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Bonjour et bienvenue sur Sylvasphere. Je vous propose de découvrir sur ce blog la filière forestière sous tous les angles: métiers, explication de la gestion des forêts, pensées personnelles, blogs, ...
N'hésitez pas à commenter, poser vos questions, proposer vos débats, exposer vos critiques, ... et tant de choses encore! Sylvasphere est un blog qui se veut ouvert d'esprit!
Il est vrai que je vous ai beaucoup parlé à présent des métiers forestiers, des personnes spécialisées dans la gestion, ... Cependant, il y a aussi l'autre côté de la barrière, celui des propriétaires forestiers privés. Pour eux, ce n'est pas toujours facile de valoriser au mieux leur patrimoine, surtout lorsque les connaissances manquent à l'appel: il est évident que tout le monde ne connaît pas nécessairement ce milieu naturel, d'autant plus quand il s'agit de l'héritage d'un grand père, t qu'il faut reprendre la gestion d'une parcelle sans aucune notion de forêt. Il est alors très difficile de faire confiance aux personnes que l'on appelle dans le but de mettre en valeur ce patrimoine: le manque d'expérience, l'ignorance totale, l'argumentation de l'interlocuteur professionnel sont autant de choses qui vous baignent dans un flou artistique complet. Il existe pourtant une manière de sortir de cette ignorance si vous êtes propriétaire forestier: les FOGEFOR (Formation à la Gestion Forestière). Ce sont des formations destinées aux propriétaires forestiers qui souhaitent améliorer leurs compétences dans le domaine forestier dans le but de mieux gérer leur patrimoine. Voici les différents objectifs de ces FOGEFOR :
- Bien vendre ses bois
- Connaître le potentiel de sa forêt
- Savoir quels arbres favorises et comment les gérer
- Découvrir et préserver les richesses naturelles de sa forêt
- Connaître les réglementations
- Savoir quels sont les allègements fiscaux et les aides financières
Ces formations sont ouvertes à TOUS les propriétaires, quelle que soit la surface et la nature de leur forêt. Ce sont des journées de formation sur le terrain, qui sont subventionnées en grande partie, et qui ont un coût de revient d'environ 10 à 15 euros par jour.
Il existe différents cycles de formation selon votre niveau et vos besoins (si vous voulez devenir professionnel ou simplement mieux comprendre la gestion de votre bois).
Ces formation regroupent les organismes départementaux et régionaux suivants :
- Le syndicat des propriétaires forestiers sylviculteurs
- Le Centre Régional de la Propriété Forestière
- La coopérative ou le groupement de gestion
- La chambre d'agriculture
- Les groupements de propriétaires pour le développement et les études forestières
Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter :
Isabelle Flouret
Cellule Nationale des FOGEFOR – Forestiers Privés de France
6 rue de la Trémoille
75008 PARIS
Tél. : 01 47 20 36 32
e-mail : fogefor@foretpriveefancaise.com
par Thibault
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Tours et détours en forêt
Dans l'un de mes derniers articles, Une petite ballade en forêt, ça vous dit ? , j'avais fait une allusion aux parties vivantes et mortes du bois. Mais à quoi cela correspond-il exactement ?
Voici un élément de réponse que je me permets de vous apporter pour que vous compreniez mieux le fonctionnement de l'arbre.

Commençons par l'aubier (la partie la plus à l'extérieur). Il s'agit de la partie vivante de l'arbre. C'est son organe vital. Si celui-ci est sectionné, l'arbre meurt. C'est d'ailleurs pour cela qu'existe l'écorce: c'est un manteau de protection. Sur les couches superficielles de l'arbre, donc les plus jeunes, les plus à l'extérieur, si vous préférez, circule la sève élaborée, ou le phloème. La sève élaborée descend des feuilles et branches vers les racines. Elle permet la croissance de l'arbre et participe aux phénomènes de transformation interne. L'arbre effectue donc sa croissance sur son pourtour, grâce au phloème.
Dans l'écorce existe de petits pores, qui permettent des échanges gazeux entre le phloème et l'extérieur: on dit que l'arbre ne respire pas, qu'il dégage uniquement de l'oxygène, mais ceci est très simpliste. En réalité, il existe aussi une forme de respiration.
Juste au dessous du phloème circule le xylème, autrement dit, la sève brute. Il s'agit en fait d'eau chargée de sels minéraux qui proviennent directement des racines, et qui montent vers les feuilles en vue de la photosynthèse.
Puis au centre se situe le duramen, la partie morte de l'arbre. C'est cette partie qui intéresse le plus les scieurs (meilleures qualités technologiques). Le duramen résulte de la mort des vaisseaux du xylème au fur et à mesure de la croissance de l'arbre. Autrement dit, l'aubier garde sensiblement toujours la même largeur, quelque soit l'âge de l'arbre. En revanche, le duramen s'élargit, ce qui explique pourquoi les gros arbres sont, la plupart du temps, plus intéressants que les jeunes.
Petit rapport avec la sylviculture ...
Il est vrai que les vieux arbres sont souvent plus utiles pour le sciage, mais... Eh oui, il y a un mais. En réalité, tout dépend de la sylviculture: si celle-ci est dynamique, c'est à dire qu'il y a des éclaircies bien faites, de manière régulière dans le temps et dans l'espace, le duramen s'accroît de manière très régulière, ce qui va donner un bois très homogène.
A l'inverse, si les éclaircies ne sont pas effectuées au bon moment, de la bonne manière, ou alors s'il n'y en a pas du tout, alors le duramen est très hétérogène...
Dans le cas d'un bois homogène, sa valeur est bien meilleure que dans le second cas. De plus, le rôle "puit à carbone" de l'arbre n'est pleinement rempli que dans le cas d'un bois homogène, puisqu'il n' y a pas eu de contraintes à la croissance de l'arbre.
Vous voilà donc mieux renseignés sur la structure du bois, et sur le pourquoi de la sylviculture telle qu'elle existe aujourd'hui !
Voici un élément de réponse que je me permets de vous apporter pour que vous compreniez mieux le fonctionnement de l'arbre.

Commençons par l'aubier (la partie la plus à l'extérieur). Il s'agit de la partie vivante de l'arbre. C'est son organe vital. Si celui-ci est sectionné, l'arbre meurt. C'est d'ailleurs pour cela qu'existe l'écorce: c'est un manteau de protection. Sur les couches superficielles de l'arbre, donc les plus jeunes, les plus à l'extérieur, si vous préférez, circule la sève élaborée, ou le phloème. La sève élaborée descend des feuilles et branches vers les racines. Elle permet la croissance de l'arbre et participe aux phénomènes de transformation interne. L'arbre effectue donc sa croissance sur son pourtour, grâce au phloème.
Dans l'écorce existe de petits pores, qui permettent des échanges gazeux entre le phloème et l'extérieur: on dit que l'arbre ne respire pas, qu'il dégage uniquement de l'oxygène, mais ceci est très simpliste. En réalité, il existe aussi une forme de respiration.
Juste au dessous du phloème circule le xylème, autrement dit, la sève brute. Il s'agit en fait d'eau chargée de sels minéraux qui proviennent directement des racines, et qui montent vers les feuilles en vue de la photosynthèse.
Puis au centre se situe le duramen, la partie morte de l'arbre. C'est cette partie qui intéresse le plus les scieurs (meilleures qualités technologiques). Le duramen résulte de la mort des vaisseaux du xylème au fur et à mesure de la croissance de l'arbre. Autrement dit, l'aubier garde sensiblement toujours la même largeur, quelque soit l'âge de l'arbre. En revanche, le duramen s'élargit, ce qui explique pourquoi les gros arbres sont, la plupart du temps, plus intéressants que les jeunes.
Petit rapport avec la sylviculture ...
Il est vrai que les vieux arbres sont souvent plus utiles pour le sciage, mais... Eh oui, il y a un mais. En réalité, tout dépend de la sylviculture: si celle-ci est dynamique, c'est à dire qu'il y a des éclaircies bien faites, de manière régulière dans le temps et dans l'espace, le duramen s'accroît de manière très régulière, ce qui va donner un bois très homogène.
A l'inverse, si les éclaircies ne sont pas effectuées au bon moment, de la bonne manière, ou alors s'il n'y en a pas du tout, alors le duramen est très hétérogène...
Dans le cas d'un bois homogène, sa valeur est bien meilleure que dans le second cas. De plus, le rôle "puit à carbone" de l'arbre n'est pleinement rempli que dans le cas d'un bois homogène, puisqu'il n' y a pas eu de contraintes à la croissance de l'arbre.
Vous voilà donc mieux renseignés sur la structure du bois, et sur le pourquoi de la sylviculture telle qu'elle existe aujourd'hui !
par Thibault
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Tours et détours en forêt
C'est le printemps et les beaux jours reviennent. Vous allez sans doute vous ballader, ce week end, dans les bois autour de chez vous, comme bon nombre de gens. Eh bien si vous avez l'occasion, allez dans une forêt résineuse, en particulier d'épicéas ou de pins qui viennent d'être éclaircis, et vous observerez peut être ceci sur une souche fraîche.
Vous allez me demander, qu'a t'elle de spéciale cette couche ?
Et bien elle est rouge ! Non pas qu'il n'y ai pas d'arbres avec des souches rouges (les pins sont rouges, les douglas, ...), mais elle a été colorée !
Pourquoi ?
Elle a été colorée quand elle a été coupée, ou dans les trois heures qui suivent (Oui, je sais, les Experts Le Tarn, c'est moi !). Il s'agit en réalité d'un traitement utilisé sur certaines essences (certains résineux) pour lutter contre le développement d'un champignon parasite, le fomes (dire fomesse). Ce traitement est à base d'urée le plus souvent. Il doit être appliqué dans les trois heures suivant la coupe pour être efficace.
En réalité, il s'agit de préserver les arbres restant dans la parcelle après l'éclaircie. Le fait d'asperger les souches empêche les germes du champignon après leur dépôt sur la souche, de se propager par les racines jusqu'aux voisins. Ce champignon entre dans un arbre par les blessures aussi. Il ne tue pas l'arbre sauf chez le pin : chez ce dernier, le champignon consomme la partie vivante de l'arbre, c'est à dire l'aubier, sur le pourtour de l'arbre, juste sous l'écorce. Chez les épicéas, en revanche, il attaque le coeur de l'arbre, la partie intéressante pour les marchands de bois. L'arbre ne meurt pas, mais il sera creux ou pourri au centre, le duramen.
En temps normal, le champignon peut tout de même se transmettre. Il circule par les racines. Il faut savoir, lorsque vous vous balladez en forêt, que celle-ci est autant développée sous vos pied que au dessus de votre tête! Les racines forment un réseau très impressionnant. Tous les arbres communiquent. Dans un article prochain, j'essaierai de vous le prouver.
Au fait, si vous cherchez à observer le traitement sur des souches, la coloration peut être rouge ou bleue, et vous aurez plus de facilités dans une forêt de l'Office ! Bonne ballade !
Vous allez me demander, qu'a t'elle de spéciale cette couche ?
Et bien elle est rouge ! Non pas qu'il n'y ai pas d'arbres avec des souches rouges (les pins sont rouges, les douglas, ...), mais elle a été colorée !
Pourquoi ?
Elle a été colorée quand elle a été coupée, ou dans les trois heures qui suivent (Oui, je sais, les Experts Le Tarn, c'est moi !). Il s'agit en réalité d'un traitement utilisé sur certaines essences (certains résineux) pour lutter contre le développement d'un champignon parasite, le fomes (dire fomesse). Ce traitement est à base d'urée le plus souvent. Il doit être appliqué dans les trois heures suivant la coupe pour être efficace.
En réalité, il s'agit de préserver les arbres restant dans la parcelle après l'éclaircie. Le fait d'asperger les souches empêche les germes du champignon après leur dépôt sur la souche, de se propager par les racines jusqu'aux voisins. Ce champignon entre dans un arbre par les blessures aussi. Il ne tue pas l'arbre sauf chez le pin : chez ce dernier, le champignon consomme la partie vivante de l'arbre, c'est à dire l'aubier, sur le pourtour de l'arbre, juste sous l'écorce. Chez les épicéas, en revanche, il attaque le coeur de l'arbre, la partie intéressante pour les marchands de bois. L'arbre ne meurt pas, mais il sera creux ou pourri au centre, le duramen.
En temps normal, le champignon peut tout de même se transmettre. Il circule par les racines. Il faut savoir, lorsque vous vous balladez en forêt, que celle-ci est autant développée sous vos pied que au dessus de votre tête! Les racines forment un réseau très impressionnant. Tous les arbres communiquent. Dans un article prochain, j'essaierai de vous le prouver.
Au fait, si vous cherchez à observer le traitement sur des souches, la coloration peut être rouge ou bleue, et vous aurez plus de facilités dans une forêt de l'Office ! Bonne ballade !
par Thibault
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Tours et détours en forêt
Aujourd'hui, comment est transporté le bois depuis les coupes jusqu'aux usines? Majoritairement par camion. A priori, c'est plutôt logique. Seulement voilà, le camion ne présente pas que des avantages.
Il est vrai que par ce moyen, le bois peut être transposté d'un point A à un point B, sans trop se poser de questions quant à leur localisation respective. Cela étant, les inconvénients sont multiples : pollution, temps de trajet (qui dépend de beaucoup trop de facteurs), charge utile trop faible qui engendre des risques (surcharge et tout ce qui en découle), coût des combustibles, ...
Tous ces facteurs font prendre beaucoup de risque aux transporteurs, et ne sont pas, c'est le moins que l'on puisse dire, très écologiques.
Alors que peut-on trouver comme autres solutions? Il en existe plusieurs. Certaines sont dérivées de principe du transport routier simple, et d'autres sont complètement différentes.
Solutions dérivées
Depuis plusieurs années certains transporteurs, notamment étrangers (espagnols), ont réfléchis aux inconvénients du transport par camion simple. Ils emploient donc une technique leur permettant d'optimiser les coûts tout en augmentant leur capacité de transport.
Au départ, ils venaient à cinq ou six camions, dont un seulement était équipé d'un outil de chargement type grue. Les autres ne possédait qu'un plateau de transport simple. Le premier chargeait les autres, puis repartaient ensemble. De ce fait, les cinq plateaux peuvent charger le poids de la grue en plus!
Puis une société à trouver une solution encore plus efficace: il viennent à deux. Le premier camion est plus long que le second et prend ce dernier sur sa remorque. Une fois en forêt, les deux camions se séparent, l'un rempli l'autre, et ils repartent de manière séparée. Les frais de carburant sont donc très faibles (divisé par 2 pour l'aller), et les chauffeurs peuvent se partager le trajet de l'aller.
Solution différente
Une solution complètement différente est utilisée, mais de manière très minoritaire en
France: le ferroutage. Je suis conscient du problème de l'accès aux quais, des différences de normes concernant les wagons entre pays, mais il me semble quand même que cette solution est de loin plus propre que le transport routier, toutes méthodes confondues ! Des tentatives de grandes gares à bois, notamment en Corrèze, ont vu le jour, mais pourquoi cela ne fonctionne t'il pas de manière optimale ? De plus, les usines peuvent s'équiper de quais de déchargement à même leur site pour les trains.
Alors je souhaiterais poser une question à nos chers politiques, qui se chamaillent comme des enfants pour trouver des idées qui pourraient nous séduire (faut pas rêver quand même hein !).
Pourquoi, en France, n'est on pas capable de trouver une solution viable et écologique pour le transport de matières telles que le bois ? Pourquoi est on incapable d'adapter à notre pays les solutions que les autres ont su mettre en place ?
A l'heure où tout le monde se tracasse pour notre jolie planète, il serait peut être opportun de se réveiller et de trouver des idées intelligentes, n'est ce pas M Sarkozy, Mme Royale, M Bayrou, et tous les autres ?
Il est vrai que par ce moyen, le bois peut être transposté d'un point A à un point B, sans trop se poser de questions quant à leur localisation respective. Cela étant, les inconvénients sont multiples : pollution, temps de trajet (qui dépend de beaucoup trop de facteurs), charge utile trop faible qui engendre des risques (surcharge et tout ce qui en découle), coût des combustibles, ...
Tous ces facteurs font prendre beaucoup de risque aux transporteurs, et ne sont pas, c'est le moins que l'on puisse dire, très écologiques.
Alors que peut-on trouver comme autres solutions? Il en existe plusieurs. Certaines sont dérivées de principe du transport routier simple, et d'autres sont complètement différentes.
Solutions dérivées
Depuis plusieurs années certains transporteurs, notamment étrangers (espagnols), ont réfléchis aux inconvénients du transport par camion simple. Ils emploient donc une technique leur permettant d'optimiser les coûts tout en augmentant leur capacité de transport.
Au départ, ils venaient à cinq ou six camions, dont un seulement était équipé d'un outil de chargement type grue. Les autres ne possédait qu'un plateau de transport simple. Le premier chargeait les autres, puis repartaient ensemble. De ce fait, les cinq plateaux peuvent charger le poids de la grue en plus!
Puis une société à trouver une solution encore plus efficace: il viennent à deux. Le premier camion est plus long que le second et prend ce dernier sur sa remorque. Une fois en forêt, les deux camions se séparent, l'un rempli l'autre, et ils repartent de manière séparée. Les frais de carburant sont donc très faibles (divisé par 2 pour l'aller), et les chauffeurs peuvent se partager le trajet de l'aller.Solution différente
Une solution complètement différente est utilisée, mais de manière très minoritaire en
France: le ferroutage. Je suis conscient du problème de l'accès aux quais, des différences de normes concernant les wagons entre pays, mais il me semble quand même que cette solution est de loin plus propre que le transport routier, toutes méthodes confondues ! Des tentatives de grandes gares à bois, notamment en Corrèze, ont vu le jour, mais pourquoi cela ne fonctionne t'il pas de manière optimale ? De plus, les usines peuvent s'équiper de quais de déchargement à même leur site pour les trains.Alors je souhaiterais poser une question à nos chers politiques, qui se chamaillent comme des enfants pour trouver des idées qui pourraient nous séduire (faut pas rêver quand même hein !).
Pourquoi, en France, n'est on pas capable de trouver une solution viable et écologique pour le transport de matières telles que le bois ? Pourquoi est on incapable d'adapter à notre pays les solutions que les autres ont su mettre en place ?
A l'heure où tout le monde se tracasse pour notre jolie planète, il serait peut être opportun de se réveiller et de trouver des idées intelligentes, n'est ce pas M Sarkozy, Mme Royale, M Bayrou, et tous les autres ?
par Thibault
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Tours et détours en forêt
De plus en plus, en France, les méthodes pour se chauffer évoluent dans nos foyers. Nous avions le fioul, le gaz, l'électricité, et maintenant, le bois fait de plus en plus sa place: selon une enquête de l'ADEME, les ventes de matériel de chauffage au bois ont augmenté de 23 % en 2005 et 40 % cette année !Cela étant, certaines choses m'intriguent sur ce nouveau marché qu'est le chauffage au bois, surtout pour les foyers qui se chauffent à la bûche. Concernant les plaquettes, j'avais déjà exprimé mon septicisme dans un article précédent(Bois énergie, économie et rentabilité pour tout le monde ?).
Tout d'abord, je suis curieux sur l'information qu'ont les usagers sur les types de bois à utiliser pour la combustion destinée au chauffage: Souvent, des gens me demandent du bois de chauffage, même de résineux! Cela traduit un manque d'information énorme de la part des équipementiers.
Il est donc nécessaire de savoir, tout d'abord, que le feuillu est fortement préconisé pour la combustion sous forme de bûche. Cependant, tous les feuillus n'ont pas le même pouvoir calorifique: le chêne, le hêtre et le charme, par exemple, sont nettement meilleurs que le châtaignier et le peuplier. Seulement, certains marchands de bois n'hésitent pas du tout à vous vendre tout et n'importe quoi! Il est évident que votre consommation de bois va changer selon le type de bois que vous allez utiliser.
Le seconde chose qui m'interpelle est le prix: j'ai découvert il y a peu des grandes chaînes de bricolage qui n'hésitent pas à vendre 1,2 stère de bois (1 stère une fois mesuré au mètre ...) à un prix de 96 euros! Quelle audace! C'est un scandale. Quand vous connaissez le prix réel du bois sur pied, je me demande (de manière un peu ironique d'ailleurs) où passe cet argent... 1 stère de feuillu sur pied vaut à peu près 2 à 4 euros, avec 20 euros d'exploitation ... Quand on pense qu'un foyer de 3 ou 4 personnes utilise pour se chauffer un peu plus de dix stères de bois sur une année, ça me laisse un peu rêveur. J'ai l'impression que le chauffage au bois est un luxe.
Heureusement, pas pour tout le monde. Celui qui connaît u peu la filière peut arriver à toucher le stère à 45 euros, par des grossistes en bois de chauffage. Mais il y a encore mieux: si vous habitez dans une commune qui possède des bois communaux, renseignez vous auprès de votre mairie pour savoir s'il n'y a pas des ventes de lots pour l'affouage. Chez nous, vous pouvez acheter un lot à l'ONF dans la forêt communale pour 30 euros, vous devez faire l'exploitation vous même, mais il y a du bois pour une année (15 stères environ). Il s'agit d'éclaircies qui ne sont pas commercialisables pour des scieries, et il est plus intéressant pour l'ONF de procéder ainsi.
Je pourrais vous parler d'une dernière solution: vous prenez quelques jours de congés, et vous allez vous ballader en forêt (résineuse ou feuillue). Puis, vous trouvez un chantier forestier en cours. Vous essayez d'aborder le bûcheron (mécanisé ou pas), et vous vous mettez d'accord avec lui pour qu'il vous en mettent de côté. Bien souvent, les petits feuillus ou les chutes ne sont pas commercialisés, mais sont utilisables pour le chauffage. Vous pouvez alors vous procurer du bois de chauffage à un prix défiant toute concurrence (une petite vingtaine d'euros le stère).
Alors essayez d'étudier ces petits tuyaux, et vous passerez sans doute un meilleur hiver l'année prochaine !
par Thibault
publié dans :
Tours et détours en forêt








