Texte Libre


Bonjour et bienvenue sur Sylvasphere. Je vous propose de découvrir sur ce blog la filière forestière sous tous les angles: métiers, explication de la gestion des forêts, pensées personnelles, blogs, ...

N'hésitez pas à commenter, poser vos questions, proposer vos débats, exposer vos critiques, ... et tant de choses encore! Sylvasphere est un blog qui se veut ouvert d'esprit!
Vendredi 25 mai 2007
Voici quelques termes qui font bien quand on parle de bois: écologie, poumon vert, puits à carbone, ... Oui, pourtant on parle trop peu du matériau bois, qui lui est écologique: la forêt en elle même est écologique à condition d'y effectuer des coupe permettant de stocker toujours plus de carbone!

Alors je voudrais poser cette question à toutes nos grandes marques françaises: faire du buzz sur le commerce équitable, sur les produits bio, ok, maintenant on sait faire et on sait ce que c'est! Mais le bois, pourquoi ne pas s'y intéresser? Si les grandes marques d'ameublement, de VPC et autres se penchaient un peu sur ce matériau et essayaient de montrer une démarche "verte" de leur part via le bois, alors là ça aurait de la valeur à mon avis!


Réfléchissez y bien, car il y a sûrement une carte à jouer je pense, et on peut agir "vert" en étant rentable non ?

PS: quand j'écris ce billet, j'attends des réactions de certains buzzers spécialisés! N'est ce pas Buzztogether, Buzz du Net, et compagnie ;-) ?
par Thibault publié dans : Communication
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Mercredi 23 mai 2007
Je vous propose un article un peu spécial aujourd'hui. Je suis membre d'un groupe de discussion sur le milieu forestier nommé Tela-Sylva. Ce groupe est très bien conçu pour plusieurs raisons: personnes ayant tous types de rapport avec le bois, groupe vivant, dynamique qui permet d'échanger des idées de manière libre et dans la bonne humeur.


Hier après midi (je suis récent sur ce groupe), j'ai tenu à me présenter, et notamment à spécifier que je suis auteur de ce blog, et conducteur d'une machine d'abattage. Idée que m'avait paru judicieuse.

En fin de matinée, aujourd'hui, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir dans ma boîte mail une réponse à ce petit message de présentation remettant en question tout mon métier et son utilisation en milieu forestier. Je vous propose de lire ce petit message ici. J'ai répondu à ce message ici, mais je tiens à expliquer de manière précise le rôle et la place des machine en forêt.

Tout d'abord, je tiens à dire que les critiques sont toutes les bienvenues, du moment qu'elles sont exprimées dans le respect et le calme comme l'a fait M. Dominique Feuillas dans son message. Merci à lui.

De plus, je suis conscient des idées reçues qui touchent le milieu professionnel du bois et de la forêt. C'est d'ailleurs dans l'objectif d'aller à leur encontre que j'ai monté ce blog début janvier, démarche mûrement réfléchie.




Qu'est ce que la sylviculture

Un petit rappel dans ce lien
La sylviculture est un terme qui englobe tous les types de cultures forestières d'arbres. Ce terme existe et n'a pas changé de sens depuis Louis XIV, époque à laquelle la production forestière a pris naissance. Bien évidemment, il existe différents types de sylviculture: nous avons la sylviculture en futaie régulière (feuillue ou résineuse) dans laquelle nous pouvons inclure les grandes chênaies françaises, et les plantations et parcelles régénérées naturellement en résineux.  Puis on oublie parfois la sylviculture irrégulière, très présente dans les régions à fort relief, qui n'a pas grand chose à voir avec le premier type: tous âges de tiges, toutes tailles, peu de prélèvement dans le but d'éviter les trouées uniquement pour des raisons de facilité de régénération (en altitude, certaines essences ont du mal à se régénérer lorsqu'il y a une ouverture brutale du couvert forestier). Dans les deux cas, il s'agit bel et bien de forêt. Je tiens à ajouter que les grandes futaies d'aujourd'hui ont été autrefois de jeunes plantations peu jolies...

Concernant la culture de peuplier, qui fait l'objet d'une sylviculture très particulière, c'est aussi de la forêt, dans le sens où une véritable richesse écologique et forestière se développe dans ces milieux.

Ajoutons aussi que chaque type de sylviculture est à associer avec des conditions topographiques, climatologiques, géographique très particulières, mais aussi à chaque essence. On ne va pas faire de populicuture en montagne, ou de futaie irrégulière à Tronçais... C'est très important.


Machines d'abattage et tempête

Un petit rappel dans ce lien
Il n'existe aucun rapport entre le travail mécanisé et les dommages engendrés lors de tempêtes. Les parcelles ayant souffert sont, dans tous les cas, des parcelles soumises à une mauvaise gestion:

- manque d'éclaircies, avec des bois trop hauts pour leurs diamètres, et un développement racinaire insuffisant lié au manque d'espace;
- plantations d'essences inappropriées au sol: racines superficielles sur un sol parfois instable favorise la chute des tiges.
- plantations dans des zones géographiques inappropriées: on a planté parfois des forêts sur des crêtes avec une exposition au vent redoutable!
- manque de mélanges d'essences allant à l'encontre d'un bon équilibre.
- créations de lisières artificielles après abattage de bordures intensifs (notons que les bordures peuvent être faites par des bûcherons...).

Autrement dit, le problème des dégâts tempêtes est surtout lié aux modes de gestion. Pourquoi n'a-t'on eu si peu de dégâts dans des futaies irrégulières: tout simplement parce que sont présents dans ces parcelles des arbres de toutes tailles créant un équilibre et parvenant à casser le vent de manière progressive. Le problème est que depuis la seconde guerre mondiale, la gestion forestière a parfois oublié, hélas, certaines règles de sylviculture, mais encore une fois, rien à voir avec les machines d'abattage.


Sylviculture et machines d'abattage
Cela s'appelle la sylviculture mécanisée.

Un petit rappel dans ce lien
Revenons d'abord à l'arrivée des machines en forêt: dans les années 50, l'Etat met en place le Fond Forestier National permettant les plantations résineuses intensives en terres agricoles entièrement subventionnée et ayant pour objectif la création d'un stock de bois d'oeuvre, à long terme, permettant de réagir rapidement en cas de besoin (Après guerre, le manque de bois en France a obligé le pays à en importer d'énormes quantités).

Dans les années 80, ces peuplements résineux sont arrivés à l'âge de la première éclaircie. Il a fallu trouver des bûcherons pour les effectuer. Seulement, ces essences sont souvent des essences branchues, avec une sève collante et odorantes. Alors forcément, quand un bûcheron ne fait que ça pendant des années, il fini par abandonner. Il faut alors trouver le moyen de les exploiter sans rebuter la main d'oeuvre. Les organismes de recherche se sont alors penchés sur la sylviculture scandinave, déjà mécanisée à l'époque. On crée alors en France des micro-machines, sans grue, qui permettent l'exploitation de ces peuplements résineux.

Puis on s'est aperçu que la qualité du travail était très bonne (nous sommes au début des années 90). On a alors décidé de les utiliser pour les autres types de récolte (deuxième éclaircie, ...). Les machines scandinaves telles que nous les connaissons arrivent alors en France. Il faut donc adapter les forêts à ces engins. Mais on ne fait pas de révolution! Le principe des cloisonnements existe depuis des siècles, pour l'extraction des bois, mais ils sont sinueux, alors on les redresse pour faciliter le travail. Après, les critères pour choisir les bois à couper, les méthodes sylvicoles sont identiques à celles utilisées par les bûcherons. Notons que les directives sylvicoles sont données par les organismes de gestion, et non par les conducteurs de machines eux-mêmes.

Quand aux parcelles avec mélange d'essences, nous travaillons très facilement dedans: c'est un travail très délicat, mais très intéressant. Nos "grosses machines" ne sont pas faites que pour travailler dans des peuplements monospécifiques! Leur polyvalence vient du chauffeur, pas de la mécanique. Il ne faut pas oublier qu'elles ne font pas ce qu'elles veulent et qu'il existe bien un pilote dans l'avion...


Les machines et l'érosion des sols:

Un petit rappel dans ce lien
Toutes ne déstructurent pas les sols (voir ici). Cela dépend aussi beaucoup du chauffeur: lorsque le sol est marécageux, nous mettons les tas de branches devant la machine pour faire un tapis amortissant son passage (invisibilité garantie).

Il existe, certes, des chauffeurs peu attentionnés ravageant le bois sur leur passage. Mais toute profession possède des bons et des mauvais éléments. Notons que depuis plusieurs années, nous somme nous aussi labélisés PEFC, ISO 9001 et ISO 14001! Ce n'est pas rien, et ça a quand même un sens! Les chauffeurs creusant des ornières d'un mètre de profondeur sont généralement très mal vus et ne font pas long feu dans la profession.


La forêt, un espace sauvage ?

Pas du tout, là, je vous renvoie, comme j'aurais pu le faire, par ailleurs, pour TOUS les autres points, à un autre article. Voir ici pour ce point là.


Un petit rapport avec les chevaux

M. Dominique Feuillas, notez bien que je suis un passionné de chevaux et que j'en possède deux, non pas pour les faire sauter par dessus des barres, mais bien pour faire de longues randonnées dans la "nature sauvage"

Un petit rappel dans ce lien
Le travail des chevaux ,n'est pas un vieux souvenir, comme vous le dites, mais est bien d'actualité. Vous expliquez d'ailleurs très bien les raisons pour lesquelles on peut les employer, et c'est tant mieux! En revanche, que ce soit pour des chevaux ou pour des porteurs, il faut des voies de vidanges de bois, autrement dit, des cloisonnement: actuellement, nous faisons du bois court, mais noter qu'avec les chevaux, on ne s'amuse pas à tirer des billons de 2 mètres, alors il faut arriver à faire circuler des bois de 10m, parfois 14 ou 15! Souhaitons pour les arbres bordant le débardage que le forestier concerné a été assez intelligent pour créer des voies de vidange assez spacieuses (sinon, attention au déport des arbres dans les virages)...


Machines d'abattage et condition humaine

J'aime la forêt, et je le revendique. D'ailleurs, ce ne serait pas le cas, je n'aurais jamais pris l'engagement de créer ce blog, et de répondre même aux critiques...

Nous travaillons aussi en équipe (La preuve ici), ce qui est d'ailleurs indispensable: imaginez qu'en coupant le bois et en le triant je ne pense pas aux gens qui débardent dèrrière moi, je mets une sérieuse pagaille dans tout le système!


Plus personnellement

Je crois avoir répondu à à peu près tous les points du message de M. Feuillas. Concernant les critiques, comme je l'ai dit, je ne les refuse pas, bien au contraire, elles permettent d'avancer à grands pas et c'est bon pour tous. N'hésitez pas. Je n'ai d'ailleurs, comme vous venez de le remarquer sans doute, absolument pas peur de parler des critiques qui me touchent de manière très personnelle sur ce blog (eh oui, c'est ça la vie d'un blog...).


A propos de mon métier:

Je tiens d'abord à dire qu'avant de travailler en forêt, je n'appréciais pas du tout la gestion forestière telle que nous la connaissons. J'en avais déjà parlé dans cet article.

Je suis tout à fait ouvert à vous pour répondre à vos questions, et je suis même prêt à emmener ceux qui le souhaitent avec moi dans mon boulot pour leur faire voir que nous ne sommes pas des barbares et des tombeurs de bois...

J'en profite pour remercier ceux qui prennent le temps de lire ce blog avec attention, et qui tiennent compte de mes remarques. Ca fait plaisir de se sentir parfois compris et écouté.

Enfin, je finirai par ceci: J'aime la forêt, résineuse ou feuillue, régulière ou irrégulière, et je respecte tous les gens qui y travaillent, même s'ils ne travaillent pas comme moi, ou de la même manière...


par Thibault publié dans : Thèmes à débats
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Mardi 22 mai 2007
Cet article du Point rédigé par Frédéric Lewino m'a rappelé que je ne vous avais pas encore parlé d'un secteur bien précis et primordial dans la filière bois dont nous n'entendons jamais parler: le secteur Recherche & Développement.

Tous les secteurs économiques possèdent leur propre centre R&D (agriculture, pharmacie, médecine, industries des hautes technologies, ...). Et bien figurez vous que la forêt aussi. Toutes les choses que vous avez pu apprendre grâce à ce blog sont pour certaines le fruit de l'expérience de nombreuses générations de forestiers, mais pour la plupart, il s'agit des résultats probants de la filière R&D de notre beau milieu.


De nombreux organismes sont présents sur ce créneau:

    - L'AFOCEL ou Association Forêt Cellulose, qui effectue essentiellement des études sur la génétique de certaines essences (Pin maritime principalement), sur les méthodes d'exploitation forestière, sur les schémas et itinéraires sylvicoles (manières de planter, puis les cycles de récoltes, ...), les utilisations du bois, statistiques de croissances, structure et architecture du bois, veille économique, ...

    - Le CTBA ou Centre Technique du bois et de l'Ameublement qui est surtout orienté sur la filière de transformation du bois

    - Le CTP ou Centre technique du papier

Il faut savoir que ces trois organismes viennent de se regrouper pour former LIGNICELL.

    - Le CEMAGREF qui effectue des études sur la sylviculture, l'évolution des écosystèmes en fonction du climat, ...

    - L'ONF ou Office National des Forêts effectue toutes sortes d'études de l'impact de l'exploitation forestière sur les sols aux courbes de croissances de certaines essences forestières en passant par des études économiques.

    - Le DSF ou Département de santé des forêts qui effectue une veille sanitaire importante et cherche des modes de lutte aux pathogènes.

    - L'INRA

Voilà une petite liste des organismes participant au secteur recherche et développement en forêt. Merci à eux pour tout ce qu'ils peuvent apporter comme évolutions dans notre filière.

par Thibault publié dans : Tours et détours en forêt
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Vendredi 18 mai 2007
Merci à mes parents de m'avoir fait parvenir cet article de La Montagne du 17 mai 2007. Plutôt que de vous faire un mauvais résumé, je préfère vous faire une bonne numérisation !

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En fait, si je peux me permettre de vous donner mon avis, le problème des coopératives est qu'ils font un peu tout pour casser les prix et mettre en concurrence tous les acteurs de la filière. Nous connaissons à peu près le même phénomène dans le Tarn, mais au niveau des entrepreneurs de travaux forestiers.
Comme quoi... Les forestiers ont aussi du caractère !
par Thibault publié dans : A méditer ...
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Jeudi 17 mai 2007
Vous avez remarqué ? Ces dernières années, notre vocabulaire courant a pris une petite teinte écologique avec les mots récurrents comme "biodiversité", "écologie", "développement durable", et bien d'autres encore... Et bien aujourd'hui, j'aurais aimé vous indiqué le sens de l'un de ses trois mots en forêt : la biodiversité.

En forêt, biodiversité peut avoir un sens d'un point de vue de la richesse en espèces animales dans une zone déterminée, mais je voudrais surtout vous parler de son sens sylvicole, à savoir la diversité des essences forestières présentes dans une parcelle.

En 1999, deux tempêtes ont frappé la France à la fin du mois de décembre (Voir mon article 1999: Année marquante pour une forêt marquée). De ces catastrophes climatiques, les experts en foresterie en ont tiré quelques leçons, dont celle d'éviter les plantations mono spécifiques (une seule essence forestière). Mais quels sont, en réalité, les avantages de mélanger les essences ?

 - Amélioration de la qualité du sol: le fait d'avoir deux ou trois espèces végétales ligneuses permet un brassage des humus, et contribue à améliorer la richesse trophique du sol (nutrition), son pH, mais aussi sa richesse en espèces animales (les insectes en particulier): le pH détermine la présence de vers de terre, d'insectes type araignées, scarabées,... Plus celui-ci est acide, moins il y aura d'insectes et plus il y aura de champignons. On considère qu'au dessous d'un pH de 4, les vers de terre ne sont plus présents, ce qui est catastrophique pour l'aération du sol. Un nombre élevé d'insectes améliore l'aération des couches inférieures du sol, ce qui permet aux arbres de puiser de l'oxygène par les racines.

 - Stabilité du peuplement: mélanger les essences permet de créer un ancrage naturel : toutes n'ont pas le même type d'enracinement, et cette différence crée la stabilité. De plus, en mélangeant, par exemple, des résineux avec des feuillus, la résistance aux vents forts va être améliorée en hiver du fait de l'absence de feuillage chez les feuillus. Le vent traversera plus facilement un espace boisé et ne forcera pas sur les tiges.

 - Meilleure protection contre les pathogènes: dans le peuplier par exemple, il existe de gros gros problèmes liés à certains pathogènes (rouilles). Ceux-ci sont accentués par la mono spécificité des parcelles: tous sont absolument identiques (d'autant plus qu'il s'agit parfois de clones pour le peuplier), et les rouilles déciment très rapidement des parcelles entières. Tandis que dans des plantations mélangée, toutes les espèces ne seront pas sensibles aux mêmes pathogènes. Les probabilités pour avoir une catastrophe sanitaire dans une même parcelle sont donc moindres.

 - Meilleure réactivité face au marché du bois: Le marché de chaque essence varie en permanence. Avoir plusieurs essences dans un domaine permet d'avoir une marge de réaction face à ces marchés: lorsque le prix d'une essence baisse, les autres essences viennent compléter les revenus financiers des coupes.


Il existe cependant une limite de taille à ces explications: la taille du domaine boisé. Si les trois premières préconisations sont efficaces même dans les petites parcelles, la dernière est intéressante uniquement sur des parcelles de grande taille: la gestion forestière demande, tout de même, des ressources suffisantes pour chaque espèce pour la rendre commercialisable. En effet, la limite inférieure (en général) pour commercialiser du bois est l'équivalent d'un camions: si la parcelle ne permet pas de récolter la quantité d'un camion de bois pour un produit donné, l'exploitation n'est pas intéressante (problèmes de coûts de transport). En revanche, il est tout à fait possible de tenter des regroupements de parcelles (avec d'autres propriétaires) pour parvenir, tout de même, à effectuer une récolte rentable pour tout le monde.


Aujourd'hui, ces mesures ont parfois du mal à se mettre en place chez les propriétaires privés (cela demande une gestion très fine et très suivie). Par contre, l'Office National des Forêts fait de très gros efforts en matière de gestions forestière pour parvenir, de manière naturelle, à obtenir un certain melting-pot forestier.
par Thibault publié dans : Tours et détours en forêt
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