Texte Libre

Bonjour et bienvenue sur Sylvasphere. Je vous propose de découvrir sur ce blog la filière forestière sous tous les angles: métiers, explication de la gestion des forêts, pensées personnelles, blogs, ...
N'hésitez pas à commenter, poser vos questions, proposer vos débats, exposer vos critiques, ... et tant de choses encore! Sylvasphere est un blog qui se veut ouvert d'esprit!
J'ai eu connaissance aujourd'hui de deux postes à pourvoir en CDI sur le secteur de la Corrèze sur deux porteurs (débardeurs).
Ce sont deux postes au sein de la même entreprise. J'ai cru comprendre qu'une expérience positive était nécessaire. De même, cela devrait se dérouler de la façon suivante: une CDD de 3 mois en guise d'essai suivi d'un CDI (c'est un employeur de confiance, il tient ses engagements). En principe, le contrat devrait être basé sur les 35 heures complétées par 5 heures sup majorées. Sont fournis voiture de fonction, téléphone.
Pour information, cette entreprise possède 5 porteurs, 5 abatteuses, 1 skidder, 1 pelle. Elle travaille avec les organismes de gestion et les scieries du Limousin, un organisme de gestion situé dans le Tarn, ...
Voici les coordonnées de l'entreprise recrutant:
Marliac SARL
Lieu dit "Le Mons"
19 250 Meymac
Tel: 05.55.95.25.73
Ce sont deux postes au sein de la même entreprise. J'ai cru comprendre qu'une expérience positive était nécessaire. De même, cela devrait se dérouler de la façon suivante: une CDD de 3 mois en guise d'essai suivi d'un CDI (c'est un employeur de confiance, il tient ses engagements). En principe, le contrat devrait être basé sur les 35 heures complétées par 5 heures sup majorées. Sont fournis voiture de fonction, téléphone.Pour information, cette entreprise possède 5 porteurs, 5 abatteuses, 1 skidder, 1 pelle. Elle travaille avec les organismes de gestion et les scieries du Limousin, un organisme de gestion situé dans le Tarn, ...
Voici les coordonnées de l'entreprise recrutant:
Marliac SARL
Lieu dit "Le Mons"
19 250 Meymac
Tel: 05.55.95.25.73
par Thibault
publié dans :
Sylva-Job
Après 3 durs et longs mois d'arrêt j'ai repris le travail aujourd'hui. Quel bonheur! Voilà mes quelques sensations du jour suite à cette période un peu difficile:- J'avais oublié quelles sensations on pouvait avoir quand on conduit une machine d'abattage... Je peux vous garantir que pendant une heure elle m'a paru énorme.
- J'ai compris qu'une machine ne se prête pas: elle a connu trois chauffeurs en trois mois, et les conséquences se font vite sentir: problèmes informatiques non résolus à cette heure malgré trois heures passées au téléphone avec le mécanicien spécialisé en informatique embarqué, un ou deux ennuis mécaniques à peu près résolus, des petits soucis de réglages,...
- Ma fracture ne m'a pas fait mal du tout, pourtant je ne remarche que depuis deux semaines. C'est bon signe car j'ai beaucoup bougé aujourd'hui...
Alors voilà, c'est reparti pour un tour. Je pense que le rythme des articles va baisser un peu car je n'ai plus que ça à faire, mais Sylvasphere va tout de même rester très actif, je vous le promets!
par Thibault
publié dans :
Sylvasphere - A propos
Hier j'ai publié un article sur les bénéfices de l'exploitation forestière sur le rôle de puits à carbone du milieu forestier.
Suite à cet article, David a publié ce commentaire:
Question très légitime, et très intéressante. Alors qu'en est-il?
L'industrie du bois démarre au niveau de l'exploitation et fini à l'assemblage des produits finis (2° transformation).

- L'exploitation forestière: il existe deux méthodes d'exploitation, manuelle et mécanisée. L'exploitation manuelle est peu polluante, du moins, en apparence. Les productions de gaz à effet de serre des tronçonneuses sont faibles, cela étant, ramené à la production d'une machine d'abattage, la consommation de carburant serait similaire. Côté exploitation mécanisée, il est évident que les consommations de carburants sont élevées (150 litres par jour environ), mais si les rendements sont assez élevés, le ratio "consommation de fioul / quantité de bois coupée" devient raisonnable. Il vaut mieux brûler 1 litre de fioul pour 3 stères coupées, plutôt que l'inverse. Malheureusement, les biocarburants se font attendre, ce qui est regrettable. Concernant les lubrifiants, les pertes sont faibles si la maintenance de l'engin est bonne. Cela dit, un projet de loi est en cours et rendrait l'utilisation des biolubrifiants obligatoires à partir de janvier 2008 pour les engins d'exploitation forestière. Bien que le prix au litre soit nettement plus élevé, leur coût, une fois ramené à la production ne devrait pas avoir une incidence énorme sur le budget d'une entreprise de travaux forestiers.
Revenons à la consommation de carburant. Une chose est importante: la consommation dépend énormément du type d'exploitation. Lorsque les bois ont un diamètre de 40 à 45 cm, la consommation de carburant est à son minimum par rapport à la production. En revanche, plus on s'éloigne de cette valeur, plus la consommation devient importante une fois rapportée à la production. De même, lorsque l'exploitation se fait en bois de grandes longueurs, la consommation de fioul diminue.

- Le transport du bois: Cette partie est l'une des plus importantes concernant le poste carburant, à un tel point que le transport devient une véritable problématique pour les acheteurs de bois. Pour essayer de compresser les dépenses de carburant au maximum et pour limiter les dégagements de polluants, les transporteurs ont mis au point des techniques logistiques parfois très poussées (voir cet article). L'une d'elle, utilisée par beaucoup d'exploitant à fait ses preuves depuis longtemps. Il s'agit du transport en bois longs. L'avantage est le suivant: à vide, le camion est plus léger qu'un camion normal, car il est rétractable. Au retour, le poids est identique à un camion plein, mais il transporte plus de bois, pour des raisons de foisonnement, et de poids initial. Donc, dans ce cas, les consommations de carburant ramenées à la quantité de bois transportée est intéressante.
- La transformation du bois: Concernant les papèteries, la pollution est assez importante, car ces structures sont utilisatrices de solvants et autres produits chimiques pour blanchir le papier, le traiter, ... ATTENTION: qu'il s'agisse de papier recyclé ou de bois, le process de production est tout aussi polluant!
Concernant les scieries, la pollution e
st limitée: bien souvent, les chaines de transformation utilisent l'énergie électrique, l'énergie thermique provient du recyclage des déchets de scierie qui sont brûlés. Après, la consommation d'énergie dépend de la taille des pièces sciées: plus les pièces sont grosses et longues, moins les unités de scierie consomment d'énergie.
Dans toutes les unités de transformation il existe des parcs de stockage de bois. Lorsque ceux-ci utilisent la méthode de conservation sous aspersion, les eaux utilisées sont récupérées pour éviter l'épandage de tanins dans les rivières, et pour limiter les consommations d'eau.
Dans tous les cas, l'utilisation d'énergie est indispensable à la transformation du bois, et plus la transformation se fait sur des bois longs et gros, moins il y a de dépense énergétique. Enfin, je crois que le plus important est le ratio "consommation d'énergie / production lors de la transformation". Plus ce ratio est faible, mieux c'est.
Enfin, depuis quelques années, compte tenu des obligations environnementales des scieries, elles cherchent bien souvent l'autonomie énergétique, mais cela n'est pas évident à atteindre. Sans doute un jour y arriveront-elles...
Suite à cet article, David a publié ce commentaire:
Question très légitime, et très intéressante. Alors qu'en est-il?
L'industrie du bois démarre au niveau de l'exploitation et fini à l'assemblage des produits finis (2° transformation).

- L'exploitation forestière: il existe deux méthodes d'exploitation, manuelle et mécanisée. L'exploitation manuelle est peu polluante, du moins, en apparence. Les productions de gaz à effet de serre des tronçonneuses sont faibles, cela étant, ramené à la production d'une machine d'abattage, la consommation de carburant serait similaire. Côté exploitation mécanisée, il est évident que les consommations de carburants sont élevées (150 litres par jour environ), mais si les rendements sont assez élevés, le ratio "consommation de fioul / quantité de bois coupée" devient raisonnable. Il vaut mieux brûler 1 litre de fioul pour 3 stères coupées, plutôt que l'inverse. Malheureusement, les biocarburants se font attendre, ce qui est regrettable. Concernant les lubrifiants, les pertes sont faibles si la maintenance de l'engin est bonne. Cela dit, un projet de loi est en cours et rendrait l'utilisation des biolubrifiants obligatoires à partir de janvier 2008 pour les engins d'exploitation forestière. Bien que le prix au litre soit nettement plus élevé, leur coût, une fois ramené à la production ne devrait pas avoir une incidence énorme sur le budget d'une entreprise de travaux forestiers.
Revenons à la consommation de carburant. Une chose est importante: la consommation dépend énormément du type d'exploitation. Lorsque les bois ont un diamètre de 40 à 45 cm, la consommation de carburant est à son minimum par rapport à la production. En revanche, plus on s'éloigne de cette valeur, plus la consommation devient importante une fois rapportée à la production. De même, lorsque l'exploitation se fait en bois de grandes longueurs, la consommation de fioul diminue.

- Le transport du bois: Cette partie est l'une des plus importantes concernant le poste carburant, à un tel point que le transport devient une véritable problématique pour les acheteurs de bois. Pour essayer de compresser les dépenses de carburant au maximum et pour limiter les dégagements de polluants, les transporteurs ont mis au point des techniques logistiques parfois très poussées (voir cet article). L'une d'elle, utilisée par beaucoup d'exploitant à fait ses preuves depuis longtemps. Il s'agit du transport en bois longs. L'avantage est le suivant: à vide, le camion est plus léger qu'un camion normal, car il est rétractable. Au retour, le poids est identique à un camion plein, mais il transporte plus de bois, pour des raisons de foisonnement, et de poids initial. Donc, dans ce cas, les consommations de carburant ramenées à la quantité de bois transportée est intéressante.
- La transformation du bois: Concernant les papèteries, la pollution est assez importante, car ces structures sont utilisatrices de solvants et autres produits chimiques pour blanchir le papier, le traiter, ... ATTENTION: qu'il s'agisse de papier recyclé ou de bois, le process de production est tout aussi polluant!
Concernant les scieries, la pollution e
st limitée: bien souvent, les chaines de transformation utilisent l'énergie électrique, l'énergie thermique provient du recyclage des déchets de scierie qui sont brûlés. Après, la consommation d'énergie dépend de la taille des pièces sciées: plus les pièces sont grosses et longues, moins les unités de scierie consomment d'énergie.Dans toutes les unités de transformation il existe des parcs de stockage de bois. Lorsque ceux-ci utilisent la méthode de conservation sous aspersion, les eaux utilisées sont récupérées pour éviter l'épandage de tanins dans les rivières, et pour limiter les consommations d'eau.
Dans tous les cas, l'utilisation d'énergie est indispensable à la transformation du bois, et plus la transformation se fait sur des bois longs et gros, moins il y a de dépense énergétique. Enfin, je crois que le plus important est le ratio "consommation d'énergie / production lors de la transformation". Plus ce ratio est faible, mieux c'est.
Enfin, depuis quelques années, compte tenu des obligations environnementales des scieries, elles cherchent bien souvent l'autonomie énergétique, mais cela n'est pas évident à atteindre. Sans doute un jour y arriveront-elles...
par Thibault
publié dans :
Tours et détours en forêt
On parle souvent de la forêt en temps que puits à carbone, poumon de la planète permettant le stockage en masse du CO2. Oui, c'est bien vrai, mais sous certaines conditions.Petite notion de sylviculture: en forêt, on considère selon certaines "règles", que, dans une futaie régulière, le volume à un âge donné est identique dans une parcelle qu'il soit éclairci ou non. Cela signifie que si une éclaircie est réalisée, elle n'a pas d'incidence sur le volume de production finale de la forêt.
La conséquence est que, en théorie, quelque soit la sylviculture menée, le volume de carbone stocké dans une forêt est la même. Oui, mais en théorie seulement. Et ça, les gens ne le savent pas forcément, d'où leur rejet pour la sylviculture moderne.
Nous allons simuler trois cas de figure différents pour une même parcelle dans le but de mieux comprendre:
- Cas n°1: la parcelle n'est jamais exploitée
C'est ce que beaucoup de gens aimeraient... hélas. Dans ce cas, on est bien d'accord que les arbres, en poussant, permettent de stocker une quantité de carbone "x". Seulement la croissance d'une forêt connaît des limites, et donc, par conséquent, plus le temps va passer, et moins la forêt va absorber de carbone, jusqu'au jour où le peuplement va dépérir de manière naturelle. Alors, la décomposition du bois va entraîner une restitution du CO2 stocké dans l'atmosphère... Le bilan de stockage sera donc nul.
Conséquence: une forêt totalement dépourvue de récolte, depuis sa naissance jusqu'à sa destruction naturelle ne remplit pas son rôle de puits à carbone...
- Cas n°2: la parcelle n'est jamais éclaircie, mais est rasée à maturité
Beaucoup de propriétaires réagissent de la sorte, ayant l'impression de détruire leur forêt lors d'éclaircies. Pour eux, une forêt se plante en une seule fois, et se récolte d'un seul coup. Dans ce cas, admettons que la forêt arrive à stocker la même quantité "x" de carbone. Seulement, comme il n'y a jamais eu de sylviculture, d'éclaircies, les bois sont très petits, étant donné la densité. Au moment de la récolte, les petits bois, qui sont en grande quantités dans ce cas, vont partir au papier, ou au bois énergie. Les bois un peu plus gros iront au petit sciage, type palette, c'est à dire des produits ayant une durée de vie post-transformation très courte. Et seuls les très beaux spécimens, rares, iront dans des valorisations dites intéressantes de charpente, et autres produits ayant une durée de vie très longue.
Conséquence: le bilan carbone est meilleur que précédemment, mais il n'est pas fabuleux: les petits produits ont une durée de vie très courte, finissant souvent par une incinération (inévitable pour le bois énergie...), les produits moyens finissent souvent de la même manière, ou en se décomposant un peu plus tard, seuls les gros produits, très rares jouent réellement un rôle dans le stockage du carbone... Au départ, nous avions un stockage "x", qui, finalement, est restitué en grande partie, faute de bonne valorisation.
- Cas n°3: la parcelle est gérée de manière exemplaire. Schéma avec éclaircies, et coupe rase.
Rappelons que le rôle des éclaircies est de laisser de l'espace vital aux plus belles tiges dans le but de les laisser grossir.
Dans ce cas, les éclaircies ont, pour les deux premières, des valorisations quasi-identiques à celles du cas n°2. Mais à partir de la troisième éclaircie, et les suivantes, les produits commencent à avoir une valorisation satisfaisante, ayant une durée de vie relativement longue. Arrivé à l'âge de la coupe rase, sur la durée de vie du peuplement, nous aurons toujours une quantité identique "x" de carbone stockée. Simplement, seules les premières éclaircies auront eu des valorisations similaires au cas n°2. Plus le temps et les travaux vont passer, plus la proportion de gros bois sera importante.
Conséquence: Le bilan de stockage du carbone est très bon. Lors de la coupe rase, il n'y aura que des gros bois à récolter, ayant tous des valorisations à longue durée de vie. Seules les cimes connaitront des valorisations à vie courte, mais elles représentent une quantité infime de bois sur une coupe.
Conclusion: Le stockage du carbone est identique, et ce, quel que soit le cas de figure. En revanche, sa restitution au milieu naturel se fera d'autant plus lentement que la forêt connaîtra un régime de gestion avec des éclaircies qui se succèdent avant une coupe rase.
Lorsque M. Jacques Attali affirme que la politique forestière française est très bien adaptée à la lutte contre les effets de serre, il a tout à fait raison, contrairement à ce que certains pensent...
par Thibault
publié dans :
Tours et détours en forêt

Je crois que je vous ai déjà parlé un peu de mon travail: conducteur d'une machine d'abattage. Mon métier est une véritable passion pour moi, pour 10 raisons:
- L'interconnexion avec une filière: si mon travail est bien fait, personne ne perdra de temps, car je suis le premier maillon de la filière de production du bois avant les scieries. La manière dont les bois sont valorisés, le respect du cahier des charges sont autant de choses importantes pour les usines. De plus, lorsqu'une usine manque d'un certain type de produit en particulier, je dois être le premier à réagir pour lui permettre un approvisionnement rapide;
- La prise de décisions: Selon les chantiers, dans les éclaircies, la plupart du temps le choix des arbres à couper me revient. Cela a beaucoup d'importance car l'avenir de la parcelle forestière dépend de mes décisions. Autre chose, lorsque je visite une parcelle à travailler avec le marchand de bois, mon avis à pas mal d'importance concernant le type de valorisation à avoir dans les bois. Pour certains chantiers, le choix de toutes les valorisations me revient;
- La gestion du temps: au début de ma jeune carrière, j'avais tendance à perdre beaucoup de temps faute d'organisation. Jongler entre la coupe, les travaux d'entretien, les visites de coupes n'est pas toujours évident. Je trouve que jongler avec ces facteurs est un vrai challenge si je veux avoir des horaires raisonnables.
- La variété de choses à effectuer: ce travail est loin d'être lassant contrairement à ce que beaucoup de gens croient. D'une part les coupes sont toutes différents, les jours ne se ressemblent pas, car il y a toujours des évènements imprévus, et d'autre part, la maintenance de l'engin ainsi que les moments de repérages de coupes permettent de varier les activités.
- La précision du travail: c'est sans doute le point essentiel pour tous les chauffeurs de machines d'abattage. Lors des travaux d'éclaircie (ce que je préfère), slalomer entre les lignes et glisser sa grue entre les arbres sans les toucher est, pour moi, un jeu d'adresse inégalable. Arriver à passer dans la tête un arbre à la minute sans blesser les autres arbres autour est une sorte de défi.
- Le contact avec la nature: certains disent que dans un engin, on n'est pas vraiment au contact de la nature, ce n'est pas vrai. Les animaux n'ont pas vraiment peur de nous, car ils savent que nous ne sommes pas là pour la chasse. Parfois, je m'étonne plus de ne pas voir de gibier dans la journée que d'en voir. Et puis sur certains secteurs je verrai plus de sanglier, d'autre fois ce sera un chevreuil, puis ailleurs ce sera un mouflon...
- Les sensations fortes: il n'est pas rare de se faire quelques petites sensations en forêt. Une pente un peu forte dans la boue, et on part en luge avec une machine de 18 tonnes, des dévers un peu forts, des arbres un peu gros, les roues qui se lèvent. Toutes ses choses sont à accepter lorsqu'on travaille avec ce matériel. Celui qui en a peur ne peut pas faire ce métier.
- L'indépendance: c'est une profession où la solitude prend une part très importante du temps. Certains ont peur quand ils sont seuls dans leur engin. Il faut savoir le gérer, mais c'est un réel avantage: si demain je veux être en congé, je le peux, je viendrai travailler un samedi, quand je pourrai. Mais il faut savoir être rigoureux...
- Apprendre tous les jours: on a jamais fini d'apprendre en forêt. C'est un milieu en constante évolution, et il nous donne des leçons tous les jours. Chaque jour m'apprend un peu plus.
- Un esprit d'équipe très marqué: bien que nous soyons seuls au moment du travail, nous nous retrouvons le midi, et un réel esprit d'équipe existe. Lorsqu'il y a des problèmes matériels ou autres, les collègues ne sont jamais loin. Et puis, quoi de mieux les midis froids d'hiver que de se retrouver au coin d'une cheminée dans une vieille auberge à rigoler entre amis?
J'espère que cette description de ma vision de mon travail va vous permettre de mieux découvrir ce métier presque inconnu, et pourra donner envie à certains de faire la même chose...
par Thibault
publié dans :
Métiers de passions










Si j'ai bien compris, plus on exploite un bois jeune, plus il a de chances de terminer en flamme et donc de rendre son CO2, et plus on utilise un bois matûre, plus il reste à l'état de matériau et stock le CO2?
Mais qu'en est-il de l'industrie de transformation de ce bois? Comment prendre en compte le CO2 généré par cette industrie? Y a-t-il une corrélation entre le type de bois et le dégagement de CO2?Merci de ta réponse, si elle est possible...