Mardi 15 mai 2007
Je ne sais pas si vous vous êtes procuré l'ouvrage Les Forestiers comme je vous l'avais conseillé il y a déjà quelques mois, dans lequel on découvre des métiers aujourd'hui disparus.Eh bien figurez vous que j'ai un ami assez proche dont le père exerçait en son temps un métier similaire au mien, bûcheron. Alors, évidemment, pas de la même manière : lui travaillait manuellement, et moi je conduis une machine imposante. Et parfois, nous aimons discuter de nos métiers respectifs, que nous respectons tous deux (lui vient parfois faire un tour de manège dans ma machine), et il est assez étonnant d'établir une comparaison entre son temps et le mien.
Lui a commencé à travailler au passe-partout, cette longue scie pour laquelle il fallait être deux pour s'en servir. Il abattait les arbres, les sortait lui-même du bois, les acheminait à la scierie, aidait au sciage, et participait même à la mise en oeuvre des bois qu'il avait exploité! Un homme parcourait donc toute la filière, mais celle-ci n'était pas la même qu'aujourd'hui:
Elle était d'abord locale: les bois mis en oeuvre ne venait pas souvent de très loin, c'est à dire du village à côté ou d'un canton voisin, tandis qu'aujourd'hui, les bois que je coupe partent en Espagne, ou dans les Pyrénées, et parfois dans les départements voisins.
Les demandes n'étaient pas du tout les même: alors que nous connaissons actuellement des dimensions standardisées, avec des demandes en grandes quantités, lui faisait surtout du sur-mesure. Un arbre était abattu pour une utilisation très particulière. Il était taillé sur mesure, et parfois scié grossièrement. D'ailleurs, pour certaines demandes, il y avait une longue attente, faute de trouver le bon arbre...
Le travail d'équipe faisait partie du quotidien: la solitude en forêt n'existait presque pas, alors qu'aujourd'hui je travaille rarement en compagnie d'un collègue. Je rentre dans le bois le matin à 6h30, j'en ressort à midi pour aller manger, je reviens à 14h pour repartir à 17h30 sans avoir vu personne!
Ne parlons pas des rendements! Et à toutes les étapes! Aujourd'hui, une machine d'abattage peut remplacer jusqu'à 20 bûcherons!
Un ouvrier savait tout faire ou à peu près: comme je vous l'ai dit, le père de cet ami savait tout faire de l'abattage à la mise en oeuvre. Aujourd'hui, je ne sais faire que l'abattage, et aussi un peu de débardage par ma formation, mais quand j'ai besoin d'un coup de main pour faire quelque chose de précis, je sais qui aller vois, croyez moi.
Tout ceci pour dire que les métiers évoluent très vite, mais que le respect existe quand même entre les "anciens", et nous: nous échangeons beaucoup tous les deux, parfois pendant des heures et avec amour de nos métiers, et chacun éprouve une certaine admiration pour l'autre: moi j'admire sa polyvalence et sa capacité à exercer des travaux aussi durs et pénibles, et lui admire la dextérité que nous avons parfois avec nos engins, et la propreté de notre travail.
Et vous, avez vous déjà rencontrer des "anciens" de vos métiers? Comment cela s'est il passé?
par Thibault
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A méditer ...
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Dans les opérations d'éclaircie, les parallélogrammes sont intéressants pour des bois imposants (au delà de 0,8 m). Dans le cas contraire, les mouvements à effectuer pour aller chercher un arbre dans une ligne voisine sont trop nombreux, augmentant ainsi les risques de blesser un arbre (rappelons qu'un machine circule entre deux lignes et prélève les bois sur une largeur de 4 à 6 lignes, y compris en éclaircie). 
sa cabine. Le principe est simple, mais demande de réelles adaptations aux châssis de machines : la cabine suit les mouvements de la tête d'abattage, et reste à niveau, dans les pentes et dévers. Aujourd'hui, John Deere Propose la correction intégrale (comme Valmet) en option sur ses machines. Quant à Ponsse, ils ont opté pour une correction en dévers uniquement. 


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