Texte Libre

Bonjour et bienvenue sur Sylvasphere. Je vous propose de découvrir sur ce blog la filière forestière sous tous les angles: métiers, explication de la gestion des forêts, pensées personnelles, blogs, ...
N'hésitez pas à commenter, poser vos questions, proposer vos débats, exposer vos critiques, ... et tant de choses encore! Sylvasphere est un blog qui se veut ouvert d'esprit!

Je me permets de renouveler une petite consigne de sécurité pour l'été: je sais que beaucoup d'entre vous souhaitent passer leurs vacances "au vert". Parfois, lors de ballades, vous rencontrerez des piles de bois au bord des chemins, sur des routes, ...
Ne laissez surtout pas vos enfants monter sur ces piles! Cela peut être très dangereux, voire mortel!
- Certains serpents les apprécient particulièrement pour se reposer;
- Les billons coupés en saison "verte" (printemps et été) sont très glissants;
- Les piles ne sont pas toujours très stables, et elles risquent de vous tomber dessus;
- Certains billons peuvent rouler sur la pile et bloquer les jambes de vos enfants.
Rappelez vous bien qu'en cas d'accident matériel ou corporel, vous avez 90% de chances d'être déclarés en tort par les assurances... Une pile de bois peut être considérée comme un chantier forestier à part entière.
Vous pourrez trouver davantage de conseils pour vos agréables promenades en forêt cet été dans la Charte du promeneur...
par Thibault
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Tours et détours en forêt
Savez vous qu'il est possible de retracer l'histoire forestière d'une région à partir de l'étude des noms de villages? En effet, bien souvent, les lieux que nous habitons portent souvent des noms ayant rapport avec le bois. Parfois, la racine du nom est sans équivoque: La boulaie, Le Coudray, Castanet sont des noms de villages témoignant parfaitement de leur passé. On arrive aisément à savoir quelles essences peuplaient alors ces lieux.Parfois, les noms sont beaucoup moins faciles à analyser. Mais avec un peu de recherche, on peut quand même connaître leur origine. Par exemple, le lieu dit La Bouesse (mon lieu dit d'origine), indique que ce lieu était occupé, en grande partie, par du buis. Ce village, en l'occurrence, porte ce nom depuis des siècles, mais il y a encore deux ou trois ans on pouvait y trouver des buis d'une taille remarquable (certains atteignaient les 7,5 m de haut). Seulement, l'activité humaine a fait que ces spécimens ont disparus. D'autres villages, tels que La Bussière ou La Bessière ont des noms qui indiquent exactement la même chose.
Autre exemple, Les Issarts, ou Les Essarts indiquent que ce sont des zones où autrefois il y a eu des défrichements forestiers importants. Autre indication, ces villages sont bien souvent au pourtour des villes principales, car à l'époque, on défrichait autour des cités pour agrandir l'espace des hommes.
Tant d'autres villages portent des noms évoquant le milieu forestier, mais je ne pense pas qu'une longue liste de noms de villages soit très utile ici...
Alors dites moi où vous habitez, et peut être pourrais-je vous dire quelle est l'histoire forestière de votre village ?
par Thibault
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Tours et détours en forêt
En France, il existe un peu plus de 10 millions d'hectares de forêts privées pour 3 495 000 propriétaires, ce qui nous donne une moyenne de 2,9 hectares par propriétaire. Ce chiffre ne vous dit peut être rien, mais pour un professionnel, il est dérisoire, d'autant plus lorsque l'on sait que dans certaines régions, nombreux sont les propriétaires à ne pas posséder plus d'un hectare.
La conséquence directe est la suivante: comment est-il possible d'appliquer une gestion efficace à de telles propriétés. Les travaux sylvicoles sont intéressant à partir du moment où la surface est assez grande pour rentabiliser les travaux.
Il existerait pourtant un moyen très efficace pour éviter ce problème: il s'agit de l'entente et du regroupement en vue des travaux sylvicoles. Quand j'évoque ce principe, j'exclue les Organismes de Gestion et d'Exploitation en Commun (coopératives par exemple), ainsi que toutes les formes de Groupements Forestiers, systèmes à statuts légaux dans lesquels les petits propriétaires privés n'ont pas forcément leur place.
A mon sens, ce système devrait être basé sur le principe suivant: un propriétaire souhaite réaliser des travaux dans ses parcelles, mais celles-ci ne sont pas d'une taille intéressante pour attirer un entrepreneur. Il lui faut donc trouver d'autres propriétaires sur le secteur susceptibles d'être intéressés eux mêmes par les services de l'entrepreneur. Il devrait exister deux moyens de créer une circulation de l'information: par un affichage en mairie, mais là, le problème se situe dans les plages d'ouvertures des mairies qui sont souvent restreintes, et autant dire que peu de monde va à la mairie pour se tenir au courant des affichages officiels. Le second moyen devrait succéder à un affichage officiel par la communication via un courrier aux propriétaires de la commune. Sans doute pourrait-on trouver d'autres solutions...
Pourquoi cela ne se fait pas en France
Nous sommes dans un pays où la confiance n'est pas de mise. Les gens ont beaucoup de mal à se regrouper par peur d'une tromperie de la part de leur voisin, ou par peur d'un vol en faveur des entrepreneurs. Pourtant, tout le monde y trouverait son compte: les propriétaires auraient des bois bien mieux mis en valeur et les entrepreneurs ne se déplaceraient pas, parfois, pour une demi-journée de travail (comme cela m'arrive parfois).
Sans doute arriverons nous à mettre en place un jour ce type d'entente dans notre pays, mais il faudra beaucoup de temps...
La conséquence directe est la suivante: comment est-il possible d'appliquer une gestion efficace à de telles propriétés. Les travaux sylvicoles sont intéressant à partir du moment où la surface est assez grande pour rentabiliser les travaux.
Il existerait pourtant un moyen très efficace pour éviter ce problème: il s'agit de l'entente et du regroupement en vue des travaux sylvicoles. Quand j'évoque ce principe, j'exclue les Organismes de Gestion et d'Exploitation en Commun (coopératives par exemple), ainsi que toutes les formes de Groupements Forestiers, systèmes à statuts légaux dans lesquels les petits propriétaires privés n'ont pas forcément leur place.
A mon sens, ce système devrait être basé sur le principe suivant: un propriétaire souhaite réaliser des travaux dans ses parcelles, mais celles-ci ne sont pas d'une taille intéressante pour attirer un entrepreneur. Il lui faut donc trouver d'autres propriétaires sur le secteur susceptibles d'être intéressés eux mêmes par les services de l'entrepreneur. Il devrait exister deux moyens de créer une circulation de l'information: par un affichage en mairie, mais là, le problème se situe dans les plages d'ouvertures des mairies qui sont souvent restreintes, et autant dire que peu de monde va à la mairie pour se tenir au courant des affichages officiels. Le second moyen devrait succéder à un affichage officiel par la communication via un courrier aux propriétaires de la commune. Sans doute pourrait-on trouver d'autres solutions...
Pourquoi cela ne se fait pas en France
Nous sommes dans un pays où la confiance n'est pas de mise. Les gens ont beaucoup de mal à se regrouper par peur d'une tromperie de la part de leur voisin, ou par peur d'un vol en faveur des entrepreneurs. Pourtant, tout le monde y trouverait son compte: les propriétaires auraient des bois bien mieux mis en valeur et les entrepreneurs ne se déplaceraient pas, parfois, pour une demi-journée de travail (comme cela m'arrive parfois).
Sans doute arriverons nous à mettre en place un jour ce type d'entente dans notre pays, mais il faudra beaucoup de temps...
par Thibault
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A méditer ...
J'ai découvert une nouvelle fleur lors de ma dernière promenade en forêt. Je vous l'avais déjà montré dans cet article en pensant qu'il s
'agissait d'une plante insectivore. En fait c'était une erreur. Il s'agit d'une Lathrée clandestine (Lathrea clandestina) de la famille des Scrophulariacées.
Elle est dépourvue de tige, et est sans chlorophylle. Chose étonnante car de ce fait, aucune photosynthèse n'a lieu. Alors comment fait-elle pour vivre? En fait, il s'agit d'une plante parasite des autres arbres et arbustes (Aulnes, peupliers, saules, ...), d'où mon titre... Elle possède des suçoirs lui permettant de capter sa nourriture dans les arbres voisins.
Où trouver cette fleur?
Vous pourrez la trouver dans l'Ouest et le Sud-Ouest de la France. En revanche, elle semble inexistante ailleurs.
Elle est souvent en sous-bois, en bord de berges de ruisseaux, dans des combes, alluvions, talwegs, dans des milieux frais donc. L'absence de chlorophylle lui permet de vivre dans des endroits où la lumière n'est pas très présente.
Particularité?
L'ami qui m'a mis sur la bonne piste (Francis Bonnet, technicien opérationnel à l'ONF du Tarn) m'a indiqué que la présence de cette fleur est le signe de l'apparition de morilles au même endroit au mois de mars l'année suivante... Je vous tiendrai au courant!
'agissait d'une plante insectivore. En fait c'était une erreur. Il s'agit d'une Lathrée clandestine (Lathrea clandestina) de la famille des Scrophulariacées. Elle est dépourvue de tige, et est sans chlorophylle. Chose étonnante car de ce fait, aucune photosynthèse n'a lieu. Alors comment fait-elle pour vivre? En fait, il s'agit d'une plante parasite des autres arbres et arbustes (Aulnes, peupliers, saules, ...), d'où mon titre... Elle possède des suçoirs lui permettant de capter sa nourriture dans les arbres voisins.
Où trouver cette fleur?
Vous pourrez la trouver dans l'Ouest et le Sud-Ouest de la France. En revanche, elle semble inexistante ailleurs.
Elle est souvent en sous-bois, en bord de berges de ruisseaux, dans des combes, alluvions, talwegs, dans des milieux frais donc. L'absence de chlorophylle lui permet de vivre dans des endroits où la lumière n'est pas très présente.
Particularité?
L'ami qui m'a mis sur la bonne piste (Francis Bonnet, technicien opérationnel à l'ONF du Tarn) m'a indiqué que la présence de cette fleur est le signe de l'apparition de morilles au même endroit au mois de mars l'année suivante... Je vous tiendrai au courant!
par Thibault
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Tours et détours en forêt
Sylvasphere est née il y a six mois, vous vous souvenez ? Enfin presque, c'était le 14 janvier. Je pense que le moment est donc venu pour moi de faire un premier bilan de cette période passée sur la blogosphere: mon combat mené, les points positifs, ce que j'en pense, les objectifs à venir.
De mon combat initial à une Sylvasphere plus profonde
Au départ, j'avais créé Sylvasphere pour répondre à un certain nombre de préjugés sur les forestiers et la forêt en général. J'étais parti sur un concept de blog explicatif, permettant à tous de mieux comprendre la filière forêt-bois. J'ai très vite compris que ça ne suffisait pas: décrire, c'est bien, mais se poser des questions, c'est mieux. Travailler sur Sylvasphere m'a permis de me poser énormément de questions: sur la filière, son fonctionnement, mon propre travail dans les bois, ce qui pourrait être amélioré par exemple.
Cette tournure prise par le blog m'a permis d'attirer un public relativement large. Avec près de 900 lecteurs par semaine, j'estime que Sylvasphere commence à fonctionner de manière correcte et qu'elle remplit ses objectifs (bien que j'espère aller beaucoup plus loin!). Aujourd'hui, je suis très heureux d'être lu aussi bien par des amateurs d'espaces naturels curieux de savoir comment nous fonctionnons que par des professionnels du bois et de la forêt relativement reconnus. Cela veut dire, pour moi, que mes réflexions peuvent être partagées.
Sylvasphere: une expérience très positive sur un plan personnel
Ce blog m'a beaucoup apporté ces six derniers mois. Au départ séduit par la facilité de rédaction de ce type de support, j'ai très vite compris que le concept du blog pouvait m'apporter une ouverture d'esprit sur le bois que j'aurais eu du mal à avoir de manière aussi claire dans mon environnement professionnel.
Travailler sur ce projet m'a permis de changer mes méthodes de travail, de les analyser, de porter un regard différent sur le milieu qui m'entoure (arriver à comprendre pourquoi tel acteur de la filière ne fait pas comme moi je l'aurais fait, ce qui est bien ou non dans ce qui est réalisé autour de moi). Cela m'a aussi permis de chercher des nouvelles manières de travailler, pour être plus propre, plus efficace, ...
Sylvasphere m'a enrichi du point de vue relationnel: j'ai eu l'occasion de prendre contact avec un certain nombre de professionnels de la filière que je n'aurais jamais connu en dehors de ce cadre.
En revanche, ce blog ne m'a rien apporté sur le plan de ma carrière personnelle, tout du moins au sein de mon entreprise: j'ai toujours voulu garder cet espace de discussion et d'échange en dehors de l'entreprise dans laquelle je travaille pour les raisons suivantes: je refuse que ce blog devienne un espace de revendications privées ou de règlements de comptes.
Et pour les mois à venir...
D'une part, je souhaite continuer dans la lignée que Sylvasphere a pris, c'est à dire dans l'explication et l'analyse de ma filière professionnelle, et d'autre part, j'aimerais faire évoluer cet espace en créant un véritable lieu om vous pourrez trouver des informations un peu nouvelles.
J'ai aussi compris que décrire un milieu naturel et la manière de l'utiliser ne suffisait plus. Vous pourrez donc trouver d'ici quelques temps des informations sur la transformation du bois, ses dérivés, etc...
Me concernant plus personnellement, je souhaiterais que ce blog me permette aussi de me faire connaître plus facilement par les professionnels de la filière forêt-bois. Vous trouverez d'ailleurs ici mon parcours, et vous pourrez me contactez ici.
Enfin, je tiens à vous dire que les prochains mois risquent d'être plus calmes: j'avais été arrêté pour un accident il y a trois mois, et je reprends mon activité professionnelle dans une semaine (chouette, ça commençait à être très très très long!!).
Si, par hasard, vous souhaitiez voir certains sujets traités, me faire parvenir des photos, me transmettre des informations intéressantes, ou toute autre choses, n'hésitez surtout pas à me contacter par mail. Vous trouverez aussi un bouton de contact en haut de la page d'accueil.
De mon combat initial à une Sylvasphere plus profondeAu départ, j'avais créé Sylvasphere pour répondre à un certain nombre de préjugés sur les forestiers et la forêt en général. J'étais parti sur un concept de blog explicatif, permettant à tous de mieux comprendre la filière forêt-bois. J'ai très vite compris que ça ne suffisait pas: décrire, c'est bien, mais se poser des questions, c'est mieux. Travailler sur Sylvasphere m'a permis de me poser énormément de questions: sur la filière, son fonctionnement, mon propre travail dans les bois, ce qui pourrait être amélioré par exemple.
Cette tournure prise par le blog m'a permis d'attirer un public relativement large. Avec près de 900 lecteurs par semaine, j'estime que Sylvasphere commence à fonctionner de manière correcte et qu'elle remplit ses objectifs (bien que j'espère aller beaucoup plus loin!). Aujourd'hui, je suis très heureux d'être lu aussi bien par des amateurs d'espaces naturels curieux de savoir comment nous fonctionnons que par des professionnels du bois et de la forêt relativement reconnus. Cela veut dire, pour moi, que mes réflexions peuvent être partagées.
Sylvasphere: une expérience très positive sur un plan personnel
Ce blog m'a beaucoup apporté ces six derniers mois. Au départ séduit par la facilité de rédaction de ce type de support, j'ai très vite compris que le concept du blog pouvait m'apporter une ouverture d'esprit sur le bois que j'aurais eu du mal à avoir de manière aussi claire dans mon environnement professionnel.
Travailler sur ce projet m'a permis de changer mes méthodes de travail, de les analyser, de porter un regard différent sur le milieu qui m'entoure (arriver à comprendre pourquoi tel acteur de la filière ne fait pas comme moi je l'aurais fait, ce qui est bien ou non dans ce qui est réalisé autour de moi). Cela m'a aussi permis de chercher des nouvelles manières de travailler, pour être plus propre, plus efficace, ...
Sylvasphere m'a enrichi du point de vue relationnel: j'ai eu l'occasion de prendre contact avec un certain nombre de professionnels de la filière que je n'aurais jamais connu en dehors de ce cadre.
En revanche, ce blog ne m'a rien apporté sur le plan de ma carrière personnelle, tout du moins au sein de mon entreprise: j'ai toujours voulu garder cet espace de discussion et d'échange en dehors de l'entreprise dans laquelle je travaille pour les raisons suivantes: je refuse que ce blog devienne un espace de revendications privées ou de règlements de comptes.
Et pour les mois à venir...
D'une part, je souhaite continuer dans la lignée que Sylvasphere a pris, c'est à dire dans l'explication et l'analyse de ma filière professionnelle, et d'autre part, j'aimerais faire évoluer cet espace en créant un véritable lieu om vous pourrez trouver des informations un peu nouvelles.
J'ai aussi compris que décrire un milieu naturel et la manière de l'utiliser ne suffisait plus. Vous pourrez donc trouver d'ici quelques temps des informations sur la transformation du bois, ses dérivés, etc...
Me concernant plus personnellement, je souhaiterais que ce blog me permette aussi de me faire connaître plus facilement par les professionnels de la filière forêt-bois. Vous trouverez d'ailleurs ici mon parcours, et vous pourrez me contactez ici.
Enfin, je tiens à vous dire que les prochains mois risquent d'être plus calmes: j'avais été arrêté pour un accident il y a trois mois, et je reprends mon activité professionnelle dans une semaine (chouette, ça commençait à être très très très long!!).
Si, par hasard, vous souhaitiez voir certains sujets traités, me faire parvenir des photos, me transmettre des informations intéressantes, ou toute autre choses, n'hésitez surtout pas à me contacter par mail. Vous trouverez aussi un bouton de contact en haut de la page d'accueil.
par Thibault
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