Texte Libre


Bonjour et bienvenue sur Sylvasphere. Je vous propose de découvrir sur ce blog la filière forestière sous tous les angles: métiers, explication de la gestion des forêts, pensées personnelles, blogs, ...

N'hésitez pas à commenter, poser vos questions, proposer vos débats, exposer vos critiques, ... et tant de choses encore! Sylvasphere est un blog qui se veut ouvert d'esprit!
Samedi 30 juin 2007
J'avais écrit un billet la semaine dernière pour vous faire part de deux offres d'emploi dans la société Marliac SARL.

J'ai appris hier midi que les deux postes ont trouvé preneurs dans la semaine.

Surtout, si vous aussi vous souhaitez proposer vos propres offres d'emplois, n'hésitez surtout pas!
par Thibault publié dans : Sylva-Job
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Vendredi 29 juin 2007

Les facettes du technicien forestier sont multiples. Nous l'avions d'ailleurs déjà évoqué dans un article sur ce métier (Voir ici). Contrairement à ce que les écoles laissent entendre, être bon technicien forestier ne signifie pas avoir beaucoup de connaissances. Pour preuve, les meilleurs que je côtoie au niveau de mon travail sont pour la plupart d'anciens bûcherons, ou ouvriers forestiers qui ont une vision précise du terrain.


D'après moi, trois aspects sont absolument indispensables à un technicien pour être compétent.

L'ouverture d'esprit: elle permet d'évaluer les différentes solutions se présentant pour résoudre un problème, qu'il soit sylvicole, sanitaire, lié à une vente de bois ou à une coupe... De plus, cet aspect permet de mieux prendre en compte les difficultés rencontrées pas les équipes de terrain lors de travaux sylvicoles (exploitation, dégagements, ...)

L'aspect relationnel: il est déterminant pour la réussite des transactions forestières, l'organisation des coupes, ... Comme on dit pour les gens qui commandent une équipe: "le respect ne s'impose pas, il se gagne."

L'évaluation du terrain: bien souvent les techniciens exigent des personnes exploitant les coupes des figures de style avec les engins dignes du Cirque Gruss. Un technicien qui réalise une bonne étude des difficultés se présentant sur une parcelle ou évaluant correctement les difficultés du relief va pouvoir orienter de manière efficace les équipe sur les coupes permettant un travail efficace et de qualité.


Si j'ai mis l'accent sur ces trois points en particulier, c'est que je trouve que ce sont vraiment les bases indispensables pour qu'un technicien arrive à faire un travail de qualité et arrive à acquérir une bonne réputation auprès des propriétaires forestiers. J'ai eu l'occasion de voir à l'oeuvre des jeunes gestionnaires sortant tout juste de l'école sur des coupes, et en général, j'ai pu observer une mauvaise ambiance liée à un attitude un peu hautaine du donneur d'ordre novice souhaitant s'imposer en maître auprès de vieux routards, mais aussi des pertes de temps énormes liées à une mauvaise orientation du travail sur les coupes de grande taille.

Alors pour les jeunes techniciens qui vont faire leurs premiers pas dans le métier dans les mois à venir (eh oui, on est à la période de sortie des écoles), je voudrais leur conseiller ceci: écoutez ce que vous proposent les équipes qui ont du métier, et vous apprendrez très vite de nouvelles méthodes efficaces. Comme m'a dit un ami il y a deux jours: "avoir le BTS donne juste le droit d'apprendre son métier..."
par Thibault publié dans : Métiers de passions
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Lundi 25 juin 2007
C'est la réflexion que je me suis fait lors d'une balade dans un bois à quelques kilomètres de chez moi...

Sylvasphere est un blog souhaitant informer sur le milieu du bois, mais veut aussi porter un regard objectif sur la filière et dénoncer ce qui nuit à nos professions.

Il y a quelques temps des forestiers procédaient à une coupe blanc sur une parcelle. Ces travailleurs m'étant inconnus, j'avais décidé d'aller les voir pour faire un peu connaissance. Je fus très déçu. J'ai découvert des gens ne pensant qu'au produit qu'ils étaient en train de récolter, ne se souciant que trop peu du milieu naturel dans lequel ils évoluent. Le premier contact s'est arrêté là.

Il y a une semaine, j'avais une heure ou deux à perdre. J'ai donc décidé de retourner sur cette coupe voir un peu dans quel état de propreté ces pseudo-forestiers avaient laissé la coupe. C'est un désastre. Nous ne devrions plus voir ça. Ce sont des méthodes d'un autre âge qui ont été utilisées : bidons vides laissés au beau milieu de la coupe, morceaux de câbles, pots d'échappements cassés, et autres déchets que l'on pourrait qualifier de classique sur un chantier, à la différence près que chez nous, nous les ramassons tous (voir mon article sur la démarche qualité).

J'ai d'ailleurs fait une journée de mécanique avec les mécaniciens de la marque de ma machine (Ponsse), et je les ai senti étonnés de mon souci de laisser les lieux propres (bouts de plastique, huile, fioul, ...). J'estime que cette façon de faire donne une sorte de carte de visite de l'entreprise qui est passée.

Il y a bien des années que plus aucun forestier ne fait ses vidanges dans la terre, laisse ses câbles dans la coupe, ses bidons... et pourtant... ceux là l'ont fait. Comment faire en sorte que cela ne se reproduise plus? Comment inciter ces entreprises à être propres? Pourquoi leur laisser le droit de continuer à exploiter alors qu'elles ne prêtent aucune attention à ce qui les entoure? Franchement, quand je me promène sur cette coupe, j'ai vraiment l'impression de faire une balade au milieu des tranchées de Verdun... C'est intolérable de voir que quelques forestiers de ce genre arrivent à ternir l'image de toute une filière!
par Thibault publié dans : Tours et détours en forêt
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Samedi 23 juin 2007
Je me permets d'écrire un petit billet pour vous expliquer les raisons imaginables conduisant à l'onglet de contact de Sylvasphere que vous pourrez retrouver dans le message d'accueil du blog.

    - Me poser des questions d'ordre technique ne cadrant pas avec le thème de l'un des articles;
    - M'adresser un petit coucou si vous me connaissez (Sylvasphere m'a déjà permis de retrouver des amis!);
    - Me faire parvenir une information intéressante;
    - Me laisser des offres d'emploi dont vous êtes sûrs de leur caractère sérieux (éviter les employeurs douteux, les plans un peu caduques, ...)
    - Me proposer des idées d'articles sur des associations, des entreprises atypiques, ....



Sylvasphere est un espace d'information, mais est aussi un réseau permettant de relier les professionnels et les amateurs. Le bouton "contact" est donc là pour vous incitez à participer à ce réseau. Alors n'hésitez surtout pas, proposez et contactez!
par Thibault publié dans : Sylvasphere - A propos
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Jeudi 21 juin 2007

Cette semaine est assez difficile pour moi, car je suis en panne depuis lundi... Cela m'a fait penser à quelque chose: la filière bois permet à de nombreux emplois d'exister. Certains dépendent directement du bois (les gestionnaires, les entrepreneurs, ...), et d'autres sont des emplois dépendant directement de la filière, mais ne travaillent pas directement sur la transformation du matériau. Parmi ceux-là, il y a la profession de mécanicien forestier. Ce sont des gens qui travaillent dans l'ombre en quelques sortes, mais sans eux personne ne pourrait récolter du bois. Il s'agit d'un métier passionnant, mais pourtant il existe un manque de main d'oeuvre terrible.


Je vais essayer en quelques lignes de vous expliquer en quoi consiste ce métier.

    - De grosses compétences en mécanique: c'est la base du travail évidemment. Il faut beaucoup d'organisation, beaucoup de patience;
    - Des compétences en électricité et électronique: les engins forestiers fonctionnent avec une bonne dose d'électronique et d'électricité;
    - Des connaissances solides en mécanique hydraulique: la base du fonctionnement des engins forestiers;
    - Des connaissances en informatique: que ce soit les porteurs ou les machines d'abattage, l'informatique embarqué compose la base de tous les éléments des engins;
    - Accepter de se déplacer un peu partout dans la France: le marché des machines forestière est assez petit. Par conséquent, il n'y a pas énormément de concessionnaires, mais en revanche, ces engins sont présents dans à peu près toute la France. Par conséquent, lors de dépannages en urgence, il faut pouvoir être mobile (par exemple, demain, des mécaniciens de Haute Vienne viennent me dépanner dans l'Hérault).


Il s'agit donc d'un métier très difficile, mais intéressant par la diversité du matériel rencontré et par sa complexité. Chaque panne est différente, et certaines peuvent prendre des jours à localiser! Alors si vous sentez que vous êtes fait pour ce domaine, n'hésitez surtout pas! Il y a énormément de places à prendre.
par Thibault publié dans : Métiers de passions
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