des fourmis étaient en train de traire des pucerons. J'avais déjà découvert cette pratique dans la trilogie évoquée plus haut, mais je n'avais jamais réellement cherché à observer de manière précise ce rituel quotidien auquel se livrent les fourmis de la caste ouvrière.

Un rapport hiérarchique bien établi
Il n'existe pas de situation conflictuelle entre les deux espèces. Au contraire, je dois dire qu'elles se rendent des services réciproques: les pucerons sont le bétail des fourmis, qui les amènent en haut des plantes, les exploitent pour en tirer du miellat, et les protègent en cas de prédation.
Un rituel bien rodé
Les pucerons ont pour habitude de sucer la sève des végétaux. Lorsqu'ils en ont assez, ils rejettent de manière vive par leur anus les surplus. Dans le cas d'une coopération avec les fourmis, cela se passe différemment: les pucerons pompent la sève neuve dans le haut des plantes. Les fourmis leur tapotent l'abdomen à l'aide de leurs antennes pour en extraire une goute, libérée par les pucerons de manière douce.
Ce spectacle m'a sans douté occupé un bon quart d'heure. J'essaierai de le photographier à nouveau dans de meilleures conditions pour obtenir de plus belles images, car ce matin une légère brise fendait l'air et faisait bouger la tige du chardon exploité...
Pour une fois, j'ai décidé d'aborder une autre dimension... Celle de l'insecte. Et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de la fourmi!
Je ne sais pas si vous avez lu la trilogie écrite par Bernard Werber sur les fourmis, mais ce que vous allez lire dans cet article se trouve tout à fait dans cette lignée.
Lors d'une de mes balades en forêts, j'ai pu assister à un spectacle extraordinaire sur le haut d'un chardon: des fourmis étaient en train de traire des pucerons. J'avais déjà découvert cette pratique dans la trilogie évoquée plus haut, mais je n'avais jamais réellement cherché à observer de manière précise ce rituel quotidien auquel se livrent les fourmis de la caste ouvrière.

Un rapport hiérarchique bien établi
Il n'existe pas de situation conflictuelle entre les deux espèces. Au contraire, je dois dire qu'elles se rendent des services réciproques: les pucerons sont le bétail des fourmis, qui les amènent en haut des plantes, les exploitent pour en tirer du miellat, et les protègent en cas de prédation.
Un rituel bien rodé
Les pucerons ont pour habitude de sucer la sève des végétaux. Lorsqu'ils en ont assez, ils rejettent de manière vive par leur anus les surplus. Dans le cas d'une coopération avec les fourmis, cela se passe différemment: les pucerons pompent la sève neuve dans le haut des plantes. Les fourmis leur tapotent l'abdomen à l'aide de leurs antennes pour en extraire une goute, libérée par les pucerons de manière douce.
Ce spectacle m'a sans douté occupé un bon quart d'heure. J'essaierai de le photographier à nouveau dans de meilleures conditions pour obtenir de plus belles images, car ce matin une légère brise fendait l'air et faisait bouger la tige du chardon exploité...
par Thibault
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Tours et détours en forêt
Vous trouvez ça vendeur? Vous pensez franchement que vous vous laisseriez séduire par une banderole avec ce titre gravé dessus en grosses lettres rouges? Non? Pourtant, nombreux sont les gens ayant déjà été séduits par ces banderoles... Remplacez Thuja plicata par Red Cedar, ou Cèdre Rouge d'Amérique, et vous aurez plus de succès. Vous allez me dire, quel est le rapport?
Figurez vous que le Cèdre Rouge d'Amérique n'existe pas... Le Red Cedar, comme se plaisent à l'appeler les commerciaux, n'est autre que le Thuya géant, ou Thuja plicata en latin. Red Cedar n'est que la traduction commune en anglais. Aucun rapport, mais c'est ainsi.
Quelques raisons pour lesquelles on utilise l'appellation Cèdre Rouge:
- Le consommateur aura moins de mal à mémoriser Cèdre Rouge plutôt que Thuja Géant;
- Cette appellation est sans doute plus vendeuse que l'originale;
- L'appellation anglaise Red Cedar peut être traduite littéralement Cèdre Rouge.
Ces propriétés réelles:
- Bois tendre et léger à odeur très particulière;
- Très bonne durabilité naturelle;
- Utilisé en décoration intérieur, ameublement;
- Bois de coeur (duramen) riche en thuyapliane, insecticide et fongicide: lorsque vous achetez des boules antimites en bois, il s'agit de Thuya géant.
par Thibault
publié dans :
Communication








