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Bonjour et bienvenue sur Sylvasphere. Je vous propose de découvrir sur ce blog la filière forestière sous tous les angles: métiers, explication de la gestion des forêts, pensées personnelles, blogs, ...
N'hésitez pas à commenter, poser vos questions, proposer vos débats, exposer vos critiques, ... et tant de choses encore! Sylvasphere est un blog qui se veut ouvert d'esprit!
Cet article du Point rédigé par Frédéric Lewino m'a rappelé que je ne vous avais pas encore parlé d'un secteur bien précis et primordial dans la filière bois dont nous n'entendons jamais parler: le secteur Recherche & Développement.Tous les secteurs économiques possèdent leur propre centre R&D (agriculture, pharmacie, médecine, industries des hautes technologies, ...). Et bien figurez vous que la forêt aussi. Toutes les choses que vous avez pu apprendre grâce à ce blog sont pour certaines le fruit de l'expérience de nombreuses générations de forestiers, mais pour la plupart, il s'agit des résultats probants de la filière R&D de notre beau milieu.
De nombreux organismes sont présents sur ce créneau:
- L'AFOCEL ou Association Forêt Cellulose, qui effectue essentiellement des études sur la génétique de certaines essences (Pin maritime principalement), sur les méthodes d'exploitation forestière, sur les schémas et itinéraires sylvicoles (manières de planter, puis les cycles de récoltes, ...), les utilisations du bois, statistiques de croissances, structure et architecture du bois, veille économique, ...
- Le CTBA ou Centre Technique du bois et de l'Ameublement qui est surtout orienté sur la filière de transformation du bois
- Le CTP ou Centre technique du papier
Il faut savoir que ces trois organismes viennent de se regrouper pour former LIGNICELL.
- Le CEMAGREF qui effectue des études sur la sylviculture, l'évolution des écosystèmes en fonction du climat, ...
- L'ONF ou Office National des Forêts effectue toutes sortes d'études de l'impact de l'exploitation forestière sur les sols aux courbes de croissances de certaines essences forestières en passant par des études économiques.
- Le DSF ou Département de santé des forêts qui effectue une veille sanitaire importante et cherche des modes de lutte aux pathogènes.
- L'INRA
Voilà une petite liste des organismes participant au secteur recherche et développement en forêt. Merci à eux pour tout ce qu'ils peuvent apporter comme évolutions dans notre filière.
par Thibault
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Tours et détours en forêt
Vous avez remarqué ? Ces dernières années, notre vocabulaire courant a pris une petite teinte écologique avec les mots récurrents comme "biodiversité", "écologie", "développement durable", et bien d'autres encore... Et bien aujourd'hui, j'aurais aimé vous indiqué le sens de l'un de ses trois mots en forêt : la biodiversité.En forêt, biodiversité peut avoir un sens d'un point de vue de la richesse en espèces animales dans une zone déterminée, mais je voudrais surtout vous parler de son sens sylvicole, à savoir la diversité des essences forestières présentes dans une parcelle.
En 1999, deux tempêtes ont frappé la France à la fin du mois de décembre (Voir mon article 1999: Année marquante pour une forêt marquée). De ces catastrophes climatiques, les experts en foresterie en ont tiré quelques leçons, dont celle d'éviter les plantations mono spécifiques (une seule essence forestière). Mais quels sont, en réalité, les avantages de mélanger les essences ?
- Amélioration de la qualité du sol: le fait d'avoir deux ou trois espèces végétales ligneuses permet un brassage des humus, et contribue à améliorer la richesse trophique du sol (nutrition), son pH, mais aussi sa richesse en espèces animales (les insectes en particulier): le pH détermine la présence de vers de terre, d'insectes type araignées, scarabées,... Plus celui-ci est acide, moins il y aura d'insectes et plus il y aura de champignons. On considère qu'au dessous d'un pH de 4, les vers de terre ne sont plus présents, ce qui est catastrophique pour l'aération du sol. Un nombre élevé d'insectes améliore l'aération des couches inférieures du sol, ce qui permet aux arbres de puiser de l'oxygène par les racines.
- Stabilité du peuplement: mélanger les essences permet de créer un ancrage naturel : toutes n'ont pas le même type d'enracinement, et cette différence crée la stabilité. De plus, en mélangeant, par exemple, des résineux avec des feuillus, la résistance aux vents forts va être améliorée en hiver du fait de l'absence de feuillage chez les feuillus. Le vent traversera plus facilement un espace boisé et ne forcera pas sur les tiges.
- Meilleure protection contre les pathogènes: dans le peuplier par exemple, il existe de gros gros problèmes liés à certains pathogènes (rouilles). Ceux-ci sont accentués par la mono spécificité des parcelles: tous sont absolument identiques (d'autant plus qu'il s'agit parfois de clones pour le peuplier), et les rouilles déciment très rapidement des parcelles entières. Tandis que dans des plantations mélangée, toutes les espèces ne seront pas sensibles aux mêmes pathogènes. Les probabilités pour avoir une catastrophe sanitaire dans une même parcelle sont donc moindres.
- Meilleure réactivité face au marché du bois: Le marché de chaque essence varie en permanence. Avoir plusieurs essences dans un domaine permet d'avoir une marge de réaction face à ces marchés: lorsque le prix d'une essence baisse, les autres essences viennent compléter les revenus financiers des coupes.
Il existe cependant une limite de taille à ces explications: la taille du domaine boisé. Si les trois premières préconisations sont efficaces même dans les petites parcelles, la dernière est intéressante uniquement sur des parcelles de grande taille: la gestion forestière demande, tout de même, des ressources suffisantes pour chaque espèce pour la rendre commercialisable. En effet, la limite inférieure (en général) pour commercialiser du bois est l'équivalent d'un camions: si la parcelle ne permet pas de récolter la quantité d'un camion de bois pour un produit donné, l'exploitation n'est pas intéressante (problèmes de coûts de transport). En revanche, il est tout à fait possible de tenter des regroupements de parcelles (avec d'autres propriétaires) pour parvenir, tout de même, à effectuer une récolte rentable pour tout le monde.
Aujourd'hui, ces mesures ont parfois du mal à se mettre en place chez les propriétaires privés (cela demande une gestion très fine et très suivie). Par contre, l'Office National des Forêts fait de très gros efforts en matière de gestions forestière pour parvenir, de manière naturelle, à obtenir un certain melting-pot forestier.
par Thibault
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Tours et détours en forêt
Eh oui, les beaux jours arrivent! Vous allez donc chercher à prendre un peu l'air, et parfois, prendre l'air et voir la nature, cela signifie aller faire une virée en forêt. Cependant, la forêt a beau être un espace ouvert à tous, il est important de respecter cet espace, de manière à ce que tout le monde s'y sente bien, à commencer par les animaux qui y vivent et les gens qui y travaillent. Prenez donc quelques précautions pour vous y promener.
Choses à éviter
- Eviter d'arracher les végétaux, surtout ceux que vous ne connaissez pas : il peut s'agir d'une espèce protégée, toxique ou autre. Si vous voulez savoir de quoi il s'agit, emportez votre appareil photo et photographiez le sous tous les angles.
- Ne prélevez pas de la terre de bruyère pour vos jardinières : en agissant de la sorte, vous détériorez le sol, et modifiez le processus d'évolution de celui-ci.
- Ne coupez pas de bois et n'arrachez pas les écorces : cela peut entraîner l'implantation de maladies graves dans une parcelle, et la contagion se fait très vite en forêt. De plus, le bois ne vous appartient pas, vous n'êtes donc pas en droit de le faire. En revanche, le bois mort peut être ramassé avec l'accord du propriétaire, de même que le bois déjà coupé, les champignons et autres fruits.
- Ne vous amusez pas à grimper sur les tas de bois ou de grumes : les bois peuvent rouler et vous écraser. Des accidents mortels ont déjà eu lieu...
- Evitez la divagation des chiens. Tenez les en laisse. Vous risquez d'effrayer le gibier et certains promeneurs. De plus, un agent de l'ONF peut éventuellement vous verbaliser dans certains cas (certaines forêts sont considérées comme un espace public).
- N'allumez pas de feu en forêt : il existe des aires prévues à cet effet. Parfois des barbecues sont même construits à l'attention des promeneurs.
- N'escaladez pas un engin forestier garé en forêt : vous pourriez glisser, vous blesser, et vous seriez en tort.
- N'entrez pas sur un chantier en cours ou récent, même si les engins sont partis et le bois ramassé : dans les éclaircies, les cimes cassées lors de l'abattage peuvent rester coincées pendant plusieurs semaines dans les autres arbres et peuvent tomber sans prévenir. Cela peut engendrer des accidents très graves.
Choses à faire ou à respecter
- Respectez la signalisation forestière : en vous engageant dans une voie interdite au public, vous risquez de gêner le travail de certaines personnes. De plus, vous pouvez récolter une amende de 135 euros ...
- Emportez avec vous un petit sachet pour faire une poubelle, mais ne la laissez pas en forêt une fois pleine ! Il existe des aires avec des containers, c'est tellement plus propre !
- Petit conseil : restez silencieux. Le gibier se montre beaucoup plus facilement.
- Soyez prudents, emmenez avec vous un téléphone et une carte locale type IGN 1/25000 . Cela peut s'avérer très utile dans certains cas.
- Soyez courtois, et dites bonjour aux personnes que vous croisez.
- Si vous voulez observer des personnes ou engins forestiers au travail, montrez vous de TRES loin. Faites signe au chauffeur si vous le pouvez, et n'abordez jamais un engin par l'arrière ou les côtés, mais plutôt par l'avant, vous serez beaucoup plus visibles. Les forestiers sont souvent très content de pouvoir renseigner les promeneurs sur leur activité, surtout lorsque ces derniers respectent leur espace de travail et la sécurité. Ne vous approchez d'un engin que si l'opérateur vous y invite, c'est une question de vie ou de mort.
Dans le même registre, à savoir, les distances de sécurité : 75 mètres pour une machine d'abattage, et 25 mètres pour un porteur...
Voilà, je vous souhaite donc une bonne promenade, et faites beaucoup de photos. N'hésitez pas à les envoyer pour poser vos questions. Sylvasphere est aussi là pour vous renseigner !
par Thibault
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Tours et détours en forêt

Voici quelques possibilités et raisons pour mieux utiliser le bois dans notre vie (construction, aménagement intérieur, ameublement, vie courante ...)
- Les maisons par ossature bois ont des qualités d'isolation thermiques tout à fait satisfaisantes. Le coût de ses maisons n'est pas plus élevé. En revanche, vous réduisez l'utilisation de matériaux que l'on pourrait qualifier de non renouvelables (comparativement au bois), tels que le béton, le métal, ...
- Préférer les sols type laminés ( 92% de fibres de bois, 4% d'eau, 4% émulsion de paraffine) aux sols type lino, qui sont dérivés d'hydrocarbures (c'est un sol s'apparentant au plastique). L'isolation thermique et acoustique reste très bonne !
- Préférer le chauffage au bois plutôt qu'au fioul, pour deux raisons : tout d'abord pour une raison de pollution moindre, mais aussi pour des raisons de budget. Le montage d'une chaudière à bois est subventionné, et la matière combustible coûte nettement moins cher.
- Lors de la construction de votre prochain logement, pensez à la charpente bois au lieu de la charpente métallique : les propriétés techniques sont aussi bonnes, voire meilleures, la flexibilité de construction est accrue, et les pertes thermiques sont moindres.
- Lors du remplacement de fenêtres, volets et portes, optez plutôt pour le matériau bois. Le PVC est loin d'être écologique: dérivé plastique, recyclage coûteux. De plus, il s'agit d'un matériau qui vieilli assez mal selon moi, tandis que le bois peut toujours être rafraîchi !
- Aménager son intérieur de meubles en bois, certes, mais en bois autres qu'exotiques: l'achat de bois exotiques est la principale cause de déforestation dans le monde. Tandis qu'acheter des meubles en bois d'origine européenne par exemple fait fonctionner une économie tout en préservant la planète. Entre nous, le vieillissement du meuble est identique à celui d'un meuble exotique ...
- Favoriser l'utilisation des emballages carton et papier dans les commerces et autres. Cela évite l'utilisation de sacs plastiques.
Quand vous vous apprêtez à utiliser un objet, quel qu'il soit, dans votre vie quotidienne (crayons, ustensiles de cuisine, balai, ...) posez-vous la question suivante : est-ce que j'aurais pu utiliser un objet en bois pour le même prix et pour la même efficacité ? Vous vous rendrez alors compte que parfois, nous ne faisons pas forcément le maximum pour agir pour la planète et son environnement ...
par Thibault
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Tours et détours en forêt
"Hommes brutaux aux moeurs libres sachant se faire obéir des loups ..."
Ces préjugés sur les bûcherons ne datent pas d'aujourd'hui, mais ont perduré du Moyen Age jusqu'au XIX siècle. Voici en quelques sortes le rapport qu'avait la société avec la forêt à l'époque. C'était un lieu de sorcellerie, de refuge pour les brigands et les pauvres gens. Cependant, toujours à cette époque, cette même forêt été considérée comme capitale pour la production de bois, d'énergie pour le chauffage, mais aussi pour la récolte de vivres (champignons, gibier, fruits et baies, ...).
Puis les choses ont changée. La société a évolué. D'autres énergies ont fait leur apparition, de même que d'autres matériaux sont apparus aussi. La forêt a donc été un peu délaissée jusque dans les années 40, au moment de la guerre... La guerre, que tout le monde connaît, la Seconde Guerre Mondiale. La France a subi d'énormes dégâts. Il faut alors reconstruire, mais on prend conscience du manque de matériau pour l'avenir, notamment du bois. On entreprend donc de mettre en place un politique de reboisement à très grand échelle, par le Fond Forestier National (FFN). Alors la forêt prend un autre aspect pour la société, qui commence à la percevoir telle que nous la percevons aujourd'hui: un espace de production, certes, mais de plus en plus un espace de loisir, de quiétude, mais qui garde un côté un peu mystérieux, magique, inquiétant, sans doute du fait des légendes qui circulaient autrefois.
Aujourd'hui, je crois qu'il y a deux grandes visions de la forêt qui s'opposent complètement. Il y a la vision dite rurale, et la vision du monde citadin! Je crois que cette bipolarité de la forêt a pris tout son sens vers la fin des années 90, quand on a commencé à parler de forêt multifonctionnelle, à savoir loisir, production, écologie/protection.
Dans les milieux ruraux, la forêt reste un milieu de production, de récolte de vivre et d'énergie, puisque les choses n'ont pas tellement changé: le bois est toujours considéré comme l'une des énergies de chauffage principales, le gibier est toujours autant chassé à des fins nutritives, les champignons sont toujours récoltés de manière intensive dans un but lucratif d'une part, mais aussi pour faire des conserve pour l'année à suivre. Bref, le rapport à la forêt reste très pratique, très "utile".
En revanche, dans les zones plus urbaines, la forêt n'est plus l'indispensable producteur de bois d'avant. Les forêts feuillues sont souvent considérées comme naturelles, ce qui n'est absolument pas vrai, et les cultures résineuses sont fortement critiquées pour des raisons d'impact paysager. De plus, le rôle producteur étant quasiment effacé, les loisirs ont pris une grande place dans le rôle de ce milieu naturel: les gens viennent s'y promener le week end, s'y reposer, viennent écouter le brame du serf à l'automne, récoltent les champignons pour se faire une petite fricassée le dimanche soir dans leur appartement, ...
Par contre, l'aspect protecteur et écologique de la forêt, qui n'existait pas il y a encore 20 ans de cela, a fait son apparition, et est la cause, en grande partie, de la contestation grandissante de la sylviculture moderne, telle que nous la connaissons aujourd'hui.
Quant à l'aspect mystérieux et magique, il faut bien avouer que les populations urbaines gardent un regard assez méfiant sur les forêts denses et profondes (En moyenne, les promeneurs citadins ne s'éloignent pas de plus de 50 mètres d'un chemin ou d'une route forestière).
Ces préjugés sur les bûcherons ne datent pas d'aujourd'hui, mais ont perduré du Moyen Age jusqu'au XIX siècle. Voici en quelques sortes le rapport qu'avait la société avec la forêt à l'époque. C'était un lieu de sorcellerie, de refuge pour les brigands et les pauvres gens. Cependant, toujours à cette époque, cette même forêt été considérée comme capitale pour la production de bois, d'énergie pour le chauffage, mais aussi pour la récolte de vivres (champignons, gibier, fruits et baies, ...).
Puis les choses ont changée. La société a évolué. D'autres énergies ont fait leur apparition, de même que d'autres matériaux sont apparus aussi. La forêt a donc été un peu délaissée jusque dans les années 40, au moment de la guerre... La guerre, que tout le monde connaît, la Seconde Guerre Mondiale. La France a subi d'énormes dégâts. Il faut alors reconstruire, mais on prend conscience du manque de matériau pour l'avenir, notamment du bois. On entreprend donc de mettre en place un politique de reboisement à très grand échelle, par le Fond Forestier National (FFN). Alors la forêt prend un autre aspect pour la société, qui commence à la percevoir telle que nous la percevons aujourd'hui: un espace de production, certes, mais de plus en plus un espace de loisir, de quiétude, mais qui garde un côté un peu mystérieux, magique, inquiétant, sans doute du fait des légendes qui circulaient autrefois.
Aujourd'hui, je crois qu'il y a deux grandes visions de la forêt qui s'opposent complètement. Il y a la vision dite rurale, et la vision du monde citadin! Je crois que cette bipolarité de la forêt a pris tout son sens vers la fin des années 90, quand on a commencé à parler de forêt multifonctionnelle, à savoir loisir, production, écologie/protection.
Dans les milieux ruraux, la forêt reste un milieu de production, de récolte de vivre et d'énergie, puisque les choses n'ont pas tellement changé: le bois est toujours considéré comme l'une des énergies de chauffage principales, le gibier est toujours autant chassé à des fins nutritives, les champignons sont toujours récoltés de manière intensive dans un but lucratif d'une part, mais aussi pour faire des conserve pour l'année à suivre. Bref, le rapport à la forêt reste très pratique, très "utile".En revanche, dans les zones plus urbaines, la forêt n'est plus l'indispensable producteur de bois d'avant. Les forêts feuillues sont souvent considérées comme naturelles, ce qui n'est absolument pas vrai, et les cultures résineuses sont fortement critiquées pour des raisons d'impact paysager. De plus, le rôle producteur étant quasiment effacé, les loisirs ont pris une grande place dans le rôle de ce milieu naturel: les gens viennent s'y promener le week end, s'y reposer, viennent écouter le brame du serf à l'automne, récoltent les champignons pour se faire une petite fricassée le dimanche soir dans leur appartement, ...
Par contre, l'aspect protecteur et écologique de la forêt, qui n'existait pas il y a encore 20 ans de cela, a fait son apparition, et est la cause, en grande partie, de la contestation grandissante de la sylviculture moderne, telle que nous la connaissons aujourd'hui.
Quant à l'aspect mystérieux et magique, il faut bien avouer que les populations urbaines gardent un regard assez méfiant sur les forêts denses et profondes (En moyenne, les promeneurs citadins ne s'éloignent pas de plus de 50 mètres d'un chemin ou d'une route forestière).
par Thibault
publié dans :
Tours et détours en forêt








